Wolff : Le lobbying "pathétique" des équipes cause du tort à la F1

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Wolff : Le lobbying
Scott Mitchell
Par : Scott Mitchell
11 nov. 2018 à 14:57

Toto Wolff, le directeur de l'écurie Mercedes, s'en est pris au lobbying "pathétique" des équipes qu'il estime être responsable de la gestion pneumatique extrême lors des Grands Prix de Formule 1.

Le manufacturier pneumatique de la F1 a introduit en 2018 des composés plus tendres mais ces derniers ont souffert de surchauffe et de blistering [cloquage, ndlr] sur de nombreux circuits. Et au lieu d'avoir des Grands Prix avec une haute dégradation conduisant à de multiples arrêts et plus de variété sur le plan stratégique, les courses se sont souvent déroulées à un rythme peu élevé car les pilotes géraient leurs gommes pour limiter le nombre de passages par les stands.

Pirelli a apporté des pneus à bande de roulement moins épaisse de 0,4 mm en Espagne, en France et en Grande-Bretagne afin de combattre ce phénomène sur des tracés de haute vitesse resurfacés, après avoir enregistré un fort blistering lors des essais de pré-saison à Barcelone. 

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Il avait été à l'époque déclaré que cette décision avait été influencée par Mercedes et Ferrari avait pointé du doigt le changement de pneus pour justifier sa mauvaise performance du GP d'Espagne. Cependant, Sebastian Vettel avait souffert de blistering avec les pneus standards lors des essais qui ont suivi la course de Barcelone et avait finalement reconnu que les enveloppes spéciales étaient meilleures.

Les pneus à bande de roulement moins épaisse vont devenir la norme en 2019 et, quand il lui a été demandé s'il pensait que cela permettrait de réduire le blistering qui a eu un impact sur une grande partie des courses cette année, Wolff a répondu : "Je pense qu'il y a juste des gens qui n'y connaissent rien, qui s'immiscent dans la discussion concernant ce que devraient être les pneus et la manière dont ils devraient se comporter."

"Ils devraient rester en dehors, ils devraient écouter les pilotes et les équipes, et les équipes ne devraient pas être opportunistes comme elles l'ont été par le passé, en pensant que quelqu'un a un avantage ou un désavantage et puis en faisant du lobbying dans une certaine direction. C'est l'histoire de tout cela, quand on se souvient d'il y a six mois, la discussion au sujet de la bande de roulement moins épaisse..."

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Pirelli s'est joint à des représentants de la F1 et de la FIA lors d'une réunion du GPDA dans le paddock du GP du Brésil ce vendredi pour discuter, entre autres choses, de la nécessité de disposer de pneus durables.

Wolff affirme que la F1 a "totalement" emprunté "la mauvaise direction" au niveau de ses exigences. "Nous avons exprimé notre soutien envers Pirelli parce que nous savons que c'est une tâche complexe à gérer. Je pense que lors des années précédentes, nous avons simplement demandé les mauvaises choses à Pirelli, en rendant les composés de plus en plus tendres, en essayant de déclencher de la dégradation et ainsi plus d'arrêts. Mais quand les stratèges calculent le temps de course le plus rapide, il s'agit de gérer ces pneus et de quand même essayer de réaliser un arrêt ou deux parfois." 

 
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