GP2 - Vandoorne se confie à domicile

Le Belge Stoffel Vandoorne réalise son meeting de GP2 à domicile

Le Belge Stoffel Vandoorne réalise son meeting de GP2 à domicile. Poleman ce week-end, il espère convertir ce résultat en de gros points et pourquoi pas recoller à la lutte pour le championnat, si la hiérarchie évolue d'ici à la fin de saison. ToileF1 a recueilli ses impressions après la séance de qualifications de ce vendredi.

De la Formule Renault 3.5 au GP2, on a vu que tu t'étais adapté rapidement. Est-ce une prouesse, quand on sait à quel point il est difficile d'y être régulier ?

C'est l'un des championnats les plus relevés avant la F1. Il est effectivement très compliqué d'être régulier durant la saison. On a connu de mauvaises courses à Barcelone et Monaco. A ce stade-là, on a travaillé dur avec l'équipe pour essayer de mettre tout au point. A partir de maintenant, on doit essayer de ne pas faire d'erreur et de continuer ainsi, en montrant que la performance est là.

Tout au long de ta carrière, tu as eu affaire à des adversaires coriaces. Lequel estimes-tu être le plus redoutable ?

C'est difficile à dire. Dans quasiment tous mes championnats, je me suis battu contre Daniil Kvyat. En Eurocup Formula Renault 2.0, j'ai concouru dans un championnat très relevé. Je me suis aussi battu contre Kevin Magnussen en Formula Renault 3.5 Series alors que je n'étais que rookie. Si je dois trancher, je dirais que Kvyat était le plus coriace : on était tous les deux dans la deuxième année en Eurocup. La différence avec Magnussen, c'est que l'écart de performance pouvait lui donner un petit avantage.

Quelle a été l'importance du RACB dans ta carrière, et ce soutien se matérialise-t-il de la même façon aujourd'hui ?

C'est grâce à eux que j'ai pu commencer ma carrière en monoplace, en F4. Ils m'ont placé à l'Autosport Academy, en m'aidant à trouver les financements pour la 2.0 et la 3.5. Sans eux, je n'aurais jamais été là !

ART Grand Prix a soufflé le chaud et le froid ces dernières années avec la GP2/11. Que penses-tu avoir apporté à l'équipe pour qu'elle brille à nouveau aux avant-postes, faisant de toi l'un des meilleurs débutants passés dans l'équipe ?

Quand je suis arrivé chez ART, ils ne sortaient pas de leur meilleure saison. On a beaucoup travaillé ensemble, notamment avec les ingénieurs. On dispose de nombreux talents dans l'équipe, de bons ingénieurs. Il ne faut pas oublier qu'ils ont gagné des championnats par le passé ! Ils savent comment le faire et la cohésion d'équipe a permis à ce travail commun de payer.

A Spa, tu as déjà gagné en Formula Renault 3.5 Series l'année passée en étant rookie. Es-tu confiant pour réitérer ce résultat à domicile ?

La pole, c'est toujours la meilleure place pour s'élancer ! Par contre, en GP2, on voit souvent que tout est possible, cela ne garantit donc pas de convertir ce résultat en victoire. Il faudra se concentrer sur une bonne stratégie, il faut aussi voir quelle sera la météo. Tout est possible !

On a vu de grands écarts de température et de météo lors de plusieurs épreuves cette saison… De l'extérieur, cela semble être le plus difficile à gérer. Est-ce vraiment le cas ?

Même sans cela, avec une stratégie normale, avoir deux types de gommes Pirelli à gérer complique déjà les choses. Parfois, des pilotes remportent une course alors qu'ils étaient partis quinzième. Dans les autres championnats, ces scénarios sont presque impossibles !

Tu fais partie des pilotes sur la grille qui ont un pied en F1 avec ta relation avec McLaren. Est-il difficile de gérer un emploi du temps plus chargé ?

Cela ne me pose pas beaucoup de souci. Ici, en Belgique, j'ai davantage de sollicitations au niveau des médias puisque je cours à domicile. En tant que pilote de réserve McLaren, je travaille beaucoup pour eux mais j'ai l'habitude, désormais, de combiner les deux !

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A propos de cet article
Séries FIA F2
Pilotes Kevin Magnussen , Daniil Kvyat , Stoffel Vandoorne
Équipes ART Grand Prix
Type d'article Actualités