Bruxelles - Le projet d'ePrix dépend de l'arrivée de sponsors

La capitale belge et européenne souhaite organiser une manche et a déjà son circuit tracé sur le Plateau du Heysel. Mais l'argent est bien sûr le nerf de la guerre...

Bruxelles souhaite figurer au programme de la saison 3 du championnat FIA de Formule E, au mois de juin 2017 – soit dans la partie finale et européenne, bien sûr, du calendrier.

Le promoteur de la Formule E, Alejandro Agag, s'est rendu lundi en Belgique afin de rencontrer des politiques locaux en compagnie de celui de la course en devenir, Stephan Uhoda, selon L'Écho de Bruxelles.

On fait des pas dans la bonne direction, mais on ne sait pas encore si on y arrivera ou pas,” a déclaré Agag au quotidien belge. “C'est surtout le budget qui bloque.”

Celui-ci repose essentiellement sur l'arrivée de sponsors, les pouvoirs publics ne souhaitant pas financer le projet ainsi que l'a confirmé Alain Courtois, premier échevin de la ville en charge des Sports.

Sérieux budgétaire

La Ville ne va pas s'engager dans des dépenses exagérées,” a assuré celui-ci au même journal. “Pas question de s'engager dans le projet si cela impacte la santé financière de la ville. Je les [les organisateurs] ai prévenus que les pouvoirs publics n'allaient plus éponger des problèmes financiers des privés.”

L'élu a précisé toutefois que ses propos n'étaient pas une fin de non recevoir et que la présentation d'un business plan précis – et appuyé par des sponsors – pourrait convaincre sa ville de prendre une part du budget exigé à sa charge.

Des villes ont de meilleures situations point de vue investissements, mais on prend aussi en compte d'autres considérations.

Alejandro Agag

La situation financière de Bruxelles n'est pas aussi florissante que celle d'autres villes avec lesquelles la capitale d'outre-Quiévrain est en concurrence. Agag en est bien conscient.

Bien entendu, des villes ont de meilleures situations point de vue investissements,” a-t-il confirmé. “C'est un élément mais on prend [aussi] en compte d'autres considérations.”

L'ancien détenteur des droits télé de la F1 en Espagne semble tenir à ce que Bruxelles intègre le calendrier du championnat de monoplaces électriques aux côtés de Paris ou Londres, notamment, lui dont le père est Belge d'origine algérienne et qui en a été résident pendant plusieurs années.

L'Atomium, clou du spectacle

L'homme se réjouit d'ailleurs du tracé qui, lui, a déjà été finalisé dans le quartier du Heysel.

Toutes les conditions nécessaires pour y organiser un ePrix sont réunies,” dit-il. “Il y a, en plus, une vue sur l'Atomium [le monument construit pour l'Exposition universelle de 1958] extraordinaire, qui confère des retombées énormes en termes de visibilité à la télévision.”

Un argument de poids pour ces sponsors ardemment recherchés, et qui le deviendra pour tous les passionnés avides de voir la course une fois le projet devenu réalité. 

"Nous avons sans aucun doute une bonne possibilité de courir à Bruxelles, et ce serait vraiment bien", a confié Jérôme d'Ambrosio à Motorsport.com. "Récemment j'étais là-bas pour regarder les plans du circuit autour du plateau du Heysel. Ce sera un formidable projet et un lieu sympa, donc j'espère que ça se fera."

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Séries Formule E
Type d'article Actualités
Tags bruxelles, eprix