GP2 - Richelmi "frustré" de ne pas se battre pour le titre

Vainqueur à domicile en Principauté, Stéphane Richelmi est monté sur le podium pour la première fois de la saison, après ce qui peut ressembler à une traversée du désert depuis le début de l'année

Vainqueur à domicile en Principauté, Stéphane Richelmi est monté sur le podium pour la première fois de la saison, après ce qui peut ressembler à une traversée du désert depuis le début de l'année.

Le niveau de performance et la régularité sont pourtant présents : Richelmi a marqué des points cinq fois en six courses et s'est qualifié sur les deux premières lignes de la grille à chaque séance qualificative cette saison, avec en point d'orgue une belle pole position à Barcelone. Comment expliquer une telle hausse des performances de celui qui n'avait signé qu'une fois le meilleur temps des qualifications lors de ses deux premières saisons en GP2, avec DAMS déjà ?

"C'est un peu les deux", a répondu le Monégasque lorsque ToileF1 lui a demandé si la cause de cette hausse était plutôt son expérience ou DAMS. "En GP2, on roule très peu, donc c'est normal que plus on fait de saisons, meilleur on est. L'année dernière, on avait déjà une bonne perfo, pas à Monaco c'est vrai, mais sur l'ensemble de la saison, j'étais quand même le cinquième meilleur en qualifs. Après, les courses, on sait bien qu'il y a tellement de paramètres à gérer que ce n'est jamais facile".

"Cette année, c'est ma troisième année, ma deuxième avec DAMS", poursuit-il. "On se connaît bien : ils savent comment me pousser ; moi, je sais comment travailler avec eux, ce qu'ils attendent de moi. Pour l'instant, en performance, on n'a rien à dire".

Pourquoi Richelmi n'a-t-il pas transformé sa forme qualificative en résultat de course ? À cause de divers problèmes et incidents survenus lors de la première course de chaque weekend, qui ont donc un impact sur l'ensemble de chaque meeting à cause du système de grille inversée.

"Je commence à être frustré, à en avoir un peu marre", soupire-t-il. "Ce n'est pas du manque de chance, mais je n'ai pas la réussite. En qualifs [à Monaco], je suis gêné ; à Barcelone, au dernier moment quand j'ai déjà l'embrayage lâché et quand on doit tous partir, ils mettent un départ annulé ; à Bahreïn, on casse un truc sur la voiture... ça commence à faire beaucoup !".

"C'est l'effet boule de neige : l'année dernière, c'est pareil, les quatre premiers weekends étaient très difficiles, et à partir de Silverstone et le podium, ça s'est un peu débloqué, on a commencé à marquer des gros points à chaque course. Il ne faut pas baisser les bras, c'est sûr, mais je devrais me battre avec mon coéquipier pour la tête du championnat, et c'est loin d'être le cas", regrette le pilote DAMS.

Il faut dire que Richelmi a pour coéquipier un pilote rapide, expérimenté et qui a de la réussite par-dessus le marché, en la personne de Jolyon Palmer. Le Britannique caracole en tête du championnat avec 46 points d'avance sur son dauphin. "L'année dernière, il était rapide mais avec beaucoup d'erreurs, et là, Jo est en train de faire le début de saison parfait, il y a tout qui se met en ordre, la voiture est bonne. C'est tant mieux qu'il soit rapide parce qu'on s'entraide, on se pousse l'un l'autre".

Le fait est que l'association Richelmi-Palmer réussit à DAMS : l'équipe française mène le championnat par équipes avec 135 points déjà. Espérons pour son pilote monégasque qu'il parviendra à répéter son succès monégasque lors d'une course longue, comme il l'espère.

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Séries FIA F2
Pilotes Stéphane Richelmi , Jolyon Palmer
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Type d'article Actualités