Guide 2018 - Le plateau GP3 passé au crible

partages
commentaires
Guide 2018 - Le plateau GP3 passé au crible
Par :
9 mai 2018 à 08:58

Le GP3 Series attaque ce week-end sa neuvième saison d'existence, l'ultime campagne avant l'arrivée de la FIA F3 à sa place.

C'est la dernière saison d'un cycle de trois ans pour la Dallara GP3/16, troisième et dernière monoplace du championnat. Les 20 concurrents retrouvent ce bolide de 661 kg (pilote inclus) qui dispose d'un moteur atmosphérique Mecachrome développant 400 ch. Ici, pas encore de Halo, c'en est presque old-school !

Neuf meetings de deux courses sont au programme aux côtés de la Formule 1 et de la Formule 2, de Barcelone à Abu Dhabi, avec notamment le Grand Prix de France sur le Circuit Paul Ricard, fin juin.

Calendrier 2018 de GP3 Series

DateCircuit
11-13 mai  Barcelone
22-24 juin  Paul Ricard
29 juin - 1er juillet  Red Bull Ring
6-8 juillet  Silverstone
27-29 juillet  Hungaroring
24-26 août  Spa-Francorchamps
31 août - 2 septembre  Monza
28-30 septembre  Sotchi
23-25 novembre  Abu Dhabi

Quant au plateau de pilotes, nous vous proposons de le découvrir avec notre diaporama dédié !

Note : le nombre d'étoiles affiché pour les pilotes, de 1 à 4, correspond à la cote que nous leur donnons pour la saison à venir selon différents facteurs. Il n'est pas (uniquement) représentatif du talent pur des pilotes.

Diapo
Liste

ART Grand Prix et ses pilotes : Callum Ilott, Anthoine Hubert, Nikita Mazepin et Jake Hughes

ART Grand Prix et ses pilotes : Callum Ilott, Anthoine Hubert, Nikita Mazepin et Jake Hughes
1/6

ART Grand Prix demeure la référence incontestée du GP3 Series. En huit ans d'Histoire du championnat, la structure bourguignonne a été sacrée à sept reprises chez les équipes, à cinq chez les pilotes. L'an passé, elle a placé ses quatre hommes dans le top 4 au général, dont Anthoine Hubert, qui redouble avec forcément le titre pour ambition.

Ses adversaires les plus sérieux seront indéniablement ses coéquipiers, car ART aligne de nouveau le line-up le plus redoutable du plateau. Il faut se méfier d'un Jake Hughes peut-être sous-estimé, qui avait déjà gagné avec DAMS en 2016 et se retrouve au sein d'une écurie plus compétitive pour son retour dans la discipline après une année de transition en F3 Europe.

La F3 Europe, Callum Ilott n'a connu que ça dans sa jeune carrière en monoplace, mais le protégé de Ferrari y a montré des progrès remarquables et son talent est certain, même s'il lui sera difficile de prendre l'ascendant sur Hubert et Hughes, qui connaissent déjà la GP3/16.

Nikita Mazepin, quant à lui, sort de deux saisons décevantes en F3 Europe, lors desquelles il n'a gagné aucune course. Les chronos du pilote de développement Force India étaient logiquement en deçà de ceux de ses partenaires en essais hivernaux. Pour l'anecdote, il se retrouve dans la même équipe qu'Ilott, qu'il avait agressé à coups de poing après avoir été gêné en essais libres, en 2016. Ambiance !

Trident Racing et ses pilotes : Pedro Piquet, Giuliano Alesi, Ryan Tveter et Alessio Lorandi

Trident Racing et ses pilotes : Pedro Piquet, Giuliano Alesi, Ryan Tveter et Alessio Lorandi
2/6

Après avoir longtemps écumé les fonds de grille, Trident est de plus en plus compétitif. L'équipe transalpine aura de nouveau pour fer de lance Giuliano Alesi, fils de Jean, qui a pris une belle cinquième place au championnat l'an dernier, certes bien aidé par les grilles inversées, car ses performances en qualifications laissaient à désirer. Pour sa troisième campagne dans la discipline, le membre de l'académie Ferrari devra impérativement faire mieux sur un tour afin de viser le titre.

La continuité sera également présente pour Ryan Tveter, l'un des pilotes les plus âgés du plateau à presque 24 ans mais dont la campagne 2017 était encourageante avec la huitième place au championnat, déjà avec Trident. Son potentiel paraît toutefois limité et on l'imagine facilement plafonner lors de cette nouvelle saison.

Alesi et Tveter sont rejoints par Alessio Lorandi – auteur de performances prometteuses l'an passé avec Jenzer, qui pourrait jouer aux avant-postes – et Pedro Piquet, le Champion de F3 Brésil rejoignant le GP3 après deux campagnes plus ou moins moyennes en F3 Europe.

