Interview - Stoffel Vandoorne, une domination impitoyable en toute modestie

La saison 2015 de GP2 Series est l'histoire d'une domination comme l'antichambre de la Formule 1 n'en a jamais vue.

Il est légitime de dire que Stoffel Vandoorne écrase le championnat, avec dix podiums dont cinq victoires en quatorze courses. Le Belge est a remporté presque toutes les courses principales disputées cette saison - seules les courses sprint lui échappent encore, du fait de la grille inversée.

Avec 223 points au compteur (et une moyenne ahurissante de 33 unités par meeting), Vandoorne dispose déjà de 105 points d'avance sur son plus proche rival Alexander Rossi, et semble bien parti pour réaliser, statistiquement, la meilleure saison de l'Histoire. Nombreux sont les concurrents qui ont l'impression d'avoir affaire à une machine inarrêtable lorsqu'il s'agit de l'association Vandoorne/ART.

Motorsport.com a rencontré le jeune pilote McLaren à Spa-Francorchamps, peu avant un beau succès à domicile, pour faire le point sur cette première partie de saison réussie.

 

Motorsport.com - Quel bilan tirez-vous de cette première moitié de saison?

Stoffel Vandoorne - Je pense qu'on ne peut surtout pas se plaindre. C'était un très bon début de saison pour nous avec des pole positions, des victoires et finalement, la tête du championnat aussi. Nous avons pas mal d'avance, maintenant. Le début de saison a été très bon pour nous, donc maintenant, le but, c'est de continuer comme ça.

Qu'est-ce qui fait votre principale force avec ART? Qu'est-ce qui vous rend meilleurs que les autres?

Surtout, l'an dernier, nous avons fait quelques erreurs et nous avons tous appris de cela. J'ai fait des erreurs, l'équipe a fait des erreurs. Je crois qu'on a vraiment compris comment on doit construire un weekend.

À chaque fois que nous sortons du box, nous avons une très bonne base de réglages de voiture ; à chaque fois, l'équipe est en confiance, je suis en confiance avec la voiture et à chaque fois, nous pouvons nous battre pour les premières positions. Je pense que ça, c'est une des clés en GP2 pour réussir à gagner.

J'imagine que vous construisez sur des bases de réglages qui ont été posées l'an dernier.

C'est sûr. Tout au long de l'année dernière, nous avons travaillé sur une base que nous avions déjà. Nous avons affiné tout ça. La fin de saison de l'an dernier était déjà très bien, et là, pendant l'hiver, nous avons juste ajusté encore quelques détails.

De circuit en circuit, il y a toujours des choses à changer, mais la base est très bonne, et nous savons que plus ou moins partout, nous pouvons jouer devant.

Avez-vous travaillé sur la stratégie, qui était peut-être un point faible, par rapport à l'an dernier?

Oui, je pense que notre préparation est meilleure que l'an dernier. Je pense qu'avant de commencer un weekend, nous avons déjà une vision un peu plus claire de la stratégie et de comment gérer le weekend. Je pense que nous avons fait un step là-dessus comparé à l'an dernier.

Quelle a été, selon vous, votre meilleure performance depuis que vous êtes arrivé en GP2?

C'est difficile à dire. Je pense qu'un très très bonne course pour moi, je n'avais même pas gagné, c'était Sotchi l'an dernier. Nous étions en tête de la course et nous avons eu la voiture de sécurité au mauvais moment. J'étais avec les pneus tendres, donc du coup, j'ai dû continuer pendant une vingtaine de tours.

Ce n'était pas facile, mais je pense que c'est la course où je me suis presque le plus donné. et où j'ai tout fait pour remonter. Malheureusement, nous n'avons fini que cinquième, mais je pense que nous aurions vraiment pu gagner avec beaucoup d'avance.

À l'heure actuelle, il n'y a plus qu'un pilote qui pense encore pouvoir vous rattraper, à savoir Alexander Rossi. Le voyez-vous comme votre principal rival?

Je ne pense pas que Rossi soit le seul. Le deuxième, le troisième et le quatrième, au championnat, sont assez serrés, avec [Sergey] Sirotkin et [Rio] Haryanto aussi. Rossi n'a pas encore gagné cette saison et je pense qu'il va bientôt gagner une course aussi [en effet, il s'est imposé à Spa ce dimanche, ndlr]. On verra bien. C'est sûr que nous avons une bonne avance, et c'est toujours mieux d'avoir l'avance que d'être derrière.

En ce moment, cela se passe bien. Nous sommes toujours devant et nous prenons de bons points même dans les weekends où cela se passe un peu moins bien, nous prenons toujours de très bons points, donc nous verrons bien à la fin de la saison comment cela va se passer.

En tout cas, le titre pourrait être bientôt scellé bien qu'il reste huit courses à disputer, peut-être même dès Monza : si Vandoorne venait à y inscrire au moins 39 points de plus que Rossi et au moins 20 points de plus que Sirotkin et Haryanto, il deviendrait le Champion 2015 de GP2 Series.

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Équipes ART Grand Prix
Type d'article Interview
Tags championnat, interview, titre