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Pourquoi les pilotes réels pourraient surprendre au Mans

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Pourquoi les pilotes réels pourraient surprendre au Mans
Par :
12 juin 2020 à 15:00

On s'attend à ce que les simracers dominent les 24H du Mans virtuelles, mais les équipes composées de pilotes réels pourront-elles surprendre ?

Le vieil adage veut qu'en sport automobile, le premier adversaire est l'équipier. Mais comment faire quand ce dernier partage la même voiture ? C'est le défi unique de l'Endurance, qui veut que les pilotes doivent travailler à l'unisson pour optimiser la vitesse de leur machine, éviter les soucis et peut-être de manière plus importante, terminer la course ! Il n'est dès lors pas surprenant de voir que les équipages qui s'entendent le mieux sont en général ceux qui performent le mieux...

La longueur des relais, la météo et les réponses aux pires scénarios auraient dû être les sujets de discussion ce week-end au Circuit des 24 Heures du Mans. Mais à la place, tout le monde de l'Endurance doit attendre septembre, en raison de la crise du COVID-19. Tous les sujets de discussion seront toutefois abordés ce week-end lors des 24 Heures du Mans virtuelles, une collaboration entre le WEC, l'ACO et Motorsport Games.

Un plateau de pilotes hors-norme se retrouvera aux prises aux côtés et face à des simracers, mais deux équipes LMP ont décidé de ne faire confiance qu'à des pilotes réels. L'une d'entre elles est le Team Penske, avec Juan Pablo Montoya, Simon Pagenaud, Dane Cameron et Ricky Taylor. Montoya n'est pas étranger à l'Endurance, étant Champion IMSA en titre et ancien vainqueur des 24 Heures de Daytona. Mais l'ancien pilote de F1 sait qu'il sera difficile de lutter avec les meilleurs ce week-end sans le soutien et l'expérience d'un simracer.

#22 United Autosports Oreca 07 LMP2: Filipe Albuquerque, Alex Brundle, Job Van Uitert, Tom Gamble

"Je pense clairement que d'un côté c'est un désavantage", explique-t-il. "[Mais] je pense qu'au niveau d'une course de 24 Heures, c'est un avantage car nous avons couru, nous avons été dans le trafic, nous le comprenons vraiment. Mais en termes de vitesse, les simracers auront toujours un avantage. La seule façon de compenser serait de faire comme Fernando [Alonso] et passer des heures dans le simulateur. Je suis prêt à me préparer mais pas à sacrifier ma vie quotidienne pendant deux semaines pour ça."

"Nous n'avons jamais vraiment parlé [d'avoir un simracer] et honnêtement, je pense qu'il serait plus rapide, mais nous avons une très bonne relation entre nous quatre. Nous travaillons très bien ensemble, et ça rend le tout très fun", indique-t-il, les quatre pilotes faisant partie de l'équipe Penske sur les courses de longue durée de l'IMSA, comme à Daytona ou Sebring.

Le Team Penske n'est donc pas la seule équipe à n'engager que des pilotes réels, puisque United Autosports le fera aussi. Filipe Albuquerque, Alex Brundle, Job van Uitert et Tom Gamble partageront le volant de la #22. Richard Dean, co-propriétaire de l'équipe, pense que l'événement de ce week-end est parfait pour les jeunes membres de l'équipe pour s'habituer à la gestion d'une course de 24 heures sans la pression des 24 Heures du Mans.

"On ne les lancerait jamais dans la course au Mans car il y a trop de choses en jeu et [la course] est toujours difficile. C'est comme un pilote, quand sont-ils prêts pour leur première course au Mans ? Ils sont toujours inexpérimentés jusqu'à avoir fait leur première course. Donc vous avez cette situation bizarre ou si vous voulez devenir ingénieur de course au Mans, quelqu'un doit vous donner votre première chance."

Track action

"Nous avons regardé cela et nous nous sommes dit que nous pourrions impliquer tous nos jeunes ingénieurs et utiliser cela comme les pilotes, qui utilisent les simulateurs pour apprendre les circuits. Nous pouvons utiliser cette course pour impliquer les jeunes ingénieurs et voir comment nous approcherions les 24 Heures du Mans. Comment établierions-nous un plan de roulage ? Comment établir la stratégie ?"

Alors que Penske et United Autosports vont utiliser leurs connaissances de la vie réelle pour s'aider avec les réglages et la stratégie, l'eSport reste un monde nouveau pour beaucoup d'entre eux et l'expérience du circuit pourrait ne pas se traduire en jeu. James Baldwin, vainqueur du World's Fastest Gamer 2019 et de l'eROC, participera pour Veloce Esports. Il estime que comme c'est un jeu, l'expérience réelle, surtout au niveau des réglages, pourrait être un désavantage.

"S'ils n'ont pas de simracer impliqué avant l'événement ou aucun contact avec un simracer pour les aider, ce sera un désavantage. Car un pilote qui n'est pas impliqué dans le simracing ne pourra jamais trouver certaines des choses qu'il faut connaître pour bien régler son baquet [et la voiture] et être aussi rapide que possible. Les réglages de la voiture ne sont pas logiques à bien des égards car c'est un jeu, un réglage pourrait ne pas fonctionner en vrai mais être bon sur cette simulation particulière."

Globalement, il semblerait qu'un manque de rythme pur puisse limiter les chances de Penske et United Autosports. Mais comme en vraies courses d'Endurance, la voiture la plus rapide ne gagne pas forcément à la fin. Comme dans les vraies 24 Heures, les pilotes devront gérer la fatigue, les conditions météo changeantes et le trafic, et c'est dans ces situations que Montoya estime que Penske pourrait tirer son épingle du jeu. Dans une course de 24 heures, il faut s'attendre à l'inattendu, et savoir garder la tête froide pourrait être un avantage.

"En vrai, quand tu rattrapes les GT par exemple, ils sont beaucoup plus prudents, ils te donnent de l'espace car ils comprennent les conséquences", indique Montoya. "Dans le jeu j'ai remarqué que quand vous rattrapez les gens c'est bien plus difficile et ils rendent [les choses] plus difficiles. Il faut donc être bien plus attentif et s'attendre à ce que les gens fassent des choses stupides. Et je pense que si vous avez des simracers dans les GT, ils sont rapides mais ils n'ont pas l'expérience d'une course de 24 heures."

"Je pense que nous avons une bonne équipe, nous avons un bon plan, je pense qu'il va nous manquer un peu de vitesse mais au final, et surtout au Mans, il faut survivre. Le Mans est une course où il ne faut pas faire d'erreurs, rester hors des problèmes, et être intelligent dans les premiers tours de course. Il faut être sûr de ne pas faire d'erreurs stupides."

Vous pourrez suivre en direct et en intégralité les 24 Heures du Mans virtuelles sur Motorsport.tv et Motorsport.com, à partir de 14h30 ce samedi.

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Événement 24 Heures du Mans Virtuelles
Auteur Stefan Mackley