GP2 - Malgré les problèmes techniques, Berthon reste optimiste

Nathanaël Berthon, un des deux représentants français de la promotion GP2 2014, a connu un début de saison bien difficile

Nathanaël Berthon, un des deux représentants français de la promotion GP2 2014, a connu un début de saison bien difficile. N'étant pas parvenu à marquer le moindre point en six courses, le Français est actuellement 24e du classement général. Lors d'une interview accordée à ToileF1, il a expliqué l'origine des difficultés qu'il rencontre cette année.

Tout d'abord, il y a le fait que l'accord entre Berthon et l'équipe Venezuela GP Lazarus a été tardif : l'officialisation date du 7 mars, moins d'un mois avant le premier meeting à Bahreïn.

"À la base, je n'étais pas censé faire de GP2 cette année, j'ai juste eu l'opportunité de venir ici", commente le pilote Lazarus. "Ils m'ont appelé, c'était un peu à la dernière minute. Même s'ils n'ont pas beaucoup d'argent, ils ont un gros sponsor. Ils avaient besoin d'un pilote avec de l'expérience pour pouvoir essayer de remonter la pente, parce que l'année dernière, ils n'étaient vraiment, vraiment pas bien".

En effet, Lazarus s'est classé bon dernier du championnat par équipes 2013 avec douze petits points au compteur, dont dix acquis lors du chaotique meeting monégasque. Le niveau de l'écurie ne s'améliore pas cette année : après trois meetings, la meilleure performance qualificative de 2014 a été réalisée par Berthon avec sa 15e place de Barcelone. Les performances de l'Auvergnat sont notamment affectées par des problèmes de freins, et le manque de fiabilité de sa monoplace ne lui permet pas d'obtenir les résultats nécessaires en course.

"En fait, je suis en train d'essayer de refaire le même travail que l'année dernière avec Trident", compare-t-il. "J'aimerais que ça paye plus vite, j'aimerais que ça paye tout de suite, mais tout de suite, ce n'est pas possible. On a beaucoup de soucis de fiabilité, il y a beaucoup de pièces à changer. Par exemple, ce weekend, j'ai perdu les freins en essais libres, j'ai pris le mur direct. À Barcelone, j'ai perdu les freins. Hier, en course, les freins, ce n'était pas ça. Si on arrive à régler tous ces petits problèmes de boîte, de freins, d'embrayage et compagnie, je pense qu'après, on pourra se concentrer plus sur la performance, et ça pourra avancer plus vite. Pour l'instant, on a des soucis de fiabilité et il faut les régler, j'espère dès la course prochaine".

L'absence de résultat pèse sur les épaules de Berthon, qui ne veut pas envisager de passer l'année sans résultats probants, même si sa principale préoccupation est actuellement de voir le drapeau à damier.

"Je n'ai jamais fait une saison à blanc : j'ai toujours eu au minimum, même dans mes plus mauvaises saisons, un podium", rappelle celui qui a connu le succès dans les deux antichambres de la Formule 1. "Pour l'instant, on ne parle pas de podium, on parle déjà de finir des courses. Hier, c'était la première fois de l'année que je finissais une course 1. Bahreïn, j'ai dû arrêter à cause d'un mauvais changement de roues. Barcelone, je n'avais plus de freins. Là, c'est la première fois où je finis une course, donc c'est déjà quelque chose de positif".

"Après, l'objectif, c'est marquer des points. Dès on aura réglé tous ces soucis de fiabilité, je pense qu'on pourra se concentrer sur la performance. Il y a honnêtement de très bons éléments dans l'équipe. C'est juste une question de coordination et un peu de souci du détail aussi. Il y a d'autres équipes qui travaillent énormément, plus que nous, il faut au moins qu'on se mette la même charge de travail et essayer de comprendre tout ça".

Le pilote Lazarus est prompt à admettre que les autres équipes ne rencontrent pas ces soucis-là, et que la sienne doit donc se remettre en question.

"La situation chez Lazarus est un peu compliquée, parce qu'ils ont beaucoup de freelance", diagnostique-t-il. "Il n'y a pas tous les jours quelqu'un à l'atelier. Si je prends DAMS par exemple, parce que cette année ils sont au-dessus du lot, ils ne gagnent pas par hasard. Tous les jours, ils travaillent. Même s'ils gagnent, demain, ils vont encore travailler. Ils sont très fiables aussi, parce qu'ils font attention à tous les détails. Je pense que des écuries comme ça, il faudrait s'en inspirer, mais ce n'est pas perdu".

Malgré tout, Berthon reste optimiste : la saison 2013 lui a prouvé que la victoire était possible, même après un début de saison décevant. "Honnêtement, j'ai bon espoir ; cela prend plus de temps que ce que j'espérais, mais je vois que cela va quand même dans la bonne direction", conclut-il.

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