La FE a échappé à une seconde cascade d'abandons à Valence

La deuxième course de l'E-Prix de Valence aurait bien pu connaître le même dénouement que la première, avec des voitures au ralenti et des abandons en pagaille dans le dernier tour ; il s'en est fallu de peu.

La FE a échappé à une seconde cascade d'abandons à Valence

Le contraste était immense entre les deux courses de l'E-Prix de Valence le week-end dernier : la première, pluvieuse, a été marquée par cinq interventions de la voiture de sécurité et a vu, en accord avec la réglementation, la quantité d'énergie disponible passer de 52 kWh à 33 kWh. La seconde, sur le sec, s'est déroulée sous drapeau vert de bout en bout avec une quantité d'énergie par conséquent inchangée.

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Le samedi, toutes les monoplaces se sont retrouvées au ralenti en fin d'épreuve ; cinq ont été disqualifiées pour avoir consommé trop d'énergie, trois se sont immobilisées en piste, et les autres ont rallié l'arrivée tant bien que mal – Jean-Éric Vergne a parcouru le dernier tour en près de six minutes, à moins de 35 km/h de moyenne !

La FIA avait déclaré sa surprise que le leader António Félix da Costa n'ait pas suffisamment ralenti pour éviter de déclencher un tour supplémentaire au terme des 45 minutes, et le dimanche, c'est précisément ce qu'a fait Jake Dennis après ces trois quarts d'heure de course ininterrompue, franchissant la ligne une seconde après que le compteur a atteint zéro.

Lorsque nous lui demandons si cette deuxième épreuve du week-end a restauré la crédibilité de la Formule E, Lucas di Grassi répond à Motorsport.com : "La Formule E est crédible, tout fonctionne. Ce n'était qu'une exception qui se produit une fois toutes les 1000 courses. Le problème, c'est que les gens se focalisent là-dessus. La course de [dimanche] a été plus normale, même si la moitié du peloton n'aurait encore une fois pas eu l'énergie nécessaire si Jake avait franchi la ligne une demi-seconde plus tôt. C'était donc le même scénario, mais cette fois, le leader a bien joué le coup."

Directeur de Jaguar Racing, James Barclay confirme que la Formule E a échappé de justesse à une nouvelle déconvenue : "Absolument. C'était une décision très tardive de BMW. Nous avons décelé un risque. Nous étions très conservateurs à un stade. Aujourd'hui, ça aurait pu être similaire. S'ils avaient fait durer la course un tour de plus, un certain nombre de voitures auraient potentiellement eu un souci."

Quant à savoir pourquoi la gestion de l'énergie a de nouveau posé problème le dimanche malgré toutes les simulations réalisées auparavant, Barclay précise : "Sur le moment, on ne sait pas ce que cette personne va faire. En début de course, nous disons ce à quoi nous nous attendons : tant de tours. Il faut surveiller ça constamment, mais on ne sait pas ce que va faire le leader. Le sort de beaucoup de voitures est entre les mains du leader. [Dimanche], je dirais que c'était juste, oui."

"Avec le recul, beaucoup de choses sont allées en faveur du leader. Il n'avait pas besoin de prolonger la course d'un tour, il pouvait l'abréger. Il n'allait pas devoir se défendre." En effet, Dennis était suivi par Norman Nato, qui était sous le coup d'une pénalité de cinq secondes pour un accrochage avec Alex Lynn. Quoi qu'il en soit, les circonstances étaient exceptionnelles sur le circuit le plus rapide qu'ait connu la Formule E, mais on ne peut certainement pas exclure que cette situation se reproduise à l'avenir.

Avec Matt Kew

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