Le vrai problème de Ferrari concerne le moteur

Contraint de ne pas se montrer affecté publiquement et à ne pas dévoiler de failles dans l'armure Ferrari, Fernando Alonso a jugé que le départ de Luca di Montezemolo de chez Ferrari ne changerait fondamentalement pas son futur personnel

Contraint de ne pas se montrer affecté publiquement et à ne pas dévoiler de failles dans l'armure Ferrari, Fernando Alonso a jugé que le départ de Luca di Montezemolo de chez Ferrari ne changerait fondamentalement pas son futur personnel.

Les spéculations vont bon train concernant la possibilité de voir l'Espagnol ne pas honorer son contrat Ferrari initial jusqu'à son terme grâce au fait de disposer d'une option lui permettant de quitter les Rouges par le biais d'une clause de performance. Avec Mercedes, Red Bull et Williams devant Ferrari au championnat et certains pilotes comme Grosjean qui estiment que l'Espagnol demeure encore la clé de voute du marché des transferts, les médias internationaux se sont plus à ajouter à la liste des contrariétés d'Alonso le départ de Montezemolo et le décès d'Emilio Botin, Président de la banque Santander.

"La presse a tout exagéré", tempère cependant toujours Alonso, tandis que McLaren ne dément pas des contacts avec des champions du monde en activité dans d'autres teams. "Pour un pilote, l'arrivée d'un nouveau président dans la compagnie ne change rien".

Reste que le départ de Montezemolo n'était pas souhaité, ni par les troupes de Maranello, ni par le principal concerné lui-même, qui a finalement négocié une importante prime de départ pour rupture unilatérale de contrat du président de Fiat, Sergio Marchionne.

"De mon point de vue, Montezemolo ne souhaitait pas partir chez Alitalia (compagnie aérienne). Il a été Président de Ferrari pendant 23 ans et a accompli tant de choses", rappelle Lauda, qui pilotait pour la Scuderia quand Montezemolo montait dans l'organigramme du team.

"Je comprends Marchionne et ne suis pas critique de sa décision", admet-il cependant, connaissant les tenants et aboutissants des changements au sein des boards de grandes compagnies. "J'espère le rencontrer bientôt, maintenant qu'il est président de Ferrari, pour parler F1".

"Il ne sera pas facile de ramener Ferrari à son niveau de compétitivité passé, mais c'est le bon moment pour prendre des décisions pour la saison prochaine. Le temps était venu pour un changement. Ce sera dur pour eux de revenir cette année, mais ils peuvent planifier l'an prochain et améliorer le moteur, qui est le réel problème de Ferrari".

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