Di Grassi se sent "vraiment désolé" pour Toyota

Pour la troisième fois en quatre ans, Lucas di Grassi est monté sur le podium des 24 Heures du Mans, avec des sentiments plus mitigés que jamais.

Di Grassi se sent "vraiment désolé" pour Toyota
#8 Audi Sport Team Joest Audi R18: Lucas di Grassi, Loic Duval, Oliver Jarvis
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#8 Audi Sport Team Joest Audi R18: Lucas di Grassi, Loic Duval, Oliver Jarvis
#8 Audi Sport Team Joest Audi R18 e-tron quattro: Lucas di Grassi, Loic Duval, Oliver Jarvis
Lucas di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport
#8 Audi Sport Team Joest Audi R18 e-tron quattro : Lucas di Grassi

Pourtant, le week-end dernier, les R18 avaient accumulé trop de problèmes pour que l’on puisse imaginer l’une d’entre elles figurer dans le trio de tête. Tandis que la statistique selon laquelle la marque aux anneaux avait toujours été présente sur le podium depuis 1999 était déjà brandie, et qu’une première semblait donc se dessiner, elle a subitement été remisée suite au rebondissement affectant la Toyota de tête. 

Quelques jours après cette arrivée au scénario invraisemblable, Lucas di Grassi n’a pas caché que les sentiments étaient particuliers, entre tristesse pour le constructeur japonais, déception de n’avoir pas pu jouer la victoire, et satisfaction de conquérir un nouveau podium. Sacré mélange des genres !

"Le Mans est une course fantastique, une semaine fantastique, particulièrement avec Audi", a rappelé Di Grassi lors de la Conférence Sport de la FIA, cette semaine à Turin. "Nous avions un record d’arrivées sur le podium qui était de 100%, mais cette course a presque été une exception." 

"Toutefois, ça ne l’a pas été au final, pour une raison vraiment triste, car je crois que Toyota a mené la majeure partie de la course et tout s’est arrêté à cinq minutes de la fin. Ils essaient de gagner la course depuis si longtemps, ils avaient le rythme et ils ont fait un travail fantastique, alors je me sens vraiment désolé pour eux."

"Mais bien sûr, la course reste la course, il y a les règles et nous avons réussi à être troisièmes. Pour moi, ça fait trois podiums en quatre participations au Mans, mais je n’ai pas encore gagné, alors je vais travailler encore plus dur l’année prochaine."

Retour à la Formule E

Le pilote brésilien se tourne désormais vers une autre échéance majeure de sa saison, en Formule E cette fois. La semaine prochaine, la double finale de Londres décidera qui de lui ou de Sébastien Buemi coiffera le titre remis en jeu par Nelson Piquet Jr. Un autre univers, et surtout une machine très différente entre les mains par rapport à la R18 LMP1.

"C’est une énorme différence", souligne Di Grassi. "Ce n’est pas comme piloter une GT avec des pneus puis une autre GT avec d’autres pneus. L’écart est tellement grand - en termes de grip, de puissance, de voiture à quatre roues motrices au Mans, de vitesse - que mon cerveau a vraiment deux techniques de pilotage : une pour le WEC et une pour la Formule E."

Deux techniques mais des leçons qui peuvent aussi se transférer d’une discipline à l’autre, comme il l’explique avec plus de précision.

"Ça n’a pas vraiment d’aspect négatif. En fait, c’est positif. Dans les deux championnats il y a une part d’efficience et de récupération d’énergie, ce que j’apprends d’un côté peut me servir de l’autre. Par exemple, en prenant un certain virage avec une courbe précise en WEC, je peux reproduire ça en Formule E. Pour moi, c’est la raison pour laquelle nous avons dix ou onze pilotes du WEC qui courent en Formule E, et tous obtiennent de bons résultats."

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