Vettel tempère l'ampleur prise par les propos de Marchionne

S'exprimant dans la presse avec des déclarations parfois laconiques, voire lapidaires, Sergio Marchionne semble parfois mettre le feu aux poudres au sein de la Scuderia Ferrari, en particulier après un échec de celle-ci.

C'était notamment le cas quand Marchionne a remis en cause les performances d'un Räikkönen "traînard", ou lorsqu'il a déclaré que son écurie avait "foiré" le Grand Prix de Belgique. Plus récemment, le président de la marque italienne a critiqué le contrôle qualité réalisé au sein de l'équipe, après plusieurs pannes très coûteuses au championnat.

Cependant, lorsque nous demandons à Sebastian Vettel si Marchionne met trop de pression à son équipe, le quadruple Champion du monde est prompt à relativiser la situation et à questionner le rôle de la presse dans les déclarations en question.

"Après quelques années, je trouve que c'est souvent traduit de façon un peu rude", déclare Vettel, présent chez Ferrari depuis 2015, pour Motorsport.com. "Je pense que quoi qu'il dise, il est généralement très franc et il a raison. Il y a toujours une raison. Il est juste. Mais les gens ont tendance à monter ça en épingle. Quoi qu'il dise dans la presse, c'est ce qu'il dit au sein de l'équipe, et c'est encore plus direct. Donc je pense que pour les gens au sein de l'équipe, ce n'est pas nouveau."

"Mais de l'extérieur, on dirait toujours une grande nouvelle, et cela peut créer quelques turbulences qui ne sont pas nécessaires, je dirais. Donc je pense que l'équipe a appris comment gérer ça. Et comme je l'ai dit, le plus important, c'est que ça n'ait pas d'impact sur nous en tant qu'équipe. Mais il est très lié à nous, très impliqué, et on le sait très intelligent. Et il veut gagner autant que nous tous. Nous voulons tous que Ferrari gagne. donc à cet égard, je ne pense pas qu'il mette la pression, en fait. Je pense que c'est la traduction de la presse qui donne parfois le sentiment de pression."

Simples ajustements chez Ferrari

La saison 2017 reste une réussite pour Ferrari malgré les déconvenues récentes, la Scuderia ayant très bien négocié le virage de la nouvelle réglementation technique pour remporter quatre victoires après une campagne 2016 sans succès.

D'après Sebastian Vettel, l'écurie transalpine n'a toutefois pas connu de grand changement par rapport à l'an passé, apprenant plutôt à mieux travailler ensemble et à améliorer ses habitudes.

"J'ai dit que 2016 avait été une année dure, mais très importante, car nous avons amélioré beaucoup de choses en interne", ajoute l'Allemand. "Il est logique que cela nous rende plus forts. Cette année nous a donné une opportunité avec la nouvelle réglementation de créer une nouvelle voiture, et nous l'avons saisie, mais nous ne sommes pas entièrement satisfaits, car nous voulons gagner dans l'ensemble."

"À part ça, je pense qu'il reste beaucoup de choses à faire. Je ne veux pas dire qu'il reste beaucoup de changements à faire au niveau du personnel, car c'est ce que les gens se disent d'habitude : quand on parle de changements, ils pensent qu'on va changer le personnel. Non. Parfois, il faut peut-être effectuer de petits ajustements avec les mêmes personnes, et cela fonctionne bien mieux. Je pense qu'il y a du potentiel chez Ferrari, les gens sont là, le talent est là. Et il s'agit pour nous d'essayer de travailler ensemble et de réussir."

Continuer de jouer la victoire

Quant aux objectifs pour le reste de la saison, il est évident que le titre va être difficile à décrocher, avec 59 points de retard sur le leader Lewis Hamilton à quatre courses du but, mais Vettel a bon espoir de se battre pour la victoire dans chacun des Grands Prix restants.

"La vitesse est là, je pense que nous avons la voiture", estime le pilote Ferrari. "Et nous sommes confiants pour ce qui vient, nous pouvons progresser. Cela dépend toujours de ce que font les autres, mais je pense que nous avons déjà suffisamment fait nos preuves du début jusqu'à maintenant. Nous avons une très bonne voiture, nous avons pu l'améliorer. Donc l'équipe travaille dans la bonne direction."

"Maintenant, on peut parler de chance ou de malchance. Je ne crois pas à la chance en général, par principe, mais on sait que çà et là, les choses ne sont peut-être pas allées en notre faveur. Mais je suis sûr que cela peut changer. Ce qui peut nous arriver peut arriver à d'autres personnes aussi. Je ne le souhaite à personne. Mais cela fait partie de la course. C'est très rare de faire la saison sans abandonner. En avoir deux, trois ou plus, ce n'est pas bon. Si nous avons le rythme, si nous pouvons le faire, pourquoi pas ? Nous pouvons remporter les prochaines courses."

Propos recueillis par Roberto Chinchero

 
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