Quand la colère noire de Buemi surprend ses rivaux

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Quand la colère noire de Buemi surprend ses rivaux
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30 juil. 2017 à 08:51

On savait que ces deux dernières courses de la saison 2016-2017 de Formule E, à Montréal, allaient être très tendues, avec une lutte acharnée entre les deux principaux protagonistes, Sébastien Buemi et Lucas Di Grassi.

Sébastien Buemi, Renault e.Dams
La voiture accidentée de Sébastien Buemi, Renault e.Dams
La voiture de Sébastien Buemi, Renault e.Dams, est rapportée au stand après l'accident
Sébastien Buemi, Renault e.Dams
Sébastien Buemi, Renault e.Dams
Antonio Felix da Costa, Amlin Andretti Formula E Team
Robin Frijns, Amlin Andretti Formula E Team
Robin Frijns, Amlin Andretti Formula E Team, devant Antonio Felix da Costa, Amlin Andretti Formula E Team
Sébastien Buemi, Renault e.Dams
Daniel Abt, ABT Schaeffler Audi Sport, et Sébastien Buemi, Renault e.Dams, entrent dans les stands
Daniel Abt, ABT Schaeffler Audi Sport, et Sébastien Buemi, Renault e.Dams, entrent dans les stands
Daniel Abt, ABT Schaeffler Audi Sport
Sébastien Buemi, Renault e.Dams, et Daniel Abt, ABT Schaeffler Audi Sport, quittent les stands
Sébastien Buemi, Renault e.Dams
Lucas di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport
Lucas di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport, sur le podium

Après avoir manqué l'ePrix de New York, Sébastien Buemi est arrivé au Québec avec dix points d'avance sur son rival, et n'a pas mis toutes les chances de son côté avec un énorme accident en Essais Libres 2. Ce dernier a contraint Renault e.dams à reconstruire une voiture à partir de la monocoque de rechange, avec une pénalité de dix places sur la grille à la clé pour changement de batteries.

Douzième sur la grille, Buemi s'est retrouvé seizième après un premier tour quelque peu manqué, et s'il est remonté au quatrième rang (avant d'être disqualifié, sa deuxième monoplace construite en urgence ne respectant pas le poids minimal), sa course a été marquée par une frustration grandissante du Suisse à la radio, celui-ci sentant peut-être que la couronne qui lui était promise commençait à lui filer entre les doigts.

Buemi s'est notamment plaint du comportement d'une Andretti, avec laquelle il a eu un léger contact qui a endommagé sa suspension au premier tour. L'ancien leader du championnat a ainsi violemment harangué António Félix da Costa à la radio en fin de course, avant de venir lui faire la morale face à face – il se trouve que le Portugais n'était pas impliqué dans l'incident. Comprenant ensuite que c'est à Robin Frijns qu'il avait eu affaire, Buemi est venu dire ses quatre vérités au Néerlandais.

"Il est venu me voir, et j'ai cru qu'il allait me remercier, parce qu'au bout de cinq ou six tours, j'ai décidé de le laisser passer, donc je ne sais pas pourquoi il pleurniche", renchérit Frijns. "Il a dit que j'avais été fou au deuxième virage, bla bla bla. J'avais une décision à prendre, et j'ai tout fait pour ne pas le toucher. Son comportement est parfois un peu ridicule. Il aurait dû me remercier, donc sa réaction était assez déroutante."

Bien évidemment, le pilote Renault e.dams n'était pas du même avis : "Je leur disais que nous nous battons pour le championnat, et il n'y a pas besoin de prendre de tels risques au deuxième virage. Il faut finir la course, et quand on voit ce qu'ont fait certaines personnes en créant un accident pour quoi ? Pour abandonner au deuxième virage ? Moi, je me bats, mais je respecte les limites."

Plusieurs incidents avec Abt

S'il est un pilote qui a provoqué l'ire de Buemi, c'est toutefois Daniel Abt. Les deux hommes sont rentrés au stand en même temps, et l'Helvète a eu l'impression d'être ralenti par son adversaire, coéquipier de Di Grassi, à l'approche de la pitlane. Parvenant à en ressortir juste devant, Buemi a ensuite été percuté par l'arrière, ce qu'il n'a que modérément apprécié.

Ainsi, quelques secondes après les vives discussions avec Félix da Costa et Frijns, Buemi a rencontré Abt et en a profité pour l'informer de son mécontentement, lui reprochant ces deux incidents – selon lui clairement délibérés.

"Tout d'abord, quand le Full Course Yellow est arrivé, je suis rentré au stand de façon normale, il m'est presque rentré dedans et il a commencé à faire des gestes et à devenir fou. Je crois qu'il pensait que je le ralentissais", relate néanmoins Abt.

"À la fin, en parc fermé, il a perdu la raison, il était encore furieux. Je pense qu'il était sûrement mécontent de lui, simplement. Il faut se détendre. Je ne suis pas dans cette lutte pour le titre, c'est entre Lucas et lui, donc je veux faire ma course."

Di Grassi, la force tranquille

Loin de tout cela, Lucas Di Grassi régnait en maître sur la course, marquant pas moins de 28 points grâce à la pole position, et la victoire et s'emparant de la tête du championnat mené par Sébastien Buemi depuis la toute première manche.

Il n'y a plus qu'à concrétiser ce soir, pour le Brésilien : "Nous aurons la même approche qu'hier et nous nous concentrerons sur nous-mêmes, nous ferons de bonnes qualifications en espérant être dans une bonne position." Avec peut-être un premier titre à la clé, pour celui à qui il a échappé de 11 points en saison 1 et de deux petites unités en saison 2.

Propos recueillis par Sam Smith

 
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