Comment d'Ambrosio et Dragon ont maté les grosses équipes

En ne commettant pas d'erreur, tout simplement. Mais la victoire de l'équipe américaine à Mexico est passée quelque peu inaperçue après les événements et rebondissements d'après course.

Comment d'Ambrosio et Dragon ont maté les grosses équipes
Jérôme d'Ambrosio, Dragon Racing
Jérôme d'Ambrosio, Dragon Racing
Podium : le vainqueur Lucas di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport, le deuxième Jérôme d'Ambrosio, Dragon Racing, et le troisième Sébastien Buemi, Renault e.Dams, prennent un selfie
Jérôme d'Ambrosio, Dragon Racing
Jérôme d'Ambrosio, Dragon Racing
Jérôme d'Ambrosio, Dragon Racing
Jérôme d'Ambrosio, Dragon Racing
Jérôme d'Ambrosio, Dragon Racing

On en aurait presque oublié que Jérôme d'Ambrosio avait remporté dimanche l'ePrix de Mexico. Entre la lutte parfois très tendue sur la piste et l'explication non moins tendue qui a suivi, après l'arrivée, entre le Belge et Sébastien Buemi (le pilote Renault e.dams tentait de lui subtiliser la deuxième place), puis la disqualification du vainqueur, Lucas di Grassi (sa monoplace de l'équipe Abt Audi Sport étant en dessous du poids minimum autorisé), l'ex-réserviste de Lotus F1 a pourtant bel été bien été le quatrième vainqueur de la saison. Outre Buemi et di Grassi, Sam Bird s'était en effet imposé lors de la manche précédente à Buenos Aires, pour le compte de DS Virgin.

Il se trouve que la première victoire de d'Ambrosio et du Dragon Racing en Formule E, à Berlin l'année dernière, avait également été due à un déclassement de di Grassi. Il se trouve également qu'ils ont bénéficié d'une autre erreur, celle commise par Sébastien Buemi en qualifications qui a probablement coûté au Suisse la pole position (il avait été deux fois le plus rapide lors des essais libres) et une course beaucoup plus tranquille en tête. Mais il serait injuste de ne pas souligner à sa juste valeur le travail soulignée par l'écurie américaine face à bien plus puissant qu'elle.

"Jérôme et l'équipe entière ont été magnifiques tout le week-end et ont fait un brillant travail en devançant les voitures de Renault et Abt qui, disons-le, ont dépensé des tonnes d'argent sur leurs groupes propulseurs de la saison deux et ont plus de ressources à leur disposition", dit Nigel Beresford, directeur général et technique de l'écurie dirigée par Jay Penske.

Beresford, dont la carrière s'étale sur quatre décennies et comprend des périodes aux côtés de Roger Penske ou Ken Tyrrell, entre autres, en a vu d'autres en sport automobile et sait de quoi il parle.

"La Formule E est un nouveau concept mais certaines pièces sont, aussi, traditionnelles", rappelle-t-il. "Il s'agit toujours de mettre la voiture la plus rapide en piste. Si vous avez du sous-virage, vous assouplissez toujours la barre antiroulis arrière ou vous durcissez la barre antiroulis avant, et il vous faut toujours faire un parfait arrêt au stand. Il faut faire du meilleur travail que tous les autres et cela n'a pas changé depuis mes débuts en compétition."

Une victoire, même sur tapis vert, n'est jamais due au hasard. Et si Loïc Duval a perdu la 3e place en raison d'une pénalité pour avoir court-circuité une chicane à plusieurs reprises, Dragon Racing a signé au Mexique un résultat d'ensemble qui lui a permis de prendre la deuxième place du championnat par équipes - entre Renault e.dams et Abt Audi Sport.

"Je suis vidé, j'ai donné tout ce que je pouvais", avait lancé d'Ambrosio, pas encore vainqueur, à Motorsport.com juste après l'arrivée. Aucune phrase ne pourrait mieux résumer l'état d'esprit d'une équipe qui continue de boxer au-dessus de sa catégorie.

Avec Sam Smith

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