La F2 défend sa décision de lancer une nouvelle voiture

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La F2 défend sa décision de lancer une nouvelle voiture
Par : Jack Benyon
9 juin 2018 à 11:35

Bien que des pilotes aient critiqué la décision d'adopter la nouvelle Formule 2 pour 2018, Bruno Michel, PDG du championnat, affirme que c'était la "bonne décision", malgré les problèmes techniques survenus sur la monoplace.

Des problèmes au niveau de la gestion moteur et de l'embrayage ont gâché les débuts de la nouvelle F2 2018, menant des pilotes de pointe comme Artem Markelov à remettre en question son arrivée.

"Bien sûr que c'était la bonne décision", déclare Bruno Michel pour Motorsport.com dans une interview exclusive. "L'autre voiture avait six ans, et le moteur avait 12 ans. Il était temps de passer à une sorte de nouvelle technologie. Quand on lance une nouvelle voiture, on sait qu'il va forcément y avoir de petits problèmes de fiabilité au tout début. J'en ai parlé avec Artem, je lui ai dit que je pensais qu'il avait tort, et il était d'accord."

Michel estime que la voiture a joué un rôle dans les courses disputées de ce début de saison en F2. La monoplace paraît être à l'aise dans l'air turbulent des autres voitures, et les dépassements étaient nombreux lors des quatre premiers meetings.

"Ce qui est certain, c'est que la façon dont la voiture est conçue est un succès total dans la manière dont ils sont capables de se suivre et de prendre l'aspiration", poursuit Michel. "C'est assez incroyable. C'est absolument la clé avec le type de batailles que nous voulons avoir en piste."

"Cette voiture est véritablement capable de produire des courses fantastiques, et la réglementation qui l'accompagne aide aussi à faire de belles courses. Est-ce qu'elle est mieux que l'autre [la GP2/11], je ne sais pas, mais au moins produit-elle des courses fantastiques, et c'est ce que nous voulons."

Le Halo "a fait ses preuves"

Tadasuke Makino, RUSSIAN TIME et Nirei Fukuzumi, BWT Arden s'accrochent

Bruno Michel pense que le Halo "a fait ses preuves" après avoir sauvé la vie de Tadasuke Makino à Barcelone. Ce dispositif a été introduit en Formule 1 et en F2 cette saison, créant la polémique, les pilotes le trouvant gênant et les fans n'appréciant pas son apparence.

Cependant, à Barcelone, le Halo a passé son premier véritable test en course lorsque la roue arrière gauche de Nirei Fukuzumi s'est posée sur le Halo de Makino. Sans celui-ci, la roue aurait pu atterrir sur la tête du pilote Russian Time.

"Quand nous avons commencé à concevoir la nouvelle voiture l'an dernier et que la FIA est arrivée avec le Halo, nous étions très contents d'être les premiers à le monter sur notre voiture, et au début, les gens se demandaient s'il était efficace et s'il était beau", rappelle Michel.

"En fin de compte, il a prouvé son efficacité, Barcelone en a été un très bon exemple, et plus personne ne parle de son manque d'esthétisme. Quand il y a quelque chose de nouveau dans l'apparence d'une voiture, il y a toujours ce genre de discussions. Je pense que tout le monde s'y est habitué rapidement et qu'il a fait ses preuves."

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Séries FIA F2
Auteur Jack Benyon
Type d'article Actualités