Quand Alonso pensait que le titre avec Ferrari arriverait "tôt ou tard"

Si l'on en croit lesconfidences de l'ancien président Luca di Montezemolo, l'idylle entre Fernando Alonso et la Scuderia Ferrari prendra fin dans quelques semaines, à l'issue d'une saison 2014 difficile

Si l'on en croit les

confidences de l'ancien président Luca di Montezemolo

, l'idylle entre Fernando Alonso et la Scuderia Ferrari prendra fin dans quelques semaines, à l'issue d'une saison 2014 difficile. En cinq saisons à Maranello, le pilote espagnol n'aura pas accompli son objectif.

Deuxième dès sa première saison en rouge, en laissant filer le titre lors du dernier Grand Prix à Abu Dhabi, Alonso aura également été le dauphin de Sebastian Vettel en 2012 et 2013. Seules la saison 2011 (4e) et l'actuelle saison 2014 l'auront tenu éloigné de la bataille pour la couronne mondiale. Alors que chaque millésime l'aura vu conquérir au moins une victoire avec le Cheval Cabré, la première marche du podium fuit le double Champion du Monde cette année, à trois Grand Prix du terme.

Une conviction que l'histoire n'a pas confirmée

A 33 ans, Alonso semble prêt à se lancer un nouveau défi, et le monde de la F1 est suspendu à ses lèvres pour connaître avec précision quels sont ses projets pour 2015. Viendra le temps de faire le bilan de la collaboration entre le natif d'Oviedo et Ferrari. La tendance penchera certainement vers un échec pour celui qui, en 2010, se voyait

prêt à passer 10 ans chez Ferrari

. Un an plus tard, malgré une année 2011 ponctuée d'une seule victoire, à Silverstone, son envie restait la même et sa conviction de décrocher un titre avec Ferrari toujours très forte.

"Je sais que je pourrais avoir plus de titres, mais on ne peut pas avancer en regardant le passé", glissait-il en décembre 2011. "Il faut regarder l’avenir et le présent. Je suis totalement confiant dans le fait de remporter le championnat tôt ou tard, parce que je suis dans l’équipe idéale pour cela."

"Je suis plus motivé que jamais, il faut seulement du temps. Espérons qu’il ne faudra pas plusieurs années car j’ai 30 ans, et je ne sais pas combien d’années encore je serai là. Mais pour le moment je suis au sommet de ma carrière et je suis dans la meilleure équipe. Je n’ai aucun doute, gagner des titres va bien arriver."

Le temps a passé, trois saisons sans ce titre tant attendu, et la motivation d'Alonso au sein de la Scuderia semble aujourd'hui s'être effritée. Néanmoins, la conquête de ce troisième titre mondial reste une obsession certaine pour le pilote espagnol, qui ne cesse d'affirmer que son choix pour 2015 semblera "évident" lorsqu'il sera annoncé. Il y a encore quelques jours, Alonso précisait d'ailleurs qu'il avait "plus ou moins" le choix d'aller là où il voulait. Détient-il encore toutes les cartes maîtresses dans son jeu ?

Un élément fédérateur, pas perturbateur

Son départ de la Scuderia, non confirmé mais de plus en plus vraisemblable, peut autant se comprendre que surprendre. Ancien ingénieur de course de Felipe Massa chez Ferrari, Rob Smedley est du clan des surpris. "Je crois que Fernando est le meilleur pilote de sa génération", assure le Britannique. "Je suis un peu surpris, mais ce sont leurs affaires."

Aujourd'hui chez Williams, Smedley écarte la thèse selon laquelle Fernando Alonso aurait pu perdre de son crédit ces derniers mois à Maranello. "Il n'est pas du tout un perturbateur", insiste-t-il. "Je crois qu'il est assez cohérent dans sa vision et il sait ce qu'il veut, mais la plupart des gens qui sont très bons dans leur travail sont ainsi et je crois que c'est une force. […] Je pense qu'il a tendance à unir les gens juste parce qu'il est très bon."

Cette unanimité, Alonso la forgera-t-il de nouveau dans un autre team dès 2015 ? Seule l'annonce officielle de sa destination offrira un premier élément de réponse.

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