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Le meilleur et le pire de la saison 2018-19 de Formule E

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Le meilleur et le pire de la saison 2018-19 de Formule E
Par :
30 sept. 2019 à 06:30

Journalistes de Formule E pour Motorsport Network, Alex Kalinauckas, Tom Errington et Benjamin Vinel se sont réunis pour discuter des temps forts, des plus belles performances et des déceptions – entre autres ! – de la saison 2018-19.

Meilleure performance de la saison

Alex Kalinauckas : Même si les performances de Jean-Éric Vergne à Monaco et à Berne étaient tout bonnement sublimes, il a remporté ces victoires en signant la pole et en défendant la première place – il a même dit à Berne qu'il n'avait pas vraiment fait de tests sur la gestion de course et avait préféré se concentrer sur les qualifications quand il roulait sur le simulateur.

La meilleure course de la saison doit donc revenir à Mitch Evans lors de la première manche de New York. Il s'est qualifié 13e et est remonté à la deuxième place quand ses (certes faibles) chances de titre étaient en jeu. Il a réalisé des dépassements impressionnants au passage.

Tom Errington : Compte tenu de l'approche judicieuse de Vergne pour Monaco et Berne, la manière avec laquelle il s'est imposé en Suisse sans s'être exercé aux longs relais est d'autant plus impressionnante. Evans – qui est clairement l'un des pilotes les plus performants de l'année – lui a mis une pression incessante et Vergne ne s'est jamais laissé déstabiliser.

Quand l'on prend en compte le ridicule carambolage et le retard que cela a causé avec des émotions fortes – ce qui était jadis une faiblesse de Vergne – cela montre la renaissance qu'il connaît. Il a géré des moments inattendus et difficiles avec un timing crucial pour défendre son titre. Sur la piste et en dehors, il a montré ce jour-là pourquoi il méritait d'être double Champion.

AK : Ce n'est pas faux, mais il a failli perdre le contrôle sous la pluie à la fin, et la piste était très étroite, d'où une défense plus facile.

Benjamin Vinel : Vous avez tous deux de très bons arguments – le truc, c'est que nous sommes en Formule E et il y a tant de performances qui méritent d'être nommées ici ! J'allais mentionner une autre course d'Evans, peut-être un peu plus prévisible : j'ai grandement apprécié son utilisation futée du mode attaque lorsqu'il a remporté la première victoire de Jaguar à Rome, avec un dépassement autoritaire sur André Lotterer.

Andre Lotterer, DS TECHEETAH, DS E-Tense FE19, Mitch Evans, Panasonic Jaguar Racing, Jaguar I-Type 3

Sinon, je pense que Pascal Wehrlein mérite également d'être cité, vu ce qu'il a accompli pour ce qui n'était que sa troisième course en Formule E : il a mené jusqu'au tout dernier tour à Mexico et a failli devenir le second rookie à gagner dans le championnat tout électrique !

AK : Certes, Evans a fait une très belle course à Rome, et son utilisation tactique de l'attack mode était effectivement le meilleur exemple de la manière dont il peut être employé de différentes façons, mais je rappellerais qu'il n'avait qu'une autre voiture à battre – Lotterer et lui étaient dans une autre dimension ce jour-là – alors qu'à New York, il avait plein de dépassements à faire ainsi que la pression du titre.

Meilleur meeting de la saison

TE : Ma première course était dure à égaler, vu que c'était Mexico avec ce final incroyable ! Mais en fait, pour moi, c'est Berlin. C'était le parfait exemple de ce que le sport auto devrait être à l'avenir : un circuit facilement accessible, une super ambiance avec le festival Green Tech de Nico Rosberg, et une piste large qui permet de faire le spectacle – comme l'a montré Vergne – tout en restant difficile. Ce potentiel peut être maximisé en expérimentant : le tracé peut facilement évoluer, par exemple. Il faut que ce circuit reste au calendrier à long terme.

AK : J'ai choisi Berlin également – en matière d'accès, c'est sans égal pour les spectateurs, et l'E-Village est le meilleur que j'aie vu. En effet, le festival de Rosberg est un plus. L'ambiance est merveilleuse sur le tracé de l'aéroport de Tempelhof et on voit très bien les voitures depuis un certain nombre d'endroits – les premiers virages sont un excellent stadium, seul Mexico peut rivaliser.

De plus, il est presque impossible d'y provoquer un Safety Car – même si Alex Lynn y est parvenu cette année – ce qui signifie que nous aurions dû y voir la véritable hiérarchie, mais les pilotes sont parvenus à économiser suffisamment d'énergie pour aller à fond. Espérons que la nouvelle réglementation, qui enlèvera de l'énergie quand la course sera neutralisée, résoudra ce problème.

