Andretti en F2/F3 ? "Un processus à suivre"

Bruno Michel, le directeur général de la F2 et de la F3, a insisté sur le fait que l’équipe Andretti ne disposera pas de passe-droit si elle souhaite intégrer l'un des deux championnats, comme l’avait annoncé la structure américaine, qui cherche également à se faire une place en F1.

Dennis Hauger, MP Motorsport, leader au départ

Alors que l’équipe Andretti Autosport cogne à la porte de la Formule 1, l’écurie dirigée par Michael Andretti s’est vue refuser son entrée au sein du peloton par les instances dirigeantes de la discipline, alors que la FIA avait donné son aval à la structure américaine.

Mais Andretti n’abdique pas, comme en témoignent les locaux récemment ouverts à Silverstone, et l’annonce, tout aussi récente, de sa volonté de s’impliquer, au-delà de la Formule 1, dans les disciplines inférieures que sont la Formule 2 et la Formule 3. Pour l’instant toutefois, aucun contact n’a été établi entre Andretti et les dirigeants de la F2/F3, comme le précise Bruno Michel, le directeur des deux championnats.

"J’ai lu quelques articles sur Andretti disant qu’ils voulaient rejoindre la F2 et la F3, mais nous n’avons pas encore été en contact", a déclaré Michel. "Il est probable que cela se produise. La deuxième chose, c’est que j’ai compris qu’Andretti envisageait également des programmes possibles pour la Formule 1 qui, pour l’instant, n’est pas encore décidée. Maintenant, si Andretti veut rejoindre la F2 et la F3, elle doit passer par le même processus que n’importe qui d’autre, parce que c’est comme ça que ça marche."

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"Nous avons un processus de sélection tous les trois ans dans les deux catégories. Celui de la F2 a eu lieu l’année dernière, à la fin de l’année 2023, et le prochain aura donc lieu dans trois ans. Pour la F3, le processus de sélection aura lieu cette année. S’ils veulent s’inscrire, ils doivent bien sûr passer par le processus de sélection."

Pour l’équipe basée à Indianapolis, il ne s’agirait que de branches supplémentaires ajoutées à son incroyable champ d’implication en sport automobile. Andretti Autosport, désormais baptisée Andretti Global pour souligner ses aspirations à l’échelle internationale, fait ainsi partie des formations historiques du championnat Indycar, où elle engage actuellement trois monoplaces, ainsi que dans la série d’accession, la Formule Indy NXT (quatre voitures).

Depuis 2014, elle fait également partie des piliers du championnat de Formule E, avec notamment un partenariat de quatre ans avec BMW, puis avec Porsche ces deux dernières saisons. On la retrouve également en IMSA (en partenariat avec la Wayne Taylor Racing), en Supercar australien (avec le Walkinshaw Racing) et en Extreme E.

Norman Nato (Andretti) en Formule E à Monaco.

Norman Nato (Andretti) en Formule E à Monaco.

Photo de: Sam Bagnall / Motorsport Images

Pourtant, malgré son prestige et son assise en sport automobile, Bruno Michel insiste sur le fait qu'Andretti ne bénéficiera pas de traitement de faveur si l’équipe souhaite s’engager en Formule 2 et/ou en Formule 3.

"La plupart des équipes sont présentes en Formule 2 depuis de très nombreuses années", poursuit ce dernier. "Il y a eu quelques changements dans l’actionnariat de certaines équipes au cours des deux dernières saisons parce que la F2 et la F3 sont devenues des affaires très intéressantes pour les propriétaires d’équipes. Mais je dois être juste envers les équipes existantes."

"Bien sûr, Andretti est un bon nom. Bien sûr, Andretti est intéressant dans le cadre d’un programme général de course automobile. Nous n’avons pas d’équipe américaine en F2, donc elle remplit beaucoup de conditions. Mais alors, oui, elle devra passer par le même processus que tous les autres parce que ce serait complètement injuste pour les équipes existantes dans le cas contraire."

"Pour l’instant, je ne suis pas très enclin à augmenter le nombre d’équipes."

Interrogé sur la possibilité d'ajouter Andretti à la liste existante des écuries engagées en F2/F3, en étendant le nombre d'écuries engagées, Bruno Michel a insisté sur le fait que ce sujet était "complètement hors de question".

"Pour l’instant, je ne suis pas très enclin à augmenter le nombre d’équipes. Ce qui signifie que, pour revenir à Andretti, oui, ils peuvent essayer de conclure un accord avec une équipe existante ou ils peuvent poser leur candidature. S’ils posent leur candidature, il est toujours possible qu’une équipe ne continue pas ou qu’une équipe n’ait pas fait un travail correct et, dans ce cas, il y a une chance d’entrer dans l’équipe."

Bruno Michel, directeur de la F2 et de la F3.

Bruno Michel, directeur de la F2 et de la F3.

Photo de: Simon Galloway / Motorsport Images

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