Williams - Ce qui a fait la différence pour revenir au niveau

Directeur technique de Williams depuis son arrivée à Grove au cours de l'année 2013, Pat Symonds a souvent été désigné comme le messie ou le faiseur de miracle pour expliquer la renaissance de l'équipe britannique

Directeur technique de Williams depuis son arrivée à Grove au cours de l'année 2013, Pat Symonds a souvent été désigné comme le messie ou le faiseur de miracle pour expliquer la renaissance de l'équipe britannique. L'an passé, la troisième place décrochée au championnat constructeurs est venue confirmer un bond en avant bien aidé par les bons choix, notamment avec un passage à l'unité de puissance Mercedes-Benz.

Moribonde il y a 18 mois, l'écurie Williams s'affiche désormais comme l'un des principaux challengers de Mercedes cette saison. Quant à Symonds, noyé par l'affaire du Crashgate chez Renault il y a quelques années, il a regagné son crédit et toute sa légitimité dans la discipline.

L'homme lui-même est modeste et réfute le terme de "miracle". Choisi par Williams pour remettre de l'ordre dans la maison, c'est ce qu'il s'est scrupuleusement attaché à faire, appliquant une méthode qui fait aujourd'hui ses preuves. Symonds ne se considère pas comme un génie et met davantage en avant le rôle organisationnel qu'il a joué en restructurant un team vieillissant, qui disposait pourtant des talents nécessaires, sans les utiliser à bon escient.

"Quand je suis arrivé chez Williams, j'ai vu que nous avions vraiment de bonnes personnes mais qu'elles n'étaient pas très organisées ; beaucoup d'efforts étaient consentis aux mauvais endroits", explique Symonds sur le site officiel de la Formule 1. "Ce que je crois avoir fait n'est pas de leur avoir dit comment concevoir une voiture, mais de leur donner les grandes lignes sur la manière de travailler."

"Ensuite, quand j'ai vu les gens travailler ensemble j'ai commencé à penser à la performance. Il devrait y avoir un peu plus de discipline désormais dans la manière dont Williams travaille et dont les gens sont productifs. Je n'ai pas fait de miracles, c'est dû au fait que j'avais vraiment les bonnes personnes quand je suis arrivés et j'ai commencé à les utiliser correctement. C'est ce qui a fait la différence."

Des méthodes vieillissantes des années 90

Pour redonner la méthode mais aussi la confiance, Symonds a donné la priorité à trois principes clés pour que l'équipe soit de nouveau efficace.

"La communication est la première chose. J'ai mis l'accent sur la performance de la voiture et de l'équipe plutôt que sur la performance en soufflerie, ce genre de choses. Et la troisième chose est de pousser les gens à prendre des décisions sans crainte. Ce sont les trois aspects les plus importants pour remettre sur Williams sur pieds."

Bien sûr, Williams a su progresser en allant chercher également des éléments extérieurs de talents, au premier rang desquels Rob Smedley, en charge de la performance et de la corrélation entre l'usine et la piste. Mais Symonds n'en démord pas : ce qui était primordial était de mettre en place une manière de travailler correspondant aux standards actuels de la F1. Le Britannique ne cache pas la surprise qui fut la sienne en arrivant la première fois à l'usine, en 2013.

"Dans les années 90, lorsque j'étais chez Benetton, mon principal rival était Williams. Alors oui, j'étais un peu surpris quand je suis arrivé à Grove de trouver certains aspects qui n'avaient pas vraiment évolué depuis cette période", avoue-t-il. "Ce n'était pas tant techniquement, mais dans l'attitude. L'attitude n'avait pas changé. Cela m'a surpris. Il y avait plus à faire que ce que j'attendais quand je suis arrivé."

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