Les virages 11 et 12 sans freiner… "c'est dingue" selon Hamilton

Premier leader au terme des essais libres, le Champion du monde en titre a surtout pris un plaisir fou en piste ce vendredi !

Auteur du meilleur chrono lors des deux séances d'essais libres de ce vendredi à Melbourne, Lewis Hamilton a démarré sa saison 2018 "du bon pied" mais avec une marge qui n'a rien d'un gouffre. De quoi rester méfiant avec des écarts qui semblent resserrés pour le moment entre les six pilotes Mercedes, Ferrari et Red Bull.

Le quadruple Champion du monde ne cache pas qu'il a déjà le sentiment d'avoir la vie rendue plus difficile, en dépit de son leadership maintenu entre les EL1 et les EL2. Feignant de s'interroger sur une perte de performance de son côté, il constate l'écart possiblement comblé par la concurrence, qui demandera toutefois à être confirmé samedi dans l'exercice des qualifications.

"En venant ici pour le premier Grand Prix, on n'a vraiment aucune idée de ce à quoi ça va ressembler", rappelle Lewis Hamilton. "On ne sait pas comment on va se sentir physiquement, comment les pneus vont réagir par rapport au circuit. Mais nous avons démarré du bon pied aujourd'hui, nous avons réalisé tout ce que nous devions. Ça s'est un petit peu resserré en EL2, au niveau de l'écart entre les voitures, mais c'est excitant ; c'est plus difficile pour moi d'en tirer plus de la voiture. Je dois découvrir si j'ai perdu de la performance ou s'ils en ont tous gagné, mais je prends du plaisir à piloter."

Les chronos en disent long

Un plaisir qui frise parfois la folie, à écouter le pilote Mercedes, tandis que les chronos sont déjà bien descendus sur une piste de l'Albert Park pourtant encore très sale. La référence fixée par Hamilton lors de la deuxième séance n'est déjà plus qu'à 1"8 du temps de la pole position de l'an passé, et cela se traduit au volant par des sensations visiblement au rendez-vous !

"C'était une belle journée", insiste Hamilton. "C'est vraiment un chouette endroit où se trouver pour travailler quand il y a un temps comme ça sur l'Albert Park. Les pneus ne semblaient vraiment pas avoir le même problème qu'à Barcelone, où nous avions en permanence du cloquage. C'était beaucoup plus normal, mais la voiture est évidemment plus rapide ici qu'elle ne l'était l'an dernier, donc elle semble mieux partout. Dans les virages 11 et 12, c'est fou. Nous ne freinons même pas dans ce virage, c'est dingue. Mais nous irons de plus en plus vite au fil du week-end, s'il ne pleut pas."

Une hypothèse qui a peu de chance de se vérifier, puisque des orages devraient frapper Melbourne dès la nuit prochaine. Les prévisionnistes estiment un risque de pluie à 100% pour la journée de samedi, ce qu'a également confirmé Pirelli. Un cas de figure qui changera la donne, mais pour tout le monde.

"Habituellement, quand il fait plus frais ça se passe mieux, elle [la voiture] est plus facile", admet Hamilton alors que ce vendredi il faisait 29°C dans l'air à Melbourne. "Par le passé, quand il faisait chaud ça convenait à d'autres équipes, mais je pense que nous sommes tous dans une position similaire, nous sommes tous au même niveau à cet égard. Mais à ce que je sache, il va pleuvoir demain, et ce sera pareil dimanche. Ça ne peut pas être pire qu'à Barcelone, car c'était un désastre."

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