Klien : 'Un pilote doit s'adapter à la technologie'

Dixième des dernières 24 Heures du Mans au volant d’un proto LMP2, Christian Klien poursuit une carrière variée en sport automobile depuis son dernier passage en F1 en 2010

Dixième des dernières 24 Heures du Mans au volant d’un proto LMP2, Christian Klien poursuit une carrière variée en sport automobile depuis son dernier passage en F1 en 2010. Le pilote autrichien a également participé à des courses de V8 Supercars et de GT allemand, avant d’adhérer récemment au Formula E Drivers’ Club.

Ce « club » compte à l’heure actuelle 40 pilotes dans ses rangs. Tous ne trouveront pas une place au sein de l’une des dix équipes qui participeront au prochain championnat de Formule E. Mais la démarche va au-delà. Klien n’est lui-même pas certain de se retrouver au volant d’une des monoplaces 100% électriques, mais il juge important de soutenir le projet.

« En gros, quand on est dans le Drivers’ Club, on soutient la Formule E », explique-t-il à ToileF1. « Ils ont eu leurs premiers tests officiels avec les équipes et la voiture. Je dirais que ça progresse dans la bonne direction. Globalement, c’est une bonne discipline, car ce sont non seulement sont des courses urbaines, mais avec une nouvelle technologie. Je pense que c’est un projet excitant. »

"Tous les pilotes voudraient la voiture la plus rapide..."

Outre la Formule E, Klien porte un regard attentif sur l’hybridation dans le sport automobile, qui se généralise à travers les changements effectués en Formule 1 et en Endurance dans la catégorie LMP1. L’ancien pilote Red Bull y voit avant tout une évolution, et préfère parler d’adaptation plutôt que de nostalgie.

« Ça fait partie du sport auto. Tous les pilotes voudraient la voiture la plus rapide : gros moteur, beaucoup de puissance. Mais c’est la direction prise par la technologie maintenant. Il faut l’accepter et travailler avec », souligne-t-il. « Je pense que certaines des solutions techniques sorties par Audi, Porsche et Toyota [au Mans] sont très intelligentes ; très futées. »

En effet, cette année les trois constructeurs ont signé des temps parfois plus rapides que l’année passée au Mans, alors qu’ils utilisaient environ 30% de carburant en moins et disposaient de systèmes hybrides plus complexes.

D’un point de vue pilotage, les choses changent également mais là aussi Klien constate la juste évolution des technologies. « En tant que pilote, il faut aussi s’adapter à la technologie, en changeant son style de pilotage », insiste-t-il. « On ne peut pas pousser à bloc sur un tour ; il faut relâcher l’accélérateur. Tout a changé ! »

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