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Rossi veut être "le premier des Honda" dès ses débuts

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Rossi veut être "le premier des Honda" dès ses débuts
Par :
, Rédacteur en Chef USA
Traduit par: Jean-Philippe Vennin
10 mars 2016 à 20:00

L'ex-pilote Manor F1 et nouvelle recrue d'Andretti-Herta explique à Motorsport.com qu'il a été impressionné par ses deux premiers jours de tests en IndyCar et a déjà de gros espoirs pour St Petersburg.

Alexander Rossi, Manor Marussia F1 Team et son équipier Will Stevens, Manor Marussia F1 Team
Alexander Rossi, Racing Engineering
Alexander Rossi, Racing Engineering
Alexander Rossi, Racing Engineering
Alexander Rossi, Racing Engineering, s'arrête aux stands
Alexander Rossi, Herta - Andretti Autosport Honda
Alexander Rossi, Herta - Andretti Autosport Honda

Deux jours de tests sur le circuit court de Sebring, dans une voiture à appui élevé et sans direction assistée. Comment vont vos bras ?

Ah ! Ils vont bien. On est vraiment sur les rotules à la fin du deuxième jour, je dois dire... Mais oui, c'est sympa d'avoir autant de temps en piste avant la première course. C'est une chose positive. C'était sympa, j'ai vraiment apprécié.

Quand Juan Pablo Montoya est revenu en IndyCar en 2014, il a décrit le paradoxe de devoir être précis dans une voiture à la direction si lourde comme “foncer prudemment” dans un virage. Avez-vous eu du mal à trouver cette précision en luttant avec le volant ?

Non, mais le tracé court de Sebring n'a pas vraiment de virage rapide. En termes de poids de la direction, ça n'a pas été un trop gros souci. Peut-être qu'une fois dans des virages à haute vitesse et niveau de grip élevé, comme à Barber, je commencerai à le ressentir davantage.

En fait, ce sont les bosses que j'ai ressenties le plus. Je cours sur des circuits européens depuis longtemps, je ne suis pas habitué à une piste aussi bosselée. Ça m'a un peu pris par surprise.

Quelles sont vos premières impressions d'une IndyCar et combien de temps vous a-t-il fallu pour être en mesure d'adapter votre style à la tenue de route caractéristique de la DW12 ?

Mes premières impressions étaient très positives. Comme tout pilote de course, je souhaite toujours qu'il y ait plus de puissance. Mais les niveaux d'appui et de grip sont très impressionnants. Cela a été une agréable surprise de découvrir que la voiture avait une vitesse si impressionnante en virage.

Dès le milieu de matinée le premier jour, on était dans le rythme et en mesure de faire un peu de travail de développement. J'ai appris l'impact que les changements ont sur la voiture, et on a été capables de faire un peu de tests aéro le second jour aussi, la transition s'est donc faite sans mal.

Avez-vous atteint le stade où vous sentiez que ce n'était pas seulement vous qui vous adaptiez à la voiture, mais que vous étiez en mesure de l'affiner pour qu'elle convienne à vos préférences ?

Oui, absolument. Comme je dis, c'était un peu une séance d'apprentissage en ce sens qu'une petite partie des changements techniques ont un effet similaire sur d'autres voitures que j'ai pilotées. En même temps, on devait garder à l'esprit que c'était un test en préparation de St Pete, plutôt que de faire des choses pour s'adapter à Sebring. C'est une bonne représentation d'un circuit en ville en termes de bosses et de changements de revêtement, mais à la fin des deux jours, la piste avait un énorme niveau de grip qui ne sera pas le même à St Pete. L'équipe Andretti dans son ensemble était très concentrée pour s'assurer que ce soit de la préparation pour St Pete.

Cela dit, la performance était toujours très bonne à Sebring. Aucune raison de me plaindre.

Une formule monotype

Êtes-vous frustré de revenir à une formule ”monotype” - comme vous en avez connu en GP2, je pense - car il y a peu de changements qui peuvent être faits pour affiner la voiture en fonction de vos goûts, moins de pièces ou des paramètres plus étroits pour ce qui est autorisé ?

Hmm... Oui et non. Je dirais que l'IndyCar est plus ouvert que le GP2, en ce sens qu'on a différents kits aérodynamiques et qu'il y a un développement constant sur ce qu'on peut faire avec les amortisseurs, par exemple. Et le soutien de Honda est prédominant, ils sont très à l'écoute.

En Formule 1, je n'ai pas piloté pour une équipe qui pouvait fabriquer une nouvelle pièce en fonction du feed-back d'un week-end de course. Je n'ai jamais expérimenté ce degré de développement en ingénierie dans ma carrière, donc je ne dirais pas du tout que l'IndyCar est un pas en arrière. C'est définitivement un pas en avant par rapport au GP2.

