Quand Montezemolo protégeait Domenicali

Il suffit d’ouvrir un livre d’histoire récente de la F1 pour savoir que la Scuderia Ferrari est bien loin de son lustre des années Todt-Brawn-Byrne-Schumacher, et que le bilan de la dernière décennie ne peut que laisser la Scuderia sur sa faim

Il suffit d’ouvrir un livre d’histoire récente de la F1 pour savoir que la Scuderia Ferrari est bien loin de son lustre des années Todt-Brawn-Byrne-Schumacher, et que le bilan de la dernière décennie ne peut que laisser la Scuderia sur sa faim.

Certes, l’équipe italienne n’a pas passé une seule saison en F1 sans victoire depuis 1994, mais la dernière couronne au championnat du monde des constructeurs remonte à 2008. Depuis cette date, Ferrari n’a remporté que 12 victoires, soit une de moins que le bilan personnel de Vettel sur la seule saison 2013.

Bien sûr, des champions, en Fernando Alonso et Kimi Räikkönen, ont été attirés à bord, mais la vitesse manque dramatiquement à Maranello, où le calibrage de l’usine italienne a posé des problèmes pendant plusieurs saisons. Pour se convaincre du fait que la vitesse manque cruellement, la simple statistique du nombre de poles récoltées ces dernières années suffit à tout dire : 4 meilleurs tours absolus le samedi, en… 97 GP.

Bref, le bilan de Ferrari sous l’ère Domenicali n’est pas facile à vendre pour l’équipe la plus impliquée historiquement dans le championnat, et que Bernie Ecclestone a toujours souhaitée forte.

Pour autant, le Président Montezemolo s’est régulièrement fait l’avocat de son Directeur d’Equipe, Stenafo Domenicali. Perçu en dehors du paddock comme un « gentil » au même titre que Martin Whitmarsh, Domenicali représentait une nouvelle génération de Directeurs d’Equipes, fidèles de leurs maisons respectives depuis de nombreuses années.

« Il a été le premier à pousser le choix de Kimi Räikkönen », expliquait ainsi le Président en début de saison, rappelant également à sa façon que l’idée de faire revenir le Finlandais n’était pas venue de lui-même. « Il a bien travaillé, préparant le futur, et j’attends maintenant de voir des résultats, dans le présent ».

« Lors des trois dernières années, nous avons perdu deux titres pilotes sur la dernière course et ce n’était pas de notre faute », défendait ainsi Montezemolo encore récemment.

« Je suis là depuis un bon moment, depuis le titre de Surtees. Ensuite, en tant que Président, avec Schumacher, et le triumvirat Todt-Brawn-Byrne, nous créé un âge d’or et maintenant, l’équipe est de nouveau prête à gagner. Le vide depuis l’ère Schumacher a été causé par des retards sur le plan de la simulation et de l’aérodynamique. Malgré tout, à chaque fois à part pendant trois ans, Ferrari a toujours été dans la lutte pour le titre jusqu’à la dernière course ».

Les résultats étaient désormais attendus, de façon imminente. Ferrari a deux pilotes de premier plan à garder, et plus à perdre qu'à gagner d'une situation politico-technique difficile.

« Je compte beaucoup sur James Allison. Avec lui est arrivée le chef de l’aéro Lotus et d’autres nouveaux visages. Nous aurons enfin la créativité dont nous avons manqué. Allison connait l’équipe et les hommes, et il parle italien. D’autres le voulaient, mais il nous a préférés, et nous arrivée provoquera aussi des changements de méthodes dans de nombreux domaines ».

C’est à Pat Fry qu’est ainsi revenue la charge les opérations piste, d’imprimer la méthodologie Ferrari au sein des troupes, et de gérer le simulateur.

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