Jenzer Motorsport et ses pilotes : Tatiana Calderón, Juan Manuel Correa et David Beckmann

Jenzer Motorsport et ses pilotes : Tatiana Calderón, Juan Manuel Correa et David Beckmann
3/6

L'an passé, grâce à Arjun Maini et Alessio Lorandi, Jenzer Motorsport a remporté ses premières victoires en GP3 depuis 2012. La structure suisse pourra compter cette fois sur un line-up assez hétéroclite, avec Tatiana Calderón en tête de file. Doyenne du plateau à 25 ans, la pilote de développement Sauber est statistiquement la meilleure femme de l'Histoire du GP3 et poursuit une progression certes lente mais constante. Ses chronos des essais hivernaux laissent imaginer qu'elle va enfin trouver sa place en première moitié de tableau.

Pour ses coéquipiers, cela risque d'être plus difficile. Jadis prometteur, David Beckmann sort d'une saison très décevante en F3 Europe et a besoin de rebondir, tandis que Juan Manuel Correa a fait le saut de la F4 au GP3 en fin d'année dernière, avec très peu de succès.

Arden International et ses pilotes : Gabriel Aubry, Julien Falchero et Joey Mawson

Arden International et ses pilotes : Gabriel Aubry, Julien Falchero et Joey Mawson
4/6

Décidément, Arden International a un accent très français cette année ! Avec Gabriel Aubry et Julien Falchero, les tricolores représentent deux tiers du line-up de la structure anglaise. Cela ne s'annonce toutefois pas facile : Falchero n'a connu que peu de succès pour sa première campagne dans la discipline, tandis qu'Aubry débute en GP3, venant de Formule Renault où il a signé quelques victoires sans être candidat au titre. Quant à leur compère Joey Mawson, il sort également d'une campagne légèrement décevante en F3 Europe, avec la 13e place au général et un seul podium à la clé.

À noter que l'an passé, pour la première fois depuis 2010, Arden n'a pas remporté plusieurs victoires, avec l'unique succès de Niko Kari. Les chronos signés en tests de pré-saison sont en tout cas assez peu prometteurs.

Campos Racing et ses pilotes : Leonardo Pulcini, Simo Laaksonen et Diego Menchaca

Campos Racing et ses pilotes : Leonardo Pulcini, Simo Laaksonen et Diego Menchaca
5/6

Habitué au fond de grille en GP3, Campos Racing ne semble pas parti pour en sortir, même si son nouveau fer de lance Leonardo Pulcini a montré un potentiel intéressant l'an passé, simplement pas concrétisé. Son meilleur temps lors des essais hivernaux de Jerez en témoigne.

En revanche, Simo Laaksonen n'était pas impressionnant en Euroformula Open la saison dernière, tandis que Diego Menchaca ne doit ses résultats en apparence corrects en Formule V8 3.5 qu'à la taille extrêmement réduite du plateau. Tous deux peuvent s'attendre à souffrir.

MP Motorsport et ses pilotes : Dorian Boccolacci, Will Palmer et Niko Kari

MP Motorsport et ses pilotes : Dorian Boccolacci, Will Palmer et Niko Kari
6/6

Deux petits tours et puis s'en va pour DAMS, qui a cédé sa place en GP3 à MP Motorsport, avec les trois monoplaces qui vont avec. Pour ses débuts dans la catégorie, l'écurie néerlandaise aligne un trio fort intéressant, avec notamment un Dorian Boccolacci qui était très compétitif la saison dernière mais n'est pas toujours parvenu à concrétiser pour diverses raisons. Trouvera-t-il la constance nécessaire pour jouer le titre ? C'est difficile à dire, mais on ne serait pas surpris de le voir gagner plusieurs courses.

À ses côtés, Niko Kari relève un défi qu'ont connu de nombreux pilotes avant lui : la vie après Red Bull. Les performances du Finlandais chez Arden n'étaient pas scandaleuses, avec une victoire à la clé, mais n'ont pas suffi à impressionner le géant des boissons énergisantes. À vrai dire, Kari n'était pas davantage satisfait, et comptera franchir un cap cette année.

Ils seront accompagnés par Will Palmer, qui a manqué une partie des essais hivernaux mais avait déjà testé la GP3/16 et même la GP3/13 par le passé. Le frère de Jolyon est vice-Champion en titre de Formule Renault Eurocup.

Article suivant
ART conclut la pré-saison par un triplé

Article précédent

ART conclut la pré-saison par un triplé

Article suivant

2018 chez ART, une opportunité inespérée pour Jake Hughes

2018 chez ART, une opportunité inespérée pour Jake Hughes
Charger les commentaires
Soyez le premier à recevoir toute l'actu