On en sait plus sur la proposition de plafonds budgétaires pour 2023/24

Le projet de plafonnement des coûts de la Formule E se précise, un budget ayant désormais été cité par la FIA, qui réfléchit au cadre à dessiner pour cette nouvelle mesure.

On en sait plus sur la proposition de plafonds budgétaires pour 2023/24

La FIA a précisé les plafonds budgétaires proposés aux équipes indépendantes et officielles en Formule E, limite qui de toute évidence entrera en vigueur pour la deuxième saison de la réglementation Gen3.

En début d'année, Jamie Reigle, directeur général de la Formule E, déclarait à Motorsport.com qu'il n'y aurait "aucune excuse" pour ne pas introduire formellement un plafond budgétaire durant ce nouveau cycle réglementaire afin de mettre fin aux "dépenses inefficaces". Ce changement doit intervenir alors que les budgets des équipes ont quadruplé au cours des sept années d'existence de la Formule E, les plus grands constructeurs engagés dépensant plus de 46 millions d'euros par saison. Dans ce contexte, Reigle avait précisé que verrouiller les budgets était sa "priorité numéro une ou deux".

Il est toutefois très peu probable que le nouveau modèle financier coïncide avec les débuts de la Gen3 en 2022-23. Le développement a en effet déjà commencé pour les équipes inscrites, qui doivent concevoir des voitures de 470 ch et ont reçu l'accès aux données de la FIA de la part des fournisseurs que sont Williams Advanced Engineering (pour la batterie), Spark Racing Technology (le châssis) et Hankook (les pneus).

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Le projet de plafonnement des coûts de fonctionnement des équipes a néanmoins été présenté lors d'une table ronde réunissant Jean Todt, président de la FIA, et Frédéric Bertrand, directeur de la Formule E et des projets sportifs innovants auprès de la fédération.

"Pour le moment, les chiffres dont nous discutons sont de l'ordre de 13 à 15 [millions d'euros] pour les équipes et de 20 à 25 pour les constructeurs. Mais se posent ensuite beaucoup de questions sur le nombre de points que nous devons envisager d'exclure", a expliqué Frédéric Bertrand. Il est attendu que ces exclusions suivent le modèle de plafonnement des coûts de la Formule 1, introduit début 2021, et qui n'inclut pas les salaires des pilotes et des dirigeants des équipes, ainsi que la logistique liée aux déplacements.

Sam Bird, Jaguar Racing, Jaguar I-TYPE 5, Mitch Evans, Jaguar Racing, Jaguar I-TYPE 5, lead the field away at the start

"Nous travaillons sur le plafond budgétaire. Nous devons limiter les coûts", a ajouté Jean Todt. Lorsqu'il lui a été demandé si cette réduction des coûts de participation était la clé pour empêcher de nouveaux départs de constructeurs (après BMW et Audi, qui quitteront le championnat à la fin de la saison actuelle), Todt a répondu : "C'est l'histoire de la course automobile, les gens viennent et partent. Et pas qu'en Formule E, partout. C'est le cas en rallye, en Endurance et en Formule 1. C'est comme si vous aviez un restaurant et que les clients changeaient ; la seule chose dont il faut s'assurer, c'est qu'ils soient heureux de venir et qu'on leur serve de la bonne nourriture. C'est donc ce que nous essayons de faire."

La Formule E a déjà introduit certaines mesures pour lutter contre l'augmentation des dépenses dans le contexte de la crise sanitaire mondiale, en réduisant les limites appliquées sur le personnel et les pièces utilisables. Le cycle d'homologation a également été modifié afin de permettre à une voiture de courir durant deux saisons, puis de modifier sa fenêtre d'introduction. C'est ainsi que DS Techeetah, Nissan e.dams et Dragon Penske Autosport ont attendu les manches de Rome et de Monaco pour présenter leurs autos de 2021.

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