Cockpits fermés : Alonso sensibilisé par le crash de Belgique 2012

L'atmosphère était particulièrement lourde du côté des pilotes, lors de la conférence de presse d'avant Grand Prix, ce jeudi

L'atmosphère était particulièrement lourde du côté des pilotes, lors de la conférence de presse d'avant Grand Prix, ce jeudi. L'essentiel des réflexions a bien entendu concerné la sécurité des pilotes, après le dramatique accident dont a été victime Jules Bianchi à Suzuka.

Parmi les thématiques sur lesquelles les pilotes ont été interrogés, l'idée de l'application en F1 d'un cockpit fermé. Une idée qui séduit les protagonistes par certains aspects évidents, mais qui pose de nombreuses questions, comme la relative réticence de certains le montre.

Alonso rappelle qu'il est passé "à 10 cm" de la mort

"Je tends à approuver un test de cette idée", lance de son côté Fernando Alonso. "En 2014, on a beaucoup de choses provenant des avions qu'on utilise avec succès, alors pourquoi ne pas penser à ça? Les plus gros accidents en sport auto ces dernières années ont été des blessures à la tête. Ce n'est pas le plus sûr des domaines".

Rappelant son expérience personnelle avec le crash l'impliquant avec Grosjean en Belgique (2012), Alonso est sensibilisé à ce que peut apporter un cockpit fermé.

"J'aurais pu mourir dans le premier virage à Spa en 2012, si c'était passé contre ma tête. A 10 cm près. Si c'était une possibilité, je ne l'exclurais certainement pas".

La F1 est historiquement ouverte

Sebastian Vettel admet ne pas être tout-à-fait aussi convaincu, mettant en avant l'attrait de la F1 dans son format historique, c'est-à-dire, ouvert.

"Sentiment mitigés, en toute honnêteté", explique ainsi le Quadruple Champion du Monde. "Si l'on regarde les F1 depuis le début de l'Histoire de la F1, je pense que c'est l'une des choses qui fait que la F1 est si spéciale. Après, comme l'a dit Fernando, il y a des raisons de regarder les cockpits fermés en vue du futur. Je ne sais pas. Je n'ai pas d'opinion".

Massa, qui a frôlé la mort en 2009 lorsqu'il fut touché à la tête par un ressort de suspension, ne peut de son côté que partager l'opinion de Fernando Alonso.

"Totalement d'accord avec Fernando de travailler sur cette possibilité", clarifie le Brésilien. "Pour moi, ça aurait été parfait. Pour Jules, je ne sais pas. Il y a tant de types d'accidents... Mais je suis totalement d'accord avec Fernando : ce pourrait être une option, et il faut voir quand on pourrait essayer quelque chose pour voir si c'est positif ou non".

La F1, lieu de test de technologies modernes

"Ça vaut un essai", abonde Sutil, qui voit la F1 comme un laboratoire expérimental pour les meilleures solutions techniques, quelles qu'elles soient. "On ne sait pas comment ce serait. Mais ces voitures ont été ouvertes pendant longtemps. Peut-être qu'il y a un futur aussi en les fermant. C'est la catégorie dans laquelle les choses sont essayées pour devenir plus modernes, et aller dans la bonne direction. Ça vaut le coup d'essayer. Les avions ont des cockpits dont le design est un peu similaire. Si l'on peut limiter les risques sans perdre ailleurs, bien sûr c'est très tentant".

"Du point de vue de la sécurité, je comprends", conclut enfin Button, cependant un peu réticent. "Mais c'est la F1, on a un cockpit ouvert depuis le tout début. C'est un choix à faire. Il faudra regarder ce que sont les changements possibles pour le futur".

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Séries Ferrari
Pilotes Fernando Alonso , Sebastian Vettel , Jules Bianchi
Type d'article Actualités