Leclerc ne voit que du positif dans ses disqualifications

Les disqualifications ne sont jamais très appréciées en sport automobile, mais Charles Leclerc pense que les deux exclusions qu'il a récemment subies ont en réalité contribué à ses chances d'obtenir un baquet en Formule 1 pour 2018.

Leclerc s'est montré particulièrement dominateur lors de cette campagne en Formule 2, signant pas moins de sept pole positions et de cinq victoires (dont quatre en Course Principale).

Sept pole positions en une saison, c'est déjà un record – surtout pour un rookie – mais ce total aurait pu être de huit poles consécutives si le Monégasque n'avait pas été exclu des qualifications du Hungaroring pour une broutille technique, contraint à une remontée époustouflante le lendemain sur un circuit où les dépassements ne sont pas aisés.

À Spa-Francorchamps, alors qu'il s'était imposé avec près de 27 secondes d'avance – un gouffre ! – en Course Principale, Leclerc a cette fois été disqualifié en raison d'une usure excessive du patin de sa monoplace, tout comme son principal rival pour le titre Oliver Rowland. S'élançant donc du fond de grille pour la Course Sprint, il a néanmoins atteint le top 5.

Quant au week-end de Monza, il a été vierge de tout point, en raison d'un accrochage avec Nyck de Vries, avec qui il luttait pour la victoire, dans le dernier tour de la Course Principale. Or, lorsque Motorsport.com lui demande dans un entretien exclusif s'il est inquiet d'avoir inscrit seulement 30 unités lors des trois derniers meetings (contre 188 lors des six premiers), Leclerc répond : "Cela ne m'inquiète pas du tout."

"À Budapest, où nous avons été disqualifiés pour une erreur de notre part, nous avons quand même fini quatrième de la course, ce qui était incroyable du point de vue de la performance. Puis à Spa, nous avons été disqualifiés et sommes remontés à la cinquième place."

"En fin de compte, le plus important, ce sont les points, car c'est ce qui vous fait remporter un championnat ou le perdre, mais je pense que pour les gens qui me regardent et qui m'évaluent pour un baquet potentiel en F1 l'an prochain, ces courses ont peut-être même été utiles. Je pense avoir montré ce que je n'aurais probablement pas montré si nous étions partis de l'avant tout le temps."

"Heureusement, je suis dans une position où j'ai encore 59 points d'avance, donc ce n'est que positif pour les gens qui essaient de m'évaluer de me voir partir du fond de grille et remonter lors des dernières courses en date."

Une disqualification "dure à encaisser" à Spa

Le pilote Prema ne peut toutefois que reconnaître sa déception d'avoir été disqualifié à Spa-Francorchamps, une sanction "un peu plus dure à encaisser" qu'au Hungaroring, alors qu'il venait de remporter l'une des victoires les plus impressionnantes de l'Histoire du championnat.

"Nous n'allons pas faire rouler la voiture 10 mm plus haut juste parce que nous craignons d'être disqualifiés", relativise Charles Leclerc. "Spa est un circuit où il est plus dur de prédire ce genre de choses, et nous nous sommes un peu trompés. J'aurais sûrement dû un peu moins prendre les vibreurs, ou essayer d'attaquer un peu moins une fois que j'avais dix secondes d'avance. C'est comme ça, ce n'est pas grave."

Propos recueillis par Alex Kalinauckas

 
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Type d'article Actualités