Bref, si être incapable de choisir une course de FE favorite parce que je les aime toutes est un crime, j'en suis coupable – principalement en raison des villes que nous visitons – mais je dois dire que tout ce qui entoure l'E-Prix de Berlin lui donne un léger avantage à mes yeux.

Lucas Di Grassi, Audi Sport ABT Schaeffler, vainqueur

BV : Je ne me suis rendu que sur deux courses cette saison, mais il me semble que ce sont Marrakech, Berlin et New York qui nous ont procuré le plus de spectacle en piste.

Cependant, j'ai assisté à presque toutes les éditions de l'E-Prix de Paris, qui semble être de mieux en mieux organisé… et il y a eu cette toute première course sous la pluie, aux Invalides ! C'était passionnant, non ?

AK : Oui, c'était une course géniale grâce à la pluie – et je dirais que Paris est absolument le meilleur endroit pour une course de FE car ce quartier de la ville est très populaire et culturel ; c'est en plein centre-ville ! Or, c'est quelque chose que la FE fait de moins en moins de nos jours, pour éviter d'agacer les habitants : elle court davantage dans des zones plus calmes ou industrielles.

BV : Tout à fait, et ça compense le fait que le circuit… n'ait pas le tracé le plus enthousiasmant qui soit, disons.

TE : Paris a certainement l'un des meilleurs décors de la saison, mais la pluie en a fait une course trop chaotique pour être véritablement appréciable ; ça se rapprochait trop d'un carnage à mon goût. Mais je ne suis venu qu'une fois !

AK : Ce n'est pas faux, mais c'est plutôt la faute des pneus. Certes, ils fonctionnent dans toutes les conditions, mais ils ne fonctionnent pas merveilleusement bien dans toutes les conditions. Et la manœuvre d'Edoardo Mortara sur Alex Lynn était au mieux optimiste, au pire désespérée.

Alex Lynn, Panasonic Jaguar Racing, Jaguar I-Type 3, dans les barrières avec Edoardo Mortara Venturi Formula E, Venturi VFE05

Meilleure équipe et pire équipe de la saison

AK : Je présume qu'il va y avoir un consensus sur la deuxième partie…

BV : Encore une fois, c'est dur de décider ! DS a fait un énorme pas en avant avec son groupe propulseur par rapport à la saison précédente, et Techeetah a certainement tiré le meilleur de son nouveau partenariat technique avec la marque française. Ils ont remporté le titre des équipes ensemble, ils sont donc un choix évident. Ensuite, Nissan e.dams mérite certainement d'être mentionné après avoir conçu un innovant groupe propulseur à double moteur ; l'écurie sarthoise avait clairement la voiture la plus rapide sur un tour mais n'a que rarement concrétisé en course.

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Le peloton était si serré que personne ne mérite vraiment d'être nommé comme la pire équipe, mais NIO, au dernier rang du championnat, avait la seule voiture qui ne soit pas en moyenne dans les 101% du meilleur temps sur un tour et sur piste sèche.

AK : NIO mérite absolument d'être nommé comme la pire équipe du plateau !

TE : Impossible de disputer la place de NIO comme pire écurie – ça en dit long quand même le directeur de l'équipe qualifie la saison de cauchemar. Que ce soit en qualifications, en course et même dans des conditions changeantes, le team n'a jamais semblé en mesure de se sortir du fond de peloton.

Il est difficile de désigner la meilleure équipe, d'autant qu'il n'y a pas eu beaucoup d'opportunités de voir qui avait développé le meilleur package dans l'ensemble. Je dirais que Nissan le mérite étant donné son groupe propulseur innovant, même si ça s'est avéré handicapant : le concept à double moteur a été un casse-tête à maîtriser. Mais en fin de saison, Sébastien Buemi représentait une menace sérieuse, et Oliver Rowland a connu une campagne très impressionnante pour un rookie recruté au pied levé. Nous ne verrons pas les fruits de l'innovation de Nissan la saison prochaine, et d'une certaine manière, c'est dommage.

Sébastien Buemi, Nissan e.Dams, Nissan IMO1

AK : En effet, il faut féliciter Nissan pour son innovation, même si celle-ci a mené à quelques accidents coûteux. Les deux équipes qui ont fini devant au championnat étaient exceptionnelles, et je placerais DS Techeetah juste au-dessus d'Audi Sport Abt car ses deux pilotes étaient en lutte pour le titre, mais l'écurie classée troisième a fait encore mieux à mes yeux.

