GP2 - Portrait : La soif de victoire de Mitch Evans

Champion 2012 de GP3, Mitch Evans est désormais à la porte de la Formule 1

Champion 2012 de GP3, Mitch Evans est désormais à la porte de la Formule 1. Le Néo-Zélandais a d'ores et déjà prouvé sa pointe de vitesse, mais sa progression en GP2 ne s'est pas faite aussi idéalement qu'il l'aurait souhaité malgré sa victoire à Hockenheim. ToileF1 a rencontré le pilote RT Russian Time à Spa-Francorchamps, quelques heures avant la séance de qualifications qui l'a conduit en troisième position.

La carrière du jeune pilote l'a d'abord mené à concourir dans son pays natal, avant de devoir faire de nombreux sacrifices en partant pour l'Europe, à la conquête d'un futur en Formule 1. Mitch Evans dresse un bilan plutôt bon, même s'il souhaite améliorer ses performances en GP2 : « Honnêtement, je suis partagé sur cet aspect. Bien sûr, ma victoire cette saison fait partie des points positifs, mais j'ai terminé de nombreuses courses hors des points. Je suis satisfait, sans plus. En effet, lorsqu'on ne gagne pas régulièrement et lorsqu'on évolue loin des avant-postes, la satisfaction ne peut être entière. »

En début de carrière, Mitch Evans a profité du championnat de Toyota Racing Series pour apprendre beaucoup des championnats monoplaces : « C'est un championnat qui a beaucoup apporté aux pilotes néo-zélandais, qui ont pu affronter des pilotes habitués à courir en Europe, des pilotes internationaux. Cela leur a permis d'élever leur niveau de jeu. La force du championnat, c'est d'avoir lieu dans l'intersaison européenne où la plupart des pilotes ne concourent pas ailleurs. »

Les meetings très resserrés offrent une quinzaine de courses aux pilotes, sur des pistes néo-zélandaises que seuls les locaux connaissent sur le bout des doigts. Ils ont affaire à des adversaires coriaces, parfois habitués à des championnats de haut niveau et qui veulent se faire la main pendant l'hiver européen...

Mitch Evans est également le poulain de Mark Webber. L'ancien pilote de Formule 1 a soutenu sans réserve le jeune néo-zélandais, qui admet lui devoir beaucoup et concède que la route aurait été bien plus sinueuse sans son aide. Après tout, l'enjeu est conséquent : continuer d'écrire l'histoire des pilotes néo-zélandais en Formule 1 : « J'en serais extrêmement fier ! Ce serait appréciable pour mon pays, pour moi aussi bien évidemment. Cela fait longtemps depuis Dennie Hulme, Bruce McLaren et Chris Amon, puisque cela remonte aux années 60 et 70. J'aimerais être celui qui brise ces longues années sans pilote néo-zélandais. »

Le pilote RT Russian Time mène son équipe en leader, puisque son coéquipier, le Russe Artem Markelov, vient du championnat de F3 allemande et réalise une saison d'apprentissage. Qu'en pense le plus expérimenté des deux ? « C'est une difficulté supplémentaire, mais au fur et à mesure, il acquiert de l'expérience et apporte sa contribution. Par ailleurs, il ne démarre pas de zéro puisqu'il connaît déjà quelques circuits. »

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries FIA F2
Pilotes Mark Webber , Bruce McLaren , Chris Amon , Mitch Evans , Artem Markelov
Équipes Toyota Racing
Type d'article Actualités