Patrick Carpentier effectue un court essai en Formule E

Ancien pilote de ChampCar et de NASCAR, le Québécois Patrick Carpentier a réalisé un bref essai d’une monoplace de Formule E lundi sur le circuit de Valencia en Espagne.

Ancien champion de Formule Atlantique et auteur de cinq victoires en série CART/ChampCar, Patrick Carpentier a été l’ambassadeur et le porte-parole de la première course de Formule E organisée au Canada en juillet dernier, l’ePrix Hydro-Québec de Montréal. Avant le début des activités du week-end, Carpentier avait effectué quelques tours de piste du circuit urbain montréalais aux commandes d’une Formule E.

Lors de ce même week-end de fin juillet, Carpentier avait eu des discussions avec Alejandro Agag, responsable du Championnat de Formule E et Jean Todt, président de la FIA. Tous deux avaient confirmé leur intérêt à voir Carpentier participer à un véritable essai à bord d’un bolide de Formule E.

Carpentier a donc eu droit à son essai, qui fut malheureusement retardé, puis écourté en raison des soucis causés par la chicane installée sur la ligne droite du circuit Ricardo Tormo de Valencia. Carpentier s’est joint aux pilotes réguliers de Formule E qui préparent la saison 4 de ce championnat réservé à des monoplaces électriques et qui débutera en décembre à Hong Kong.

Je crois que je n’ai effectué que huit ou dix tours de piste. Je ne les ai pas comptés !” déclare Carpentier à Motorsport.com. “Ce fut un long voyage pour un essai très court !

Carpentier n’a pas piloté la voiture d’une équipe, mais la voiture de développement de la série, la même qu’il a conduit dans les rues de Montréal.

Je suis honoré d’avoir été invité à participer à cet essai. J’ai eu droit à un traitement royal. Par contre, je n'ai pas bien compris on m'avait invité. À cause des retards, j’ai pu beaucoup discuter avec les gens de la série, et on m’a fait comprendre que cet essai n’était pas destiné à prouver mon talent dans le but d’obtenir un éventuel volant, mais pour me remercier de mon implication dans la course de Montréal qui fut un grand succès.”

Le Québécois avoue beaucoup mieux comprendre la voiture de Formule E maintenant.

Quand j’ai piloté la voiture à Montréal, elle était réglée en mode qualification. Il n’y avait pas d’ajustement à effectuer. À Valencia, elle était en mode course. Piloter la voiture est relativement facile. Elle est puissante, oui, mais encore très loin de ce qu’était une voiture CART avec 1000 chevaux et qui était à peu près inconduisible. La Formule E est rapide et bien équilibrée. Par contre, c’est le dispositif de régénération d’énergie qui est complexe. Il faut constamment adapter son style de pilotage. C’est un gros défi.

Carpentier avoue avoir été décontenancé par le freinage. “Le couple appliqué par la régénération sur le train arrière est ce qui est le plus déroutant. C’est beaucoup plus puissant que je ne l’imaginais. Il faut trouver le bon timing au freinage pour ne pas se faire surprendre par le couple du ‘regen’. Il est très difficile de garder la voiture bien équilibrée lors des freinages. Ce doit être encore plus difficile sur les circuits urbains qui sont glissants et poussiéreux.”

Pourquoi les organisateurs ont-ils ajouté une chicane sur la longue ligne droite ? “Parce que le circuit est un peu trop rapide pour les voitures de Formule E”, nous explique Carpentier. “Même avec la présence de cette chicane, le virage 1 se négocie à fond. Le circuit manquait de zones de freinages pour activer le ‘regen’. Ils ont donc ajouté cette chicane afin de créer un autre zone de freinage.”

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