Envision Virgin Racing n'a eu que très peu d'essais en tant que team privé – certes, Audi leur a donné trois jours avant les tests de Valence, mais avec si peu de préparation, ils ont fait un excellent début de saison et ont montré leur talent. Malheureusement, le manque d'essais leur a coûté cher – l'équipe a confié qu'elle restait dans une phase d'apprentissage sur la voiture, à la fin de la saison – mais la troisième place demeure remarquable, c'est au niveau de ce qu'a accompli Techeetah avec Renault en 2017-18.

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Quant à NIO, l'équipe a fini très loin au championnat, apparemment avec un budget conséquent, et sa monoplace a toujours été très loin d'être rapide ou efficiente. Elle a marqué quelques points par pure chance lorsque les autres abandonnaient. Quand un pilote du calibre de Tom Dillmann ne marque pas un seul point, il faut remettre en question le package qui, malgré ce que les chronos montraient lors des essais de Valence, n'était pas du tout au rendez-vous.

Tom Dillmann, NIO Formula E, NIO Sport 004

BV : Cela dit, le fait que les sept points de NIO soient le total le plus bas de l'Histoire pour une écurie de Formule E prouve à quel point le championnat a toujours été compétitif et est encore plus relevé désormais.

AK : Au contraire, cela montre encore davantage l'équipe sous un mauvais jour. HWA a débarqué comme équipe cliente et a marqué six fois plus de points !

BV : Je ne suis pas d'accord : le fait que même HWA peut signer la pole en étant neuvième du championnat montre à quel point la situation peut se compliquer si l'on est légèrement en difficulté comme NIO, simplement parce que toutes les autres équipes sont proches de la perfection.

AK : Je comprends, mais cela met en évidence le mauvais travail de NIO. Quant à la pole de HWA, des groupes qualificatifs favorables à chaque course y ont contribué, ce qui n'enlève rien à son mérite ou au podium de Stoffel Vandoorne à Rome.

BV : C'est vrai !

Meilleur moment et pire moment de la saison

TE : Mon pire moment a commencé en piste et a atteint son apogée en dehors. Le carambolage de Berne était une conséquence du type de chicane serrée que l'on retrouve sur de nombreux circuits de Formule E, mais heureusement, la FE et la FIA travaillent pour s'en débarrasser. Non seulement cet accident avait l'air stupide aux yeux des téléspectateurs, mais voir les pilotes confronter un officiel de la FIA comme ils l'ont fait était consternant. Les gens adorent critiquer le football, par exemple, quand l'arbitre est entouré par les joueurs après une décision litigieuse, mais là, ça n'avait rien de mieux. Le seul point positif de cet épisode est que ses conséquences ont été bien gérées : on a parlé aux pilotes et le design du tracé va évoluer.

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AK : Oui, cet incident dans les stands était déplorable.

Felipe Massa, Venturi Formula E, Venturi VFE05, coupe la chicane après le carambolage

TE : Le meilleur moment, pour moi, c'était la première victoire de Jaguar à Rome. Le constructeur britannique peinait à progresser en Formule E et était dans une situation très délicate – sans oublier la saga Nelson Piquet Jr – mais Evans a été brillant, son dépassement pour la victoire sur Lotterer était l'une des plus belles manœuvres de la saison. C'était beau de voir le soulagement sur les visages comme celui du directeur d'équipe James Barclay, par exemple. Ce jour-là, Evans est devenu un outsider pour le titre.

Le fait qu'une célèbre marque peine à trouver le succès en Formule E mais y parvienne finalement est une leçon à laquelle les Porsche et autres Mercedes feraient bien de prêter attention.

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AK : Le soulagement était palpable dans toute l'équipe Jaguar !

BV : Il faut dire qu'il y avait eu tant d'E-Prix où Evans était rapide en essais libres avant que quelque chose ne tourne mal en qualifications et/ou en course !

AK : Oui, il a parfois manqué de chance – par exemple à Sanya quand une bannière publicitaire s'est coincée dans son Halo.

BV : Quant à moi, j'ai choisi Berne comme pire moment, et Tom a parfaitement expliqué pourquoi. Mon meilleur moment pourrait être la première course de New York, qui a été fascinante – certes chaotique – pour bien des raisons : énormément de dépassements partout dans le peloton, le leader du championnat en difficulté et pris dans plusieurs incidents, sans oublier la première victoire de Buemi en deux ans : le Suisse se maintenait contre toute attente en lice pour le titre !

