Wolff doute que Bottas ait été proche de prendre sa retraite

Toto Wolff, directeur de l’écurie Mercedes, a réagi aux propos de son pilote diffusés dans la dernière saison de la série Drive To Survive. Le Finlandais déclarait avoir été proche de prendre sa retraite après le Grand Prix de Russie 2018.

Wolff doute que Bottas ait été proche de prendre sa retraite

Le 19 mars dernier, la saison 3 de la série Drive To Survive débarquait sur les écrans. Un rendez-vous très attendu des fans depuis 2019, entre courses scénarisées et discussions privées captées dans les coulisses de chaque week-end de course.

Et la dernière saison n’a pas dérogé à la règle. Entre les déboires de Ferrari en Italie ou l’accident terrifiant de Romain Grosjean, Netflix a consacré un épisode au défi de Valtteri Bottas chez Mercedes : tenir tête à son coéquipier Lewis Hamilton. Au cours des 40 minutes, le Finlandais revenait notamment sur l’un des moments marquants de sa carrière, lors du Grand Prix de Russie 2018.

Alors auteur de la pole position et en tête depuis le premier tour, Bottas se voyait intimer l’ordre de céder son fauteuil de leader à son coéquipier, qui était alors à la lutte au championnat face à Sebastian Vettel. Une décision qui avait beaucoup fait réagir et qui a visiblement marqué le pilote, puisqu’il affirmait alors être proche de prendre sa retraite. "C'était difficile à accepter. J'étais en colère. Franchement, je me disais : 'Pourquoi est-ce que je fais ça ?'. Je pensais à quitter [la F1], à abandonner. Immédiatement après la course, j'ai dit que je ne le referais pas."

Toto Wolff ne croit pas en ce scénario

Comme bon nombre d’acteurs du paddock, Toto Wolff a également suivi la série. L’Autrichien, patron et agent de Bottas, a cependant réagi aux propos de son pilote : selon lui, le Finlandais n’aurait pas pris une décision si radicale, bien qu’il comprenne son amertume. "Il était très abattu, bien sûr. Je comprends cela. Mais je ne pense pas qu'il était proche de la retraite, car c'est un trop grand compétiteur. Mais je peux imaginer que, dans le feu de l'action, après la course, on ne comprend pas le monde."

Le directeur des Flèches d’Argent en a d’ailleurs profité pour revenir sur son propre ressenti. "C'était une situation désastreuse pour nous tous à l'époque, de devoir prendre cette décision en premier lieu", acquiesce Wolff. "Mais je pense que c'était nécessaire parce que le duel était très serré avec Sebastian [Vettel]. Valtteri menait le train, avec Lewis coincé entre les deux. Vu comme j'ai détesté ça, je peux imaginer à quel point ça a dû être dur pour lui, [même] bien pire."

Lire aussi :

Du côté de Bottas, le pilote souligne son ambition de s’affirmer dans l’écurie pour décrocher son premier titre mondial. Pour autant, Mercedes souhaite éviter à tout prix une nouvelle rivalité hargneuse, comme cela fut le cas lorsque Hamilton était associé à Nico Rosberg.

À ce sujet, Wolff souhaite se montrer clair. "Valtteri n'est pas Nico, il fonctionne aussi très différemment. Il a certainement la volonté de se rapprocher de Lewis et de le battre, mais à sa façon, qui est différente. Il s'agit de ses propres performances, de ses propres attentes, ce qui n'est pas la même chose que, par exemple, d'utiliser tous les leviers politiques. Mais c'était aussi la force de Nico. Il faut l'admettre sans jalousie."

partages
commentaires

Related video

La panne de Pérez n'est pas source d'inquiétude pour Red Bull
Article précédent

La panne de Pérez n'est pas source d'inquiétude pour Red Bull

Article suivant

Leclerc : "Être en colère et impatient n'est pas constructif"

Leclerc : "Être en colère et impatient n'est pas constructif"
Charger les commentaires