Räikkönen insatisfait mais patient avec Ferrari

Après six courses, voilà Kimi Räikkönen englué à la douzième place du classement du Championnat du Monde, devancé de 44 points par son coéquipier Fernando Alonso

Après six courses, voilà Kimi Räikkönen englué à la douzième place du classement du Championnat du Monde, devancé de 44 points par son coéquipier Fernando Alonso. À ce jour, le Finlandais n’a pas pu faire mieux qu’une très modeste septième place à Melbourne et à Barcelone. Nous sommes bien loin des attentes de celui qui a quitté Lotus en fin de saison dernière pour avoir la possibilité de jouer le titre sur la durée.

Peu épargné par la malchance, Iceman aurait dû pouvoir se battre pour une place sur le podium jusqu’à la fin du dernier Grand Prix à Monaco. Le destin en a voulu autrement, avec un incident malheureux survenu sous régime de voiture de sécurité, le pilote Ferrari ayant été heurté par Max Chilton, qui se dédoublait.

Troisième durant le premier tiers de la course, Räikkönen aura au moins pu constater les progrès au volant de sa F14 T, au lendemain d’une

séance de qualifications difficile pour lui

. Une amélioration réelle mais qui prend du temps pour être fructueuse, pour un pilote qui n’est toujours pas à l’aise dans sa monoplace.

« Je ne suis toujours pas satisfait de la voiture », confirme-t-il. « La course était meilleure que les qualifications mais nous avons encore un long chemin à parcourir pour être là où nous le voulons. Nous devons progresser dans plusieurs domaines. »

Les résultats ne démontrent pas ce travail acharné pour le moment, mais Räikkönen affirme que la Scuderia a déjà fait beaucoup. Le diagnostic des faiblesses est établi, mais rien ne remplace le temps nécessaire pour fixer les nombreux problèmes qui entravent la performance de la voiture.

« Nous avons déjà fait beaucoup de choses, particulièrement avec le moteur, mais nous manquons encore de vitesse », explique-t-il. « Nous devons comparer à Mercedes, et ils sont encore loin devant nous. Nous savons ce que nous devons faire mais ces choses-là ne sont pas faciles à résoudre. Cela prend du temps. Nous allons de l’avant en permanence mais les autres équipes progressent aussi. Nous savons où sont les points faibles mais si c’était si simple tout le monde aurait une voiture rapide. »

A Monaco, la Scuderia a pu continuer à évaluer ses besoins et les domaines dans lesquels elle doit faire mieux. Un mieux est attendu dès le Canada dans dix jours, avec l’entrée en action d’un tout nouveau package. James Allison l’assure, la F14 T sera plus rapide à Montréal qu’elle ne l’était lors des dernières courses,

notamment grâce à une mise à jour moteur assez importante

. Mais un doute subsiste tant que la vérité de la piste ne le confirmera pas, car la concurrence travaille au même rythme et c'est bien là tout le nœud du problème.

« Même si notre programme de développement a bien progressé ces dernières semaines, c’est difficile de prédire exactement ce que cela signifiera pour la compétitivité de la F14 T », prévient le directeur technique. « Nous ne savons pas quelles évolutions nos concurrents prévoient d’apporter à Montréal. Chaque amélioration doit être vue de manière relative, en espérant que le circuit délivrera une réponse digne de tous les efforts que nous avons fournis jusqu’à présent. »

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