Les vibreurs "agressifs" d'Abu Dhabi inquiètent Pirelli

Les nouveaux vibreurs qui accompagnent le changement de tracé à Abu Dhabi préoccupent Pirelli pour les longs relais.

Les vibreurs "agressifs" d'Abu Dhabi inquiètent Pirelli

Les premiers essais libres du Grand Prix d'Abu Dhabi ont suscité l'apparition de quelques inquiétudes chez Pirelli. Certains vibreurs du tracé remanié de Yas Marina pourraient mettre rudement à l'épreuve les pneus ce week-end, à l'image de ce qui s'était produit sur le circuit de Losail il y a trois semaines. Lors du Grand Prix du Qatar, les passages répétés sur certains vibreurs avaient ainsi provoqué des défaillances sur les enveloppes en course.

Malgré des circonstances que le manufacturier estime différentes à Abu Dhabi, les vibreurs à la sortie des deux virages entièrement redessinés pourraient poser problème, à tel point que des discussions devraient se tenir avec le directeur de course Michael Masi. Pirelli va également approfondir ses analyses entre aujourd'hui et samedi.

"Ils sont très similaires [à ceux de Losail], ils ne sont pas exactement pareil", explique Mario Isola, directeur de Pirelli F1, au sujet des vibreurs. “Surtout, ils sont assez agressifs à la sortie des virages 5 et 9.  Ce sont les plus agressifs. Du virage 1 au virage 4, ce sont les mêmes que l'an dernier, puis il y a différents vibreurs aux virages 12, 13, 14 et 15. À la sortie du virage 16, c'est comme l'an dernier. Donc il y a des différences cette année et ils sont plus agressifs. Il y a aussi des vibreurs différents à la corde des virages, mais c'est évidemment autre chose. Avant tout parce que les pneus subissent moins de charge quand la voiture est à la corde. Et ensuite parce que les pilotes peuvent réussir à ne pas trop les emprunter à la corde."

"Je suis plus inquiet pour les vibreurs extérieurs, surtout aux virages 5 et 9, qui sont les plus agressifs. Nous avons vu lors des deux séances d'essais libres qu'ils roulent principalement sur les vibreurs à la sortie du virage 9, qui est aussi le virage où la vitesse est la plus élevée. Et je suis certain qu'en qualifications, ils utiliseront les vibreurs, et aussi peut-être en course s'ils attaquent. Donc il y a cet élément que nous devons prendre en considération. Clairement, la situation est différente par rapport au Qatar, la vitesse est différente, le temps passé sur les vibreurs est différent, mais dans tous les cas, c'est quelque chose dont nous devons tenir compte et à quoi nous devons prêter attention."

"Comme d'habitude après les essais libres, nous récupérons les pneus utilisés et nous les analysons. Le problème est que nous n'avons pas des pneus avec un nombre de tours comparable à celui d'un long relais en course. Nous pouvons clairement augmenter le nombre de vérifications que nous faisons mais parfois, comme au Qatar, il est impossible de prédire ce qui se passe sur la structure du pneu, car ça arrive après plusieurs tours. Il n'y a pas suffisamment de roulage en essais libres pour comprendre ça."

Sans vouloir être inutilement alarmiste, Mario Isola rappelle qu'il est du devoir de Pirelli d'alerter au moindre doute. "Mon boulot est de souligner toute inquiétude potentielle", insiste-t-il. "Franchement, je ne suis pas expert quant à ce que l'on peut faire sur les vibreurs, s'ils peuvent être remplacés ou autre, je ne sais pas et je compte sur la FIA et sur ce qu'ils peuvent faire. C'est pourquoi je pense qu'il est utile de parler avec eux pour mettre en évidence ce que nous avons découvert."

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