Vettel : Face à Ricciardo, "j'ai appris à canaliser ma colère"

Sebastian Vettel revient sur une année 2014 particulièrement difficile pour lui, qui s'est toutefois avérée formatrice d'après l'intéressé.

Vettel : Face à Ricciardo, "j'ai appris à canaliser ma colère"

Au début de la saison 2014 de Formule 1, Sebastian Vettel était sur le toit du monde. Le pilote Red Bull venait de remporter quatre titres mondiaux consécutifs et comptait déjà pas moins de 39 victoires en Grand Prix à l'âge de 26 ans. L'avènement de la réglementation technique des moteurs turbo hybrides allait toutefois changer la donne, Red Bull souffrant alors d'une unité de puissance Renault qui n'était pas au niveau de celle de Mercedes.

Surtout, Vettel s'est d'emblée retrouvé en difficulté face à son nouveau coéquipier, Daniel Ricciardo ayant remplacé son compatriote Mark Webber. Après avoir perdu un podium à domicile dès le premier Grand Prix en raison d'un débit de carburant trop élevé, le jeune Australien a décroché ses trois premières victoires cette année-là, quand son aîné a vécu une campagne vierge de tout succès en se contentant de quatre maigres podiums.

"Daniel a fait une année géniale en 2014, et peut-être que j'étais trop contrarié de ne pas être dans la même position qu'en 2013", analyse Vettel dans le podcast Beyond The Grid. "C'était une génération de voitures différente. Mais la vérité est qu'il a été nettement plus performant que moi lors d'un certain nombre de courses, et j'étais à court de solutions. Ces moments ne sont pas très joyeux, mais j'ai probablement appris à canaliser ma colère et ma contrariété, à les transformer en positif."

À l'issue de cette campagne 2014 difficile, Vettel s'était dirigé vers la Scuderia Ferrari, où il a joué le titre à deux reprises en 2017 et 2018 mais a été battu par la Mercedes de Lewis Hamilton dans les deux cas. Il y a par ailleurs connu un scénario similaire à celui de Red Bull, avec de nombreuses années de domination nette face à un vétéran (Mark Webber chez Red Bull, Kimi Räikkönen chez Ferrari) avant qu'un jeune loup ne prenne le pouvoir (Daniel Ricciardo à Milton Keynes, puis Charles Leclerc à Maranello).

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