Bilan saison - Räikkönen, la déception de l'année ?

Lorsque la Scuderia Ferrari a annoncé le remplacement de Felipe Massa par Kimi Räikkönen pour la saison 2014 de Formule 1, le 10 septembre 2013, l'enthousiasme était visible dans le monde de la Formule 1

Lorsque la Scuderia Ferrari a annoncé le remplacement de Felipe Massa par Kimi Räikkönen pour la saison 2014 de Formule 1, le 10 septembre 2013, l'enthousiasme était visible dans le monde de la Formule 1. Observateurs et fans salivaient à l'idée de voir le Finlandais associé à un autre Champion du Monde, Fernando Alonso. Pour la première fois depuis des décennies, Ferrari alignait deux têtes couronnées, et si les pronostics allaient vers Alonso, la bataille entre les deux hommes était prometteuse.

Or, bataille il n'y a pas eu. Au volant d'une F14-T qui était loin de pouvoir jouer la victoire et qui ne convenait pas à son pilotage, Räikkönen s'est classé douzième du championnat du monde avec 55 points : c'est le pire résultat d'un pilote Ferrari lors d'une saison complète depuis Didier Pironi en 1981.

C'est surtout la comparaison avec Alonso qui fait des performances de Räikkönen une déception. En qualifications, le Finlandais n'a eu l'avantage que trois fois en 2014, et Alonso l'a même battu lors de treize Grands Prix consécutifs, de Monaco au Brésil ! Sur l'ensemble de la saison, l'avantage va à l'Espagnol avec 0,526 seconde d'avance, en moyenne, sur les dix-neuf séances de qualifications.

On remarque toutefois une nette progression de Räikkönen à la fin de la saison. En effet, jusqu'à la fin de la saison européenne à Monza, l'écart moyen était de sept dixièmes de seconde en faveur d'Alonso. Sur les six dernières courses toutefois, l'écart s'est grandement resserré : un peu plus d'un dixième en faveur de l'Espagnol. C'est ce qui aurait été attendu sur l'ensemble de la saison.

La comparaison en course est encore plus dure pour le Finlandais : sur les seize épreuves lors desquelles les deux Ferrari ont vu le drapeau à damier, Alonso a fini devant à quinze reprises. Il est vrai que parfois, Räikkönen n'a pas été chanceux, comme en Malaisie, où il a subi une crevaison en étant touché par la McLaren de Magnussen, ou à Monaco, où la même cause a eu la même conséquence lorsqu'il a essayé de prendre un tour à la Marussia de Chilton. À d'autres occasions, Räikkönen a été l'artisan de ses propres soucis, comme à Montréal où un tête-à-queue lui a valu de finir avant-dernier. Cela n'explique pas pour autant le manque de performance presque constant du Finlandais, qui s'est classé à trente secondes ou plus de son coéquipier lors de nombreuses courses.

La saison de Räikkönen peut être résumée par deux temps forts. L'un, à Spa-Francorchamps : sur le Toboggan des Ardennes, un circuit où il s'est imposé à quatre reprises, Räikkönen a réalisé une course de toute beauté et s'est classé quatrième après avoir lutté avec son compatriote Valtteri Bottas pour le podium. La Ferrari ne valait probablement pas un tel résultat.

L'autre temps fort a eu lieu à Silverstone : parti au cœur du peloton, Räikkönen est sorti de piste après quelques virages et n'a pas levé le pied sur l'herbe au moment de revenir en piste. Devenue incontrôlable, sa Ferrari a percuté le rail de sécurité avant de provoquer un carambolage. L'accident, qui a provoqué un drapeau rouge d'une heure, était évitable et lui était entièrement imputable.

Cependant, tout n'est pas négatif pour le Champion du Monde 2007 : sa forme qualificative retrouvée en fin de saison l'a laissé sur un élan qu'il espérera conserver pour la saison 2015. Face à son nouveau coéquipier, le quadruple champion du monde Sebastian Vettel, il devra faire mieux, beaucoup mieux que face à Fernando Alonso ; le Finlandais a le talent pour y parvenir.

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Pilotes Kimi Räikkönen , Fernando Alonso , Felipe Massa , Didier Pironi , Sebastian Vettel , Valtteri Bottas
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