AK : Voilà d'excellentes propositions. Pour moi, le meilleur moment doit être la fin de la course à Mexico : c'est l'un des temps forts de la saison en sport automobile. Une arrivée à couper le souffle, tandis que Wehrlein a montré à quel point il était talentueux, ce jour-là. Lucas di Grassi n'a rien lâché et Rowland a été fantastique lui aussi. Quelle course, vraiment la course de l'année !

Lucas Di Grassi, Audi Sport ABT Schaeffler, Audi e-tron FE05, double Pascal Wehrlein, Mahindra Racing, M5 Electro

Le pire moment que j'ai choisi est l'accrochage des BMW i Andretti à Marrakech, même si cela a fait le spectacle. J'aurais facilement pu opter pour la perte du doublé par DS Techeetah à Riyad à cause d'une pénalité technique complexe, ce dont la FE n'a pas besoin quand elle tente d'attirer des fans. Mais un accrochage entre coéquipiers est inexcusable, et peu importe la position officielle de l'équipe : après cet accident, elle n'a plus jamais réellement évolué aux avant-postes et elle n'a plus gagné la moindre course.

TE : Oui, vu comme BMW était désigné comme l'équipe à battre par les autres écuries au début de la saison, difficile de nier que c'était décevant – même si António Félix da Costa était généralement très impressionnant en qualifications et Alexander Sims a eu une malchance injuste.

BV : En effet, il était impossible de ne pas être désolé pour BMW à Marrakech, surtout qu'Andretti avait connu des temps très difficiles lors de l'ère Gen1 avant que la marque allemande ne s'implique davantage dans l'équipe. Félix da Costa nous avait dit qu'ils allaient rebondir en saison 5, et je n'étais pas convaincu, mais ils l'ont fait ! Ce doublé aurait été spécial.

Pilote le plus sous-estimé de la saison

AK : Tom a mentionné la malchance de Sims et c'est pour cette raison que je l'ai choisi ici. Si l'on regarde le classement final, il n'est que 13e, ce qui ne reflète pas la rapidité dont il a fait preuve. Il a très souvent été pris dans des incidents dont il n'était pas responsable – même s'il l'était parfois. Il aurait dû gagner à Marrakech et aurait pu monter sur le podium à Santiago. Il méritait pleinement sa pole position et son podium à New York, même si le vainqueur Robin Frijns était irrésistible. Sims mérite sans aucun doute de conserver son volant et je pense que BMW ferait une erreur en l'écartant, surtout vu les spéculations qui entourent l'avenir de Félix da Costa.

Alexander Sims, BMW I Andretti Motorsports, fête sa deuxième place

TE : Sims est une bonne proposition, mais pour moi, c'est Maximilian Günther. Il n'a jamais eu de clarté sur son avenir – chaque fois que nous lui avons posé la question, c'était "course par course" – mais il n'a jamais laissé cette incertitude le ronger. Il a constamment impressionné en qualifications, a parfois été erratique en course, mais il a largement battu son expérimenté coéquipier José María López chez Dragon, avec 20 points à trois. BMW doit être du même avis, l'ayant fait tester, et l'on est curieux de savoir ce que l'avenir lui réserve. Il souhaite certainement rester en Formule E.

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BV : Il est vrai que Sims est une bonne proposition (et BMW devrait assurément le conserver), mais j'ai choisi Günther pour les mêmes raisons. La manière dont il a géré l'incertitude qui entourait son avenir et la façon dont il a dominé López sont vraiment impressionnantes.

Maximilian Gunther, Dragon Racing

D'autres options acceptables seraient Oliver Rowland – on tend à oublier qu'il n'a quasiment pas participé aux essais de pré-saison, et pourtant il s'est adapté à la Gen2 extrêmement vite avec plusieurs pole positions et podiums – et António Félix da Costa, qui n'a vraiment pas eu la tâche facile en étant dans le Groupe 1 des qualifications à chaque course cette saison. Ses performances n'en sont que plus impressionnantes.

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AK : La constance de Félix da Costa dans le Groupe 1 était sensationnelle, et ce format de qualifications a vraiment bien fonctionné pour le championnat – du moins jusqu'à ce que Vergne vienne tout gâcher à la fin !

TE : Il était particulièrement impressionnant de voir comme Rowland a poussé Buemi dans ses retranchements, et son manque d'expérience n'est que rarement souligné. Il sera à n'en pas douter l'un des pilotes à surveiller la saison prochaine.

Le deuxième, Oliver Rowland, Nissan e.Dams, sur le podium

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Auteur Rédaction Motorsport.com