24 Heures du Mans 24 Heures du Mans

La fiabilité sera-t-elle l'arme fatale de Cadillac au Mans ?

De retour aux 24 Heures du Mans après 20 ans d'absence, Cadillac peut compter sur un package qui, malgré sa jeunesse, affiche jusqu'ici une fiabilité étonnante. Sébastien Bourdais estime qu'il s'agit de son principal point fort, tout en espérant que ce ce ne soit pas le seul.

#3 Cadillac Racing Cadillac V-Series.R of Sebastien Bourdais, Renger Van Der Zande, Scott Dixon

B.D., Le Mans - Particulièrement studieuse depuis son arrivée au Mans, la délégation Cadillac travaille avec application et avance ses pions avec une forme de sérénité qui transpire dans l'attitude de ses troupes. Les aléas des 24 Heures du Mans peuvent vite chambouler un équilibre en réalité fragile, mais l'impression est bonne et les trois équipages en lice ne s'en cachent pas. Si la performance doit encore être observée de plus près, la solidité que dégage le package mis en place avec le programme LMDh de General Motors est un argument de poids dans cette édition du centenaire.

Interrogé sur le point fort de Cadillac cette semaine au Mans, Sébastien Bourdais admet qu'il n'a "presque pas envie de le dire", certainement par superstition, mais l'admet tout de même volontiers.

"La fiabilité qui a été affichée depuis le début de l’année est quand même intéressante, sur un programme qui est sorti en compétition depuis janvier", observe-t-il. "J’espère qu’on n’aura pas de problème. De toute façon, les chances de victoire passent par-là : il faut faire la course parfaite, que ce soit au niveau des pilotes, de la stratégie ou de la fiabilité. Si tu n’as pas ces trois éléments réunis, de toute façon tu peux oublier la victoire, surtout quand il y a 16 voitures au départ pour la gagne. Maintenant, j’espère que ce ne sera pas le seul point fort"

Il faut dire que de tous les programmes LMDh qui ont vu le jour cette année, celui de Cadillac (en s'appuyant sur un châssis Dallara) a donné des gages de satisfaction en matière de fiabilité. Car le ratio entre le temps de préparation et les progrès effectués est considérablement élevé.

"C’est assez impressionnant", reconnaît Sébastien Bourdais. "Avec tous les outils de simulation, les phases de développement sont divisées par cinq ou dix. Au bout de trois mois d’utilisation de la voiture, on a fait une simulation de 24 heures à Sebring : tu te dis que tu vas tout casser, que ça va être une catastrophe... et je crois que la voiture a roulé 23 heures et 20 minutes sans problème particulier, à part un petit capteur par-ci par-là."

"Vingt ans avant, jamais ça ne serait arrivé ! On aurait tout cassé, on aurait passé plus de temps dans les stands que sur la piste. Il y a tellement d’outils pour anticiper les problèmes et développer les choses en amont que tous les temps de développement et d’adaptation sont réduits."

Un prototype au comportement constant

À cela viennent s'ajouter des arguments en matière de comportement du prototype V-Series.R que Sébastien Bourdais a largement appréciés lors des premiers essais effectués au Mans. Le local de l'étape décrit notamment "une voiture qui avait l'air assez facile à conduire", tout en se disant "relativement confiant et content de l'équilibre"

Cadillac aligne trois LMDh face à Toyota au Mans.

Cadillac aligne trois LMDh face à Toyota au Mans.

"Dans les virages rapides, elle est un petit peu légère de l’arrière mais rien de rédhibitoire ; ça freine bien dans les chicanes, ça freine bien en général ; on n’a pas vraiment de gros blocages de roues ; il y a relativement peu de sous-virage dans les transitions", énumère-t-il. "C’est une auto qui a l’air cohérente. Il y a encore quelques petits trucs à peaufiner et si on peut trouver un petit peu de vitesse de pointe, ça nous aiderait aussi."

Si le tableau d'ensemble a de quoi séduire, Sébastien Bourdais est toutefois bien placé pour savoir qu'au Mans, aucune garantie n'existe. Les atouts d'aujourd'hui doivent être confirmés, tandis que la lecture de la véritable hiérarchie reste selon lui "opaque" à ce stade.

"C’est un programme de course qui, comme toutes les LMDh, est sorti en janvier, donc il n’y a pas un recul énorme", prévient-il. "Il faut rester humble par rapport à tout ça, mais il faut aussi y aller pour la gagne. Il n’y a pas de raison, on est une équipe qui a énormément travaillé, on a fait beaucoup de kilomètres, on a un paquet de courses aussi, on a fait une course de 24 heures, on a fait des simulations de 24 heures. Il faut espérer que tout ce travail paie."

Dossier spécial 24H du Mans :

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