Scott Dixon, le meilleur pilote de sa génération?

Avec son quatrième titre en IndyCar, Scott Dixon se place parmi les légendes de la discipline, à 35 ans. Retour sur la carrière du Néo-Zélandais.

Un tel plan de carrière (quatre titres de champion, une victoire aux 500 miles d'Indianapolis) devait sembler bien lointain pour Scott Dixon lorsqu'il débutait sa carrière en Nouvelle-Zélande. Le Kiwi suivait très tôt le chemin traditionnel de tout pilote de V8 Supercars, le championnat phare en Océanie.

Un fond d'investissement, Scott Dixon Motorsports, étant créé, le natif de Brisbane, en Australie, a pu décider de poursuivre sa carrière aux États-Unis, ne souhaitant pas piloter les voitures de supertourisme australiennes.

En 1999, l'aventure débute au pays de l'Oncle Sam, et en huit tours, Dixon expédie l'affaire, avec le record de la piste à Sebring. C'est tout naturellement qu'il signe un contrat en Indy Lights pour le compte de l'écurie de Stefan Johansson, ancien pilote de Formule 1 chez McLaren et Ferrari, qui deviendra son manager. Cette année-là, il remporte sa première victoire sur ovale à Chicago, mais il doit se contenter d'une cinquième place au championnat, la faute à plusieurs abandons.

La saison 2000 sera une année capitale pour Dixon, puisqu'il signe en Indy Lights pour l'écurie PacWest, qui possède également une écurie en CART, l'échelon supérieur, et l'une des deux catégories principales de monoplace aux USA. Le titre ne sera qu'une formalité, et à 20 ans, il remporte la couronne avec six victoires, et il passe en CART l'année suivante, dans la même équipe.

Cap sur l'IndyCar

Là aussi, il fera des émules avec sa première victoire sur le Nazareth Speedway, réputé très difficile, et devient le plus jeune vainqueur de l'Histoire de la discipline, à 20 ans, 9 mois et 14 jours. Sa première saison fut très solide, et il termine 8e du championnat, avec le titre de Rookie de l'année (meilleur débutant).

Sa deuxième année chez PacWest marquait un coup d'arrêt dans sa carrière, l'équipe mettant la clé sous la porte en plein milieu de saison. Heureusement, son motoriste Toyota voyant en lui un talent à ne laisser passer sous aucun prétexte, il sera placé dans une troisième voiture du Chip Ganassi Racing, avec une deuxième place à Detroit comme meilleur résultat.

Une association imbattable

A partir de 2003, c'est en IRL que se poursuit la carrière du Kiwi. Comme bien des équipes, Ganassi étant attiré par les 500 miles d'Indianapolis, il décide de changer de camp. Là, c'est l'une des meilleures combinaisons pilote/écurie qui se formera, avec quatre titres en 12 saisons, dont celui de 2003, pour les débuts de Dixon dans la discipline.

Si les saisons 2004 et 2005 étaient bien plus compliquées, la faute à un moteur Toyota fortement en retrait face à Honda, tout se réglait à partir de 2006, année où Honda devenait le motoriste unique de l'IndyCar. Depuis, Dixon a toujours été aux avant-postes, dans son style bien à lui tout en discrétion, ce qui lui valait le surnom d'Iceman (tiens, tiens, comme un certain finlandais!).

Scott Dixon est arrivé à 6 reprises à la dernière course de la saison avec une chance de titre depuis le passage au bloc Honda (et plus tard, en 2014, au moteur Chevrolet), et il s'est donc imposé trois fois. Un quatrième titre (et donc 5e au total) était à sa portée en 2007, mais il tombait en panne d'essence dans le dernier virage du dernier tour de la dernière course, laissant Dario Franchitti filer vers la victoire.

Et comme pour tout chez Scott Dixon, il a immédiatement appris de cet échec, en devenant certainement le meilleur pilote de la discipline en ce qui concerne l'économie de carburant. Une nouvelle fois, à Sonoma, il a donné une leçon au reste du peloton, avec une série de tours incroyables, tous plus rapides que ses opposants, tout en économisant plus d'essence!

C'est ce genre de performances qui permettent à un pilote de construire sa légende. Scott Dixon est un pilote diablement rapide, mais qui sait également reculer pour mieux sauter. Sa victoire au Mid-Ohio en 2014 en partant depuis la dernière position était d'ailleurs un modèle du genre, personne ne croyant possible d'effectuer tant de tours avec un stock de carburant. Mais impossible n'est pas Scott Dixon!

A 35 ans, le Néo-Zélandais dispose d'au-moins cinq ans devant lui pour continuer d'affoler les livres des records. Et il n'est pas impossible qu'à ce moment-là, nous parlions d'un sextuple champion IndyCar...

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