Vettel : J'ai "déçu l'équipe" à Bakou

Revenant sur l'épisode du Grand Prix d'Azerbaïdjan, Sebastian Vettel a exprimé ses regrets les plus explicites à ce jour au sujet de l'incident qui l'a opposé à Lewis Hamilton à Bakou.

Les deux candidats au titre étaient à la lutte pour la victoire lorsque, sous le régime de la voiture de sécurité, Sebastian Vettel a cru que Lewis Hamilton avait tenté de tester ses réflexes avec un freinage brusque.

Le pilote Ferrari s'est vengé en se portant à la hauteur de la Mercedes avant de lui asséner un coup de roue, ce qui lui a valu un stop-and-go de dix secondes avant une enquête plus approfondie de la FIA, qui a décidé de ne pas le sanctionner davantage. Il s'est finalement classé quatrième de la course, juste devant Hamilton, dont l'appuie-tête s'est détaché de façon inopportune.

Lorsque Motorsport.com lui demande dans un entretien exclusif s'il était plus abattu après Bakou ou Singapour, où il a été impliqué dans le carambolage du premier virage, Vettel répond : "Je pense que Bakou était pire, car j'ai eu le sentiment d'avoir déçu l'équipe : quelque chose que j'ai fait nous a coûté une victoire potentielle."

"Singapour, honnêtement, pour moi, c'est la course et ça arrive. Bien sûr, c'est très malheureux, mais je ne sais pas combien d'accidents au départ il y a eu par le passé et combien il y en aura à l'avenir. Si on se retrouve pris dans l'un d'entre eux, c'est toujours dommage, forcément."

"Est-ce arrivé au bon moment ? Non. Y a-t-il jamais un bon moment pour que ça arrive ? Probablement pas. Donc peu importe. C'est arrivé. Nous ne pouvons pas le contrôler. Nous devons nous concentrer sur ce que nous avons à notre disposition et sur ce que nous pouvons contrôler."

Räikkönen, son meilleur coéquipier

Vettel évoque également son rapport avec ses trois derniers coéquipiers, à savoir Mark Webber et Daniel Ricciardo chez Red Bull, puis Kimi Räikkönen chez Ferrari, quand nous le questionnons sur ses inclinations. L'Allemand semble apprécier sa relation de travail avec le Champion du monde 2007, alors que ses liens avec Webber étaient beaucoup plus tendus.

"On peut avoir une préférence, mais ce n'est pas au pilote de décider", estime Vettel. "Et je ne pense pas que ça devrait l'être. Donc peu importe. Bien sûr, c'est beaucoup plus facile si on travaille avec quelqu'un dont on ressent le respect. Et on sait à quel point les gens ont tendance à rendre les choses bien plus compliquées qu'elles ne le sont, surtout en Formule 1, donc c'est bien si on peut travailler avec quelqu'un avec qui il n'y a pas de politique, de confusion, ni rien."

"À cet égard, Kimi est sûrement le meilleur coéquipier que j'aie jamais eu. Il va droit au but, mais je m'entendais très bien avec Daniel aussi. Avec Mark, nous avons eu nos différences. Je dois dire que nous étions de générations différentes, donc nous n'étions probablement pas si proches dès le début. Mais c'est comme ça."

Propos recueillis par Roberto Chinchero

 
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