Alonso s'attend à ce que l'IndyCar soit "plus délicat" qu'en 2017

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, Rédacteur en Chef USA
10 avr. 2019 à 09:40

Suite à ses premiers essais au volant de la McLaren au Texas Motor Speedway, le double Champion du monde de Formule 1 Fernando Alonso déclare s'attendre à ce que le châssis Dallara d'IndyCar lui donne plus de fil à retordre.

Fernando Alonso a excellé lors de ses débuts aux 500 Miles d'Indianapolis en 2017, menant 27 tours et restant dans le peloton de tête jusqu'à la casse de son moteur Honda en fin de course. L'Espagnol va faire son retour dans l'Indiana avec un package aérodynamique très différent, l'IndyCar étant repassé de kits aéro spécifiques aux motoristes à un kit Dallara monotype depuis le début de la saison dernière.

"De ce que j'ai entendu tout le monde dire l'an dernier, j'imagine qu'il y aura moins d'appui", déclare-t-il. "Les voitures peuvent être plus délicates à piloter, surtout quand on en suit une autre. Là, ce n'était pas un problème, car j'étais seul. Mais j'imagine que ça va être difficile, surtout cette année où je ne suis pas dans l'environnement Andretti. Nous sommes tout seuls, cette année."

Fernando Alonso, Mc Laren

Alonso espérait que cette préparation menée au Texas Motor Speedway lui permettrait d'engranger des données utiles malgré les différences notables entre cet ovale banké de 2,4 km et l'emblématique ovale de 4 km à Indianapolis.

"C'est bien de reprendre le volant sur un ovale avec des réglages très spécifiques", poursuit l'ibère. "La voiture tourne à gauche, presque toute seule. C'est une sensation étrange à laquelle je dois m'habituer, surtout avec ce gros banking dans les courbes, surtout les virages 3 et 4. C'est différent d'Indianapolis, mais j'espère que c'est une bonne préparation pour nous."

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"Pour moi, évidemment, il s'agit simplement de me mettre à l'aise dans la monoplace. C'est une nouvelle voiture, une nouvelle équipe ; il faut donc ajuster les préférences en matière de baquet, d'appuie-tête, de pédales, de volant. Pour l'équipe, je trouve ça relativement important de tout installer, de déterminer qui fait quoi, notamment sur le muret des stands. Ces infrastructures sont nouvelles pour tout le monde. Il faut essayer de résoudre autant de problèmes que possible ici et aux essais du 24 avril [à Indianapolis] afin de se préparer pour l'Indy 500."

Johnny Rutherford, qui a remporté l'Indy 500 à deux reprises pour McLaren en 1974 et 1976, était présent pour ces essais et avait déjà assisté à la première participation d'Alonso il y a deux ans.

"Il s'occupe toujours de nous en matière de sécurité tout d'abord", indique Alonso, "et il essaie de me donner des conseils sur les bosses dans les virages 3 et 4 et sur le fait de se rapprocher du mur à la sortie du virage 3, car on pense être assez loin mais au final on se retrouve très près à la fin du banking. Tout ça, évidemment, c'est très bienvenu, et c'est toujours un bonus de l'avoir avec nous."

Le vainqueur Johnny Rutherford, McLaren M16C

Par conséquent, le pilote McLaren se sentira "bien mieux préparé" pour son retour sur l'Indianapolis Motor Speedway en 2019 : "Au moins, je connais la course, l'ambiance de l'Indy 500, la parade des pilotes, les tours de formation... Je connais beaucoup de choses auxquelles il faut consacrer de l'énergie la première fois car tout représente une surprise. Je pense que cette énergie, je peux désormais l'économiser. Je sais comment ça se passe, donc je peux prendre le rythme de la course, aborder les qualifications avec un petit peu plus d'énergie et davantage de concentration."

"Mais j'approche cette course comme si je partais de zéro. Je ne veux rien considérer comme acquis. Je veux analyser toutes les courses précédentes, partir d'une feuille blanche avec les ingénieurs, etc. Je veux aller sur le simulateur comme je l'ai fait pour mon premier départ, sans oublier les arrêts au stand. Je veux être aussi bien préparé que possible."

Lorsqu'il lui est demandé s'il compte revenir à l'Indy 500 jusqu'à l'avoir remporté, Alonso répond : "C'est une possibilité, sans aucun doute. Espérons au moins être compétitifs cette année et ressentir cette adrénaline, cette magie qui n'existe qu'à l'Indy 500. Nous savons à quel point il est difficile de gagner, nous respectons cette course, nous respectons nos concurrents et il faut un petit peu de chance."

Fernando Alonso, Mc Laren

"Il faut être dans un bon jour ; on peut probablement dire qu'il faut être choisi par la course, d'une certaine manière, pour gagner. Nous en sommes conscients. Certaines choses ne sont pas entre nos mains, donc nous nous concentrons seulement sur tout ce que nous pouvons faire en tant qu'équipe – mener une course parfaite, et le résultat, nous le verrons à la fin."

"Après avoir remporté Le Mans l'an dernier, c'est l'Indy 500 qui reste, parmi les grandes courses. J'ai eu la chance de remporter les 24 Heures de Daytona en début d'année, donc si je gagne un jour l'Indy 500, ce ne sera plus une triple couronne, ce sera encore un petit peu plus." 

Quant à un engagement à plein temps en IndyCar, Alonso est un peu plus incertain : "C'était une possibilité l'an dernier quand nous avons commencé à discuter de notre retour à l'Indy 500. Je pense que c'était trop intense pour moi de m'engager dans le championnat entier avec le WEC [chez Toyota], les 24 Heures de Daytona [avec Wayne Taylor Racing], etc. Ce n'était pas pour cette année, mais je ne pense pas que ce soit exclu pour l'avenir. Tout de suite, je n'y pense pas."

 
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Auteur David Malsher
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