Vettel : "La vérité, c'est que la Q3 n'aurait pas dû commencer"

Sebastian Vettel se montre critique de la direction de course à la suite de l'accident de Lando Norris à Spa-Francorchamps.

C'est certainement l'image marquante de ces qualifications au Grand Prix de Belgique : le violent accident de Lando Norris au début de la Q3, le pilote McLaren ayant perdu le contrôle sous la pluie dans le Raidillon après avoir signé le meilleur temps des deux premiers segments. La séance a alors été interrompue pendant 40 minutes, mais il se trouve que dès que les monoplaces ont pris la piste dans cette dernière phase des qualifications, Sebastian Vettel avait demandé un drapeau rouge, tandis que Norris lui-même se plaignait d'aquaplaning.

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Cet incident a manifestement été difficile à vivre pour Vettel, qui s'est exclamé à la radio : "Qu'est-ce que j'ai dit, putain ? Qu'est-ce que j'ai dit ? Drapeau rouge ! C'était évitable..." Le directeur du GPDA (Association des Pilotes de Grand Prix) prend son rôle très à cœur et s'est lui-même arrêté à côté de l'épave de la McLaren de Norris pour vérifier que l'Anglais allait bien. Plus tard, il a déploré la situation qui a mené à cet accident.

"Je pense que Michael [Masi, directeur de course] n'est pas fier de ce qui s'est passé non plus", déclare Vettel. "Je pense que c'est toujours facile de faire l'expert avec le recul. Mais je pense que nous devons trouver un moyen d'écouter davantage les informations que nous avons. Dans le garage, c'est très limité, car c'est comme regarder par la fenêtre. Mais trois kilomètres plus loin, je n'ai aucune idée de ce qui se passe. Quand je suis descendu vers Eau Rouge et que j'ai monté le Raidillon, il y avait beaucoup d'eau, puis je demandais un drapeau rouge. Je pense que la vérité, c'est que la séance n'aurait pas dû commencer du tout."

Sebastian Vettel, Aston Martin

"Mieux vaut avoir trop de sécurité que pas assez. C'est bien que rien ne soit arrivé, c'est le principal, mais l'issue aurait pu être différente pour Lando, et je ne suis pas sûr qu'il aurait pu faire quoi que ce soit. Le problème, bien sûr, c'est que nous avons le contrôle de la situation, et on peut toujours dire que si on se sent en danger, on n'a qu'à rentrer au stand. Mais c'est une situation bizarre, car tout le monde est dans la même position, et on ne veut pas se faire éliminer, on veut progresser. La décision ne devrait donc pas dépendre que de nous. Nous avons retardé la séance au début [en Q1] alors qu'il y avait moins d'eau, donc je ne comprends pas complètement pourquoi nous n'avons pas simplement fait de même avec celle-ci. Comme je l'ai dit, c'est toujours facile après coup, mais le principal est que ça ne se reproduise pas."

Le son de cloche est similaire du côté de Daniel Ricciardo, qui s'est également inquiété du manque d'adhérence, mais moins ouvertement que Vettel. "J'étais à la radio, je parlais des conditions et j'ai eu de l'aquaplaning en septième", révèle l'Australien. "Donc en gros, j'ai dit 'oh merde'. Et je pense que c'était ma façon de dire que c'était dangereux. Mais j'imagine que j'aurais probablement pu être plus direct et dire qu'il fallait un drapeau rouge. J'ai bien dit que je pensais que le drapeau rouge était la bonne décision, mais c'est dur, car on ne veut pas être le gars qui dit qu'il ne veut pas rouler. Mais la vérité, c'est que les conditions n'étaient pas assez sûres. C'est clair que sur le moment, avec le recul, je pense qu'il n'était pas nécessaire de prendre la piste dans cette séance."

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