Monteiro - "Gamin, je ne rêvais pas de F1, je rêvais du Mans"

B.D., Le Mans - Alors qu'il compte à ce jour quatre participations aux 24 Heures du Mans – deux en GT et deux en LMP1 – Tiago Monteiro a décidé de renouer avec l'épreuve reine de l'Endurance cette année.

Bien que très pris par son emploi du temps de pilote officiel Honda en WTCC, le pilote portugais a saisi l'occasion qui s'est présentée à lui avec le team ByKolles, qui aligne une CLM P1/01 dans la catégorie LMP1 privée. Suffisant pour procurer une joie immense à un pilote tout simplement fou amoureux du Mans, comme il l'a confié à Motorsport.com.

Tiago, est-ce un sentiment spécial de retrouver Le Mans quatre ans après?

C'est génial. J'ai accepté ce challenge car c'était une opportunité fantastique de revenir au Mans. J'adore Le Mans, c'est la cinquième fois, c'est quelque chose qui me tient vraiment à cœur.

J'ai commencé la compétition en 1997, et en 1999 j'étais déjà au Mans [sur une Viper du Paul Belmondo Racing]. Quand j'étais gamin, je ne rêvais pas de Formule 1 ou quoi que ce soit, je rêvais du Mans, de ce type de voiture, de ce type de course, peut-être Michel Vaillant, ce genre de choses. J'ai toujours été plutôt là-dessus. Après, ma carrière est allée dans des voies différentes mais je ne regrette pas ; au contraire je suis très content d'avoir fait de la F1. Mais Le Mans c'est Le Mans pour moi, et c'était important de revenir.

C'est vrai qu'en début d'année j'avais regardé deux ou trois options, mais qui étaient impossibles à conjuguer avec mon contrat Honda [en WTCC]. Celle-là a été une opportunité de dernière minute mais qui, grâce au moteur AER, ne pose pas de problème de concurrence.

Y aura-t-il un souhait profond de recommencer pour les années à venir?

La situation que j'ai aujourd'hui est presque une situation idéale pour moi. J'adore encore les courses sprint, je n'ai pas envie pour l'instant de me dédier uniquement à l'Endurance, mais j'adore l'Endurance quand même. Pouvoir faire un championnat sprint au niveau mondial et en même temps pouvoir faire deux ou trois courses d'Endurance, c'est le top pour moi. C'est le mélange parfait. Quand je fais Le Mans et une ou deux courses, c'est parfait. Après je n'ai pas beaucoup plus de temps libre car Honda nous prend beaucoup de temps en piste et hors piste.

La gestion de cet emploi du temps chargé doit justement être très difficile…

Ça fait trois semaines que je suis parti de la maison car j'ai fait beaucoup d'activités pour Honda. Honda lance cinq voitures [de série] cette année et il y a beaucoup d'activités où ils demandent aux pilotes d'être présents. C'est difficile! Ma valise a ce qu'il faut pour le WTCC, ce qu'il faut pour l'Endurance, et ce qu'il faut pour les autres activités. Il faut bien s'organiser à l'avance pour tout ça, avec les avions, les hôtels, etc. Il faut une logistique assez compliquée, mais c'est génial. Le seul truc qui m'embête c'est que je vois moins mes enfants, et ça me manque beaucoup.

C'est notre carrière, c'est notre vie, et on sait très bien que ça ne va pas durer éternellement comme ça. Alors quand il y a de bonnes opportunités il faut les prendre.

A propos de cet article
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Circuit Le Mans
Équipes Kolles Racing
Type d'article Interview
Tags endurance, interview, lmp1