Vettel et son style de pilotage "bien moins extrême" que Pérez

Aston Martin tient à tordre le cou à la réputation qu'a Sebastian Vettel d'avoir besoin d'un train arrière très stable pour être performant.

Vettel et son style de pilotage "bien moins extrême" que Pérez

Sebastian Vettel relève cette saison un nouveau défi chez Aston Martin (ex-Racing Point) après six saisons à la Scuderia Ferrari, la dernière s'étant particulièrement mal passée pour le quadruple Champion du monde puisqu'il n'a marqué que 33 points sur l'ensemble de l'année, soit seulement un tiers du total de son coéquipier Charles Leclerc.

Vettel a la réputation d'avoir besoin d'une monoplace au train arrière stable pour être performant, mais cette réputation est-elle avérée ? D'après Andrew Green, directeur technique d'Aston Martin, le style de pilotage de l'Allemand va poser moins de problèmes aux ingénieurs que celui de son prédécesseur, Sergio Pérez.

Lire aussi :

"Certes, Seb a son propre style de pilotage, mais il n'est pas différent des styles de pilotage que nous avons vus chez d'autres pilotes", estime Green. "Je dirais même qu'il n'est pas aussi extrême que celui du pilote qu'il remplace ; ce dernier avait un style de pilotage très extrême qu'il était très difficile d'exploiter au mieux sur tous les circuits. Il brillait sur certaines pistes mais pas sur d'autres. Je pense que le style de Seb est bien moins extrême. Et nous avons les outils pour régler la voiture afin qu'elle lui convienne et la capacité à le faire, c'est certain. Nous travaillons là-dessus depuis un mois sur le simulateur. Et il a l'air très content de la direction que nous empruntons. Bref, aucun problème."

Vettel, lui, en a manifestement assez que cette réputation le suive : "Toute cette histoire de train arrière va trop loin. Si vous regardez les voitures que j'avais quand j'étais à l'école Red Bull, ou au début de mon passage chez Ferrari, il y a toujours eu des moments où l'arrière était nerveux, et ce n'est pas un problème. Je ne pense donc pas être plus vulnérable que les autres à cet égard. Même, je n'aime pas quand la voiture est sous-vireuse. Au moins, avec le survirage, on peut faire plein de choses. Avec le sous-virage, il y a aussi des techniques de pilotage, mais ce que peuvent faire les mains est un peu plus limité. Donc je préfère quand la voiture est un peu plus vive, ça aide vraiment à la faire tourner. Bien sûr, si c'est trop, alors on perd beaucoup de temps. Et personne n'aime ça, car c'est lent."

Sebastian Vettel, Aston Martin Racing

Andrew Green est en tout cas enthousiasmé par les premiers pas de Vettel au sein de l'écurie basée à Silverstone et prédit un bel avenir aux deux parties, alors qu'Aston Martin vise le titre mondial d'ici trois à cinq ans.

"Je pense qu'il s'intègre vraiment bien, avec ses mécaniciens et avec l'équipe en général", ajoute Green. "C'est manifestement quelqu'un d'adorable, mais il est aussi incroyablement connaisseur et méticuleux dans la manière dont il travaille. C'est exactement pour ça que nous voulions qu'il nous rejoigne. Et nous commençons déjà à voir comment nous pouvons nous adapter à sa manière de travailler. Elle est différente de la manière dont nous travaillions auparavant. Mais c'est précisément la raison pour laquelle nous l'avons recruté, pour qu'il apporte une partie de ses connaissances et de sa sagesse en tant que quadruple Champion du monde. Et c'est exactement ce dont nous avons besoin."

"Tout ce que je peux dire, c'est qu'il a l'air incroyablement détendu. Je pense que nous allons tirer le meilleur de Seb, je le pense vraiment. Je pense qu'il est à l'apogée de sa carrière, donc si nous n'arrivons pas à tirer le meilleur de Seb, ce sera de notre faute. Pas de la sienne."

Propos recueillis par Jonathan Noble et Luke Smith

partages
commentaires
Aston Martin dévoile la nouvelle voiture de sécurité de la F1
Article précédent

Aston Martin dévoile la nouvelle voiture de sécurité de la F1

Article suivant

Haas présentera la VF-21 à Bahreïn

Haas présentera la VF-21 à Bahreïn
Charger les commentaires