Lucas Di Grassi vers sa 100e course en FE, "un privilège"

À la 100e course de la Formule E, cette semaine à Séoul, coïncidera le même accomplissement personnel pour Lucas Di Grassi, engagé depuis la première heure.

Le vainqueur Lucas di Grassi, Venturi Racing

Impliqué en Formule E depuis la première année d'existence du championnat, Lucas Di Grassi s'apprête à partager cette semaine avec la discipline le cap des 100 courses lors de la finale de la saison, à Séoul. Titré en 2017, le Brésilien a décroché le mois dernier à Londres sa 13e victoire, lui qui a remporté la toute première manche à Pékin, en 2014, et qui est devenu depuis le pilote le plus victorieux de la série.

Son résultat de Londres lui a permis de remonter à la sixième place du classement pilotes, dominé par Stoffel Vandoorne. La situation est meilleure pour son équipe, qui se trouve actuellement à 36 points de Mercedes-EQ et peut ambitionner d'arracher le titre en Corée du Sud.

"La Saison 8 se termine cette semaine et je n'ai qu'un objectif, offrir un titre mondial à ROKiT Venturi Racing", prévient Lucas Di Grassi. "À Londres, nous avons continué à démontrer que nous avons le rythme pour nous battre aux avant-postes et nous nous sommes préparés intensément afin de pouvoir figurer dans la meilleure position possible. Je ne vois pas pourquoi notre performance devrait être différente ce week-end."

"Séoul marque aussi le chapitre final de la génération actuelle de la Formule E et ce sera ma 100e course dans la discipline, ce qui sera très spécial. Il ne surprendra personne que je me batte jusqu'au bout", annonce le Brésilien, seul pilote avec Sam Bird à avoir pris part à chaque épreuve depuis la création du championnat, mais le seul qui atteindra la barre des 100 départs ce week-end (lors de la seconde course) puisque le pilote Jaguar s'est fracturé à la main dans la deuxième course de Londres et sera remplacé par Norman Nato à Séoul.

Convaincu de l'apport de la FE et de son avenir

"C'est un privilège pour moi", commente-t-il avant cette échéance, conscient que la Formule E a pris une part majeure dans son parcours, après ses expériences en GP2 Series, Formule 1 ou encore en WEC. "Ma carrière n'aurait rien eu de comparable à ce qu'elle a été sans [la Formule E]. Cela a créé des affaires et des emplois avec la combinaison de la durabilité et du sport auto, et cela a fait beaucoup pour beaucoup de personnes."

Lui qui attend avec impatience de courir à domicile, à São Paolo, la saison prochaine avec la Gen3, il se veut un porte-parole convaincu du championnat de monoplaces électriques créé par Alejandro Agag. "Je pense que le championnat a évolué. Tout le monde peut le voir", fait-il observer. "Il y a eu d'énormes changements depuis la Saison 1, il a mûri et est passé de quelque chose de nouveau et plein de doutes à quelque chose qui a été en mesure de concrétiser ses promesses."

"La Formule E s'est établie fermement comme l'une des disciplines de course les plus importantes au monde et elle ne cesse de se développer de manière organique. Nous savons à présent que les doutes étaient faux et nous savons que cela fonctionne", ajoute-t-il, certain que l'évolution du championnat va se poursuivre à l'avenir, tant dans son développement technique que dans le spectacle offert par les courses.

"On peut voir que des centaines de millions de personnes ont suivi ces 100 premières courses et à quel point la technologie a été accélérée par les constructeurs ces huit dernières saisons. On voit également que de plus en plus de personnes sont intéressées et sensibilisées aux véhicules électriques."

"Pour moi, même si vous aidez un petit peu, ce petit peu a déjà permis d'accélérer l'avènement de la technologie et de changer la perception des consommateurs et des constructeurs sur les voitures électriques, alors ça en valait la peine."

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