F1 22 : Pourquoi les supercars sont fun mais superflues

Le jeu vidéo F1 22 intègre des défis avec des supercars et un espace lifestyle qui le rapprochent de la réalité, mais il y avait peut-être d'autres priorités.

F1 22 : Pourquoi les supercars sont fun mais superflues

Avec un nouveau règlement, l'arrivée du circuit de Miami et trois pistes remodelées, on pourrait croire que F1 22, le jeu officiel de la Formule 1, avait déjà suffisamment de nouveautés, mais ce n'est pas comme ça que fonctionne l'économie du jeu vidéo. Il est parfois nécessaire de susciter l'intérêt du grand public, bien plus nombreux que les passionnés au fait de toutes les évolutions du championnat.

Car si l'intégration des sprints, l'évolution de l'IA et le renouvellement du tracé de Yas Marina vous parlent peut-être, ce n'est pas forcément le cas de ceux qui vont acquérir le jeu parce qu'ils suivent la F1 sur Instagram ou regardent les moments forts des courses sur YouTube.

Après les monoplaces historiques et leurs pilotes intégrés aux précédentes éditions, le mode My Team lancé avec F1 2020 et le mode histoire Braking Point de F1 2021, F1 22 aura donc... des supercars.

Oui, des McLaren Astura, des Aston Martin Vantage ou encore des Ferrari F8 Tributo. Des voitures que l'on peut croiser sur (certaines) routes.

Vous vous demandez peut-être quel est le rapport avec la Formule 1. Le pont est fait à travers les Pirelli Hot Laps, des démonstrations organisées pendant les week-ends de Grands Prix et au cours desquelles des invités font un tour de circuit dans les véhicules susnommés.

C'est donc grâce à ce lien plutôt ténu qu'Electronic Arts a pu placer une Mercedes-AMG dans un virage pour faire la publicité de son nouvel opus.

Les principaux modes de jeu ont été conservés dans F1 22, qu'il s'agisse de créer son équipe pour la faire briller dans My Team, où figurent désormais trois niveaux de compétence, ou d'associer votre pilote à une formation existante dans le mode Carrière. Mais maintenant, vous aurez donc la possibilité de participer à un événement Pirelli Hot Laps entre les courses.

Cela pourrait vous mener à faire drifter une McLaren 720S sur le tracé modifié de l'Albert Park ou à affronter un pilote dans les rues de Bakou, 40 défis étant prévus. Le principe est de casser la routine et en ce sens, le but est atteint.

Mais le moteur graphique n'est pas véritablement adapté au comportement plus pataud d'une voiture de série avec des pneus du commerce, et les sensations en milieu de courbe paraissent parfois limitées, comme si les fondements techniques du jeu étaient poussés dans leurs retranchements.

Si le comportement des voitures n'a pas le même aplomb que dans un Gran Turismo 7, il fait preuve d'une certaine souplesse. Il est en effet assez simple de drifter en courbe et de s'amuser rapidement. Et visuellement, les voitures sont plus que précises, avec un habitacle parfaitement recréé.

La vie en F1, la Formule 1 côté lifestyle

Le second lien avec la Formule 1 est que ce mode est censé représenter la vie du paddock en allant plus loin que les courses elles-mêmes, le principal écran d'accueil étant désormais nommé "La vie en F1". Vous y serez accueilli par votre personnage au look totalement personnalisable, jusqu'à son équipementier entre Puma et Asics, qui sera assis dans un appartement de millionnaire, avec l'une de vos supercars en guise de décor.

Cet espace permettra également de lancer une course en ligne et des amis invités pourront s'y détendre avec leur propre avatar.

Si tout cela semble superficiel, c'est parce que ça l'est en grande partie. Il ne s'agit pas d'un mode à tester à tout prix mais plutôt une version immersive de Podium Pass, le système permettant de débloquer des livrées pour les voitures mais aussi de modifier les couleurs de tout l'équipement du pilote, de sa casquette à sa combinaison. Frivole, avec une certaine élégance, mais quand même frivole.

Et si certains craignaient l'arrivée de micro-transactions, à l'image de celles de FIFA Ultimate Team, elles sont pour le moment loin de se concrétiser.

Ces systèmes de personnalisation étaient intégrés dans les jeux de la F1 bien avant qu'EA Sports en prenne le contrôle. Ils proposent maintenant des lunettes de soleil Oakley et intègrent un menu principal qui fait la part belle à un aspect lifestyle. Ceux qui s'intéressaient à Podium Pass apprécieront ces nouveautés, tandis que ceux qui y étaient insensibles passeront à nouveau leur chemin.

Selon moi, une gamme de supercars à piloter dans de multiples défis et l'addition de choix vestimentaires à un avatar sont des additions inoffensives dans un jeu déjà riche. Ces nouveautés marquent une intention claire d'EA et Codemasters de rendre les jeux de la F1 plus attrayants, et c'est positif pour le championnat au sens large.

Les plus fervents passionnés auront toujours droit à des courses de monoplaces authentiques, pléthore de modes compétitifs en ligne et des options supplémentaires dans le mode Carrière, même si l'on peut déplorer l'absence de la Formule 3 et des W Series.

Cela fait juste sourire de constater que la Jordan 191 et la Brawn BGP 001 ont quitté le jeu pour que F1 22 accueille une Ferrari Roma et un jogging Patta.

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