Pourquoi Montoya devrait faire mentir l'histoire récente

L’histoire récente dit que Juan Pablo Montoya ne remportera pas le titre IndyCar 2015. Mais qui peut se soucier de l’Histoire, même récente, face à une saison comme celle-ci?

Un seul homme a mené le Championnat jusque-là et il s’appelle justement Juan Pablo Montoya. Depuis sa victoire à St-Petersburg jusqu’à sa 4e place de Milwaukee le week-end dernier (résumé en images ici) le Colombien, vainqueur des 500 Miles d’Indianapolis, a toujours été aux commandes.

Une saison exceptionnelle

Lors des cinq dernières courses, son avance a grandi de façon substantielle, passant de 11 à 54 points et dépassant le maximum de points que rapporte une victoire (sauf à l’Indy 500 et dans la dernière course du Championnat).

Une seule fois, son pilotage agressif mais régulier lui a valu de terminer en dehors du top dix (au Grand Prix de l’Alabama). Son impeccable saison 2015 laisse penser qu’il est invincible pour le titre et le fait est que seule une certaine malchance pourrait le priver de la couronne.

Il ne reste que quatre courses à quiconque voudrait faire tomber Montoya de son piédestal. Deux sur ovales (à commencer par l’Iowa Speedway, ce samedi) et deux sur circuit routier. Il est utile de noter que l’ex-pilote Williams et McLaren en F1 a déjà gagné cette année sur les deux types de tracé.

Ses principaux adversaires

L’opposition la plus importante pourrait logiquement venir de l’expérimenté Scott Dixon – fort de ses 250 départs, 37 victoires et trois championnats remportés. Exclure de l’équation le pilote néo-zélandais du Chip Ganassi Racing serait un énorme risque.

Dans le rôle de l’outsider à la grosse cote, on trouve Graham Rahal, qui a maintenu son niveau de performance des premières courses quand de nombreux observateurs le voyaient régresser au fil de l’année. Au contraire, le Rahal Letterman Lanigan Racing (RLL) n’a fait que progresser.

Rahal se retrouve aujourd’hui pratiquement à égalité avec Helio Castroneves et Will Power, deux des équipiers de Montoya chez Penske, pour la 3e place.

Gare au syndrome Castroneves

À ce stade de la saison, battre Montoya ne doit pas non plus être considéré comme impossible. Il y a même des précédents. En 2013, Dixon a refait un retour de 66 points pour devancer Castroneves. Et l’an dernier, Power en a repris 75 à ce même Castroneves pour lui infliger une nouvelle défaite.

Comme nous le disions, l’écart est de 54 points actuellement, soit moins que celui comblé par les Champions des deux dernières années. Mais si tout est donc loin d’être fini, celle-ci est différente et ce n’est pas le même homme qui caracole en tête.

Montoya n’a pas de talon d’Achille, n’a pas montré la moindre faiblesse, et difficile d’imaginer le Team Penske se prendre les pieds dans le tapis. Et puis, souvenez-vous, le Champion CART 1999 a déjà été dans cette situation.

Le facteur des points doublés

Les 100 points mis sur la table pour la finale sont une carte majeure, mais pas autant que si cette finale avait lieu comme l’an dernier sur le superspeedway de Fontana, plutôt qu’à Sonoma. Peut-on vraiment imaginer les MATTV 500 d’il y a un peu plus de deux semaines comme la course décisive pour le titre? Quelle finale cela aurait pu être (peut-être, d’ailleurs, celle dont l’IndyCar a besoin)...

Une course à Sonoma est a priori plus limpide et prévisible. Malgré tout, ne ratez rien de cette fin de saison pour voir Montoya trébucher ou triompher!

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