Graham Rahal, leader surprise et affirmé du clan Honda

Unique pensionnaire de l’écurie Rahal Letterman Lanegan créée par son père Bobby il y a 23 ans, Graham Rahal s’affirme régulièrement depuis quelques courses comme le plus rapide des pilotes motorisés par Honda en IndyCar. Même si le motoriste japonais ne peut compter que sur l’équipe Andretti Autosport comme “grosse cylindrée” de ce championnat, la performance est de taille.

Après deux places de 2e obtenues de haute lutte et au terme d’une belle remontée à Barber puis au GP d’Indianapolis (sur le circuit routier), à chaque fois derrière un pilote Chevrolet, l’Américain de 26 ans a confirmé sur ovale lors des 500 Miles d’Indy le week-end dernier. Il est monté en puissance pour terminer 5e derrière quatre pilotes courant pour Penske et Ganassi, partenaires de Chevrolet et logiquement grande dominatrices de cette 99e édition.

Cinquième du championnat

En dépit de l’écart de performance entre les deux moteurs, Rahal demeure optimiste. “Bien sûr, il nous faut trouver un peu de puissance supplémentaire ainsi que, sur les tracés routiers et urbains, une meilleure exploitation moteur,” dit-il. “Il reste du travail, mais j’ai une grande confiance en Honda et HPD [Honda Performance Development, en charge du programme]. J’étais très content d’être si proche de Kimball et Dixon en fin de course ce week-end. À 15 tours de la fin, coincé en 9e ou 10e position, je ne croyais pas ça possible.”

Rahal pointe désormais à la 5e place du championnat. “J’ai dit à mes gars en arrivant sur le circuit dimanche matin que j’avais deux objectifs avant tout,” raconte-t-il. “Être le premier des Honda et rester au contact des trois ou quatre premiers au championnat. Malheureusement, trois d’entre eux ont terminé devant nous. Mais on a quand même pris de gros points.”

Des années de “galère”

Les performances de Rahal sont la principale bonne surprise de ce début de saison tant le fils de Bobby tardait à confirmer les espoirs mis en lui. Battu par un certain Simon Pagenaud pour le titre ChampCar Atlantic en 2006, il était considéré comme le plus prometteur des espoirs américains en 2007, année de ses débuts en ChampCar chez Newman-Haas aux côtés de Sébastien Bourdais. L'année suivante, il s’était imposé - grâce à une stratégie audacieuse de son écurie liée aux conditions météo changeantes - dès la première course suivant la réunification ChampCar/IndyCar à St Petersburg. Depuis, les résultats espérés ne sont jamais venus malgré deux saisons chez Ganassi en 2011 et 2012. Et ses deux premières saisons dans l’écurie de son père, elle-même apparue en perte de vitesse, ne lui ont apporté que deux places de 2e isolées, à Long Beach en 2013 et Detroit en 2014.

Detroit, justement, Graham Rahal espère y poursuivre sur sa lancée ce week-end. “Je le sens assez bien” ose-t-il. “On peut y faire de belles courses et continuer à prendre des points. Battre les Chevrolet ne sera pas facile mais on va encore tout faire pour.”

Graham aurait aimé s’imposer à Indy pour David Letterman. Associé de son père depuis plus de vingt ans dans l’écurie, le célèbre animateur de late show aux États-Unis a pris sa retraite cette semaine. Letterman n’a pas vu gagner “sa” voiture. Mais comme il a assuré qu’il se rendrait sur d’autres courses, et au vu des performances actuelles de celle-ci et de son pilote, ce n’est peut-être que partie remise.

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