Todt - Les gens croyaient que le "miracle" était "normal"

Président de la FIA, Jean Todt est très affecté par le drame survenu au Japon il y a quinze jours avec l'accident de Jules Bianchi

Président de la FIA, Jean Todt est très affecté par le drame survenu au Japon il y a quinze jours avec l'accident de Jules Bianchi. Le Français, dont le fils Nicolas est l'agent du pilote Marussia, traverse une période difficile, durant laquelle il continue d'insister sur les progrès permanents à faire en matière de sécurité.

"Je dois diviser les choses en deux : mes responsabilités en tant que Président de la FIA et mes sentiments. Je vois mon fils dévasté par le fait que quelqu'un qu'il voit comme un frère soit dans cette situation", a confié Todt dans les colonnes de La Gazzetta dello Sport.

La sécurité a toujours été un cheval de bataille capital pour Jean Todt, tout comme pour la FIA qui a entraîné derrière elle des progrès colossaux en la matière depuis 20 ans. Mais l'ancien directeur de la Scuderia Ferrari sait aussi que le risque zéro n'existe pas. Lui aussi évoque cette tendance collective, presque naturelle, qui a mené beaucoup de personnes a "oublier" que la Formule 1 et le sport automobile étaient et seront toujours des disciplines à hauts risques.

"Nous ne devrions jamais rien prendre pour acquis et ne jamais nous relâcher sur la sécurité. Je le disais avant l'accident de Jules et je le dis maintenant", martèle Todt. "Les gens ont connu plusieurs années où de terribles accidents sont arrivés et le pilote sortait en marchant. Ils commençaient à croire que c'est normal pour une voiture de se crasher à 200 km/h et que personne ne soit blessé. Mais ce n'était pas normal, c'était un miracle. Derrière tout cela il y a eu une quantité de travail ahurissante. Mais la sécurité à 100% n'existe pas dans notre sport."

Au sujet de l'accident de Jules Bianchi en lui-même, Todt met de nouveau en garde contre les conclusions hâtives. Il rappelle que la FIA a pris le dossier en charge avec toutes les précautions et la gravité nécessaires, et qu'une commission d'enquête a été formée.

"C'est une séquence d'évènements qui ont mené à l'accident. Avec le recul, tout peut sembler simple. Mais le sort peut avoir des conséquences dramatiques", concède-t-il. "Nous avons expliqué l'accident en détails et j'ai mis en place une commission pour enquêter plus loin, sous la présidence de Peter Wright. Attendons les conclusions avant de juger. Pour le moment, j'ai laissé les explications au directeur de course [Charlie Whiting]."

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Séries F3000
Pilotes Jean Todt , Jules Bianchi
Type d'article Actualités