Whiting - Voir des voitures caler sur la grille est devenu rare

À l'aube d'un Grand Prix d'Australie qui s'annonce mouvementé du fait des problèmes de fiabilité rencontrés par les équipes, Charlie Whiting a bien des choses à penser

À l'aube d'un Grand Prix d'Australie qui s'annonce mouvementé du fait des problèmes de fiabilité rencontrés par les équipes, Charlie Whiting a bien des choses à penser. Que fera le directeur de course de la Formule 1 s'il y a trop d'abandons, ou si les équipes refusent de participer à une séance d'essais par peur de provoquer un souci mécanique dont la réparation pourrait prendre des heures ? Whiting a discuté de cette thématique avec la presse à Melbourne.

Le premier point abordé est la possibilité qu'aucun pilote ne parvienne à franchir le drapeau à damier lors de la course. Cette théorie qui peut paraître improbable a été mentionnée par plusieurs observateurs comme Roberto Dalla, directeur de Magneti Marelli.

"Je pense que beaucoup de ces scénarios de jugement dernier sont relativement peu probables, connaissant les équipes de Formule 1 et leur vraie efficacité", relativise Whiting. "Mais si on en arrivait à la situation où tout le monde a abandonné, nous arrêterions simplement la course, car cela n'en serait pas vraiment une, n'est-ce pas ? Si la course ne pouvait pas repartir comme l'indiquent les règles, alors les résultats seraient déclarés lors du tour précédant celui dans lequel la course a été arrêtée et quiconque était en course à ce moment-là serait déclaré vainqueur".

Aussi, plusieurs équipes n'ont pas eu la possibilité de faire des essais de départ lors des tests de pré-saison, ce qui signifie qu'elles doivent aborder cet exercice à Melbourne. Ce point inquiète les observateurs, non seulement parce que certaines voitures pourraient caler, mais aussi parce qu'un patinage important pourrait provoquer de grandes disparités dans la vitesse des concurrents.

"On m'a dit que certaines voitures n'avaient pas encore fait d'essais de départ", confirmait Whiting hier. "Je suis sûr qu'elles en feront plein ici à la sortie des stands, en supposant qu'elles prennent la piste évidemment".

"Je pense qu'il y a d'autres inquiétudes", poursuit le Britannique. "Nous n'avons pas vu beaucoup de voitures caler sur la grille lors des dernières années, c'est devenu très rare. Mais évidemment, si une voiture cale avant que le départ ne soit donné, nous pouvons interrompre le départ et faire un tour de formation supplémentaire. Bien sûr, les situations les plus dangereuses interviennent lorsqu'un pilote cale au départ d'une course et c'est un point que je vais souligner avec les commissaires lorsque j'aurai un briefing avec eux".

Enfin, le temps de réparation nécessaire pour changer une unité de puissance est source d'inquiétude au sein de toutes les équipes. Chez Caterham par exemple, un problème survenu au début des EL1 sur la monoplace de Kamui Kobayashi a privé le Japonais des trois heures d'essais de ce vendredi. Certaines équipes envisagent donc de ne pas courir les EL3 pour assurer leur présence en qualifications, ce que Whiting observe également avec philosophie.

"Les équipes s'inquiètent que cela puisse devenir plus fréquent, et j'ai même entendu des équipes dire qu'elles sauteraient les EL3 pour s'assurer d'avoir une voiture pour les qualifications. Chacun a sa façon de voir les choses. Certaines équipes me disent que cela leur prend sept heures de changer un moteur, certaines disent que cela leur en prend trois, certaines une heure et demie", conclut le natif du Kent, soulignant les disparités entre différentes équipes et différents motoristes.

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