La tendance naturelle d'une DW12 était au sous-virage, et je me souviens de beaucoup de pilotes se lamentant du fait qu'il n'y ait pas assez de possibilités dans le règlement pour y remédier. Avez-vous remarqué cela et que préférez-vous en tant que pilote ?

Je préfère clairement une voiture qui soit plus survireuse, mais cela dit, j'ai passé beaucoup de temps sur des Pirelli ces quatre dernières années, et je devais toujours mettre du sous-virage sur la voiture rien que pour préserver les pneus arrière. Je dois dire que rouler en Firestone et ne pas avoir à m'inquiéter des pneus a rendu l'expérience tout entière beaucoup plus agréable.

J'ai donc vraiment appris comment composer avec le sous-virage, même s'il n'a pas ma préférence. Oui, la DW12 a une tendance au sous-virage, mais Andretti Autosport est une bonne équipe avec beaucoup de moyens en ingénierie, et pas mal de solutions. Donc, bien que ce soit une caractéristique, ça n'a rien de diabolique ou d'ingérable en aucun cas.

Avez-vous pu travailler sur des détails comme les techniques d'économie de carburant ? C'est quelque chose qui surprend souvent les nouveaux venus en IndyCar.

Oui, on a été en mesure d'y travailler vers la fin. C'est quelque chose que je devais faire avec la Manor F1 l'année dernière, ça ne m'était pas complètement étranger. Il s'agissait plus de voir à quel point le moteur est sensible à l'économie de carburant, et les particularités de ce moteur spécifique. Mais la technique exigée n'a rien de nouveau.

Avec votre ingénieur, Tom German, parlez-vous déjà chacun le langage de l'autre ?

Oui, absolument. Ce furent deux jours géniaux de ce point de vue, apprendre à travailler ensemble et essayer de le faire d'une manière accélérée. Deux jours de tests, ce n'est pas génial comme préparation pour une saison ! Mais nous avons accroché directement et notre communication s'améliore de jour en jour. Il commence à apprendre ce dont j'ai besoin. Il apprend aussi la voiture lui-même, et je pense que c'est bien. Notre processus de développement va tourner autour de nous deux. Ce n'est pas comme s'il avait des idées préconçues et que j'essayais de les changer. De ce point de vue, c'est très positif.

Objectifs élevés

Concernant les courses sur ovales, vous avez dit durant la conférence de presse de Phoenix combien vous appréciiez de regarder les différentes lignes prises par les pilotes. Mais en tant que novice complet, une fois dans la voiture, comment faire pour expérimenter des lignes différentes quand il n'y a pas de marge, et que la limite est, pour dire les choses simplement, un mur ?

Ah ! Bonne question. Je ne sais pas trop encore... Je pense qu'on n'expérimente pas avant d'en savoir plus quant aux courses sur ovales. Au début, je ferai juste comme ça vient naturellement, et savoir si je tourne trop tôt ou trop tard, trop lentement ou trop vite, je ne m'en inquièterai pas au début. Une fois que j'aurai une idée de ce qui est bon ou mauvais, je pourrai commencer à jouer un peu là-dessus mais dans des proportions si mineures que je n'y vois pas un souci majeur.

Je pense que Phoenix même n'est pas l'endroit où faire trop d'expérimentations. Je ne dis pas que d'autres ovales le sont, mais après Phoenix, on aura beaucoup de temps d'essais à Indy au mois de mai. Je pense que ce sera un moment plus approprié pour essayer toutes ces choses différentes. J'aurai une course derrière moi et saurai mieux comment ça fonctionne. Ce n'est pas à Phoenix que j'essaierai des choses et serai créatif.

Allez-vous au moins y tester avant le week-end de la course ?

Nous travaillons pour essayer d'organiser quelque chose. Nous aimerions, mais parfois les choses n'évoluent pas dans le sens qu'on voudrait.

Pour en revenir à St Pete, quels sont vos espoirs réalistes en termes de comparaison directe avec vos équipiers qui sont des vétérans du championnat ?

Je ne sais pas vraiment. Toutes les voitures Andretti étaient proches à Sebring même si le tour ne dure que 50 secondes, et les essais étaient illimités. Je me rends sur la première course sans encore savoir à quoi m'attendre mais en même temps, j'ai un feeling de ce que fait la voiture, de comment elle réagit, et telles étaient les choses les plus importantes à tirer de ces tests.

En fait, je me rends à St Pete en espérant être le mieux placé des Andretti et des Honda, et nous verrons où cela nous met. Mais honnêtement, je m'y rends pas avec des ambitions élevées.

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Séries IndyCar
Pilotes Alexander Rossi
Équipes Andretti Autosport , Bryan Herta Autosport
Auteur David Malsher