Nissan ne cache pas le report de ses ambitions à 2016

Pour son retour au Mans et en LMP1, Nissan avance désormais avec prudence. Si le constructeur japonais n'a pas manqué de communiquer en masse sur son engagement en Endurance, l'heure du verdict de la piste a sonné.

B.D., Le Mans - Dix jours après une Journée Test délicate sous la pluie, Nissan manque de repères avec sa GT-R LM Nismo, comme l'a confirmé à Motorsport.com Olivier Pla, l'un des neuf pilotes officiels. Le français relativise toutefois l'écart vu au chronomètre lors des essais de la semaine dernière, tout en se montrant réservé. Nissan ne se cache plus, il faut déjà se tourner vers la préparation de 2016.

Olivier, comment se présentent les choses dans les rangs de Nissan avant les premiers essais de ce mercredi?

A la Journée Test on n'a pas pu faire ce qu'on voulait, à cause de la météo. On peut dire que c'était pareil pour tout le monde, mais pour nous c'était important car c'était la première fois qu'on faisait rouler la voiture sur ce circuit-là, avec de telles vitesses. Je sais qu'il y a beaucoup de gens qui aiment dire que l'on est à 21 secondes des autres LMP1, mais on a fait 3 tours le matin avant qu'il se mette à pleuvoir, donc on ne peut pas tirer des conclusions strictes là-dessus. Ce n'est pas du tout le chrono que l'on aurait dû faire. Très honnêtement et humblement, je pense que ce sera difficile d'être très proche des autres, on en est conscient et on ne s'en cache pas. On travaille, on essaye de préparer au mieux la course et de préparer 2016. Cette année, on a été pris par le temps et on a eu des petits soucis pendant les tests qui nous ont fait perdre beaucoup de temps. Maintenant il faut essayer de rattraper ça.

Quels sont ces "petits soucis" rencontrés durant les tests?

Sans rentrer dans les détails, on a eu des soucis comme pour chaque constructeur qui est dans une phase de développement. On a rencontré des soucis sur des choses générales de la voiture. Techniquement, la réglementation LMP1 donne des voitures très abouties et très compliquées à faire rouler, et ça demande beaucoup de travail.

Cet écart avec les leaders, s'il n'est pas de 21 secondes, savez-vous l'évaluer actuellement?

J'aimerais bien pouvoir vous le dire, mais il faut qu'on puisse rouler correctement. J'ai vraiment fait seulement trois tours en n'attaquant vraiment pas, en ne prenant aucun risque, sur une piste qui était très sale. On avait aussi des choses à vérifier sur l'auto. C'est difficile de dire ce qu'on pouvait faire, mais ce que je peux vous dire c'est que ce n'était vraiment pas un tour rapide, vraiment pas.

Les essais de mercredi et jeudi s'annoncent donc cruciaux…

C'est hyper important. On espère que ce sera sec, car si on doit partir en course sans avoir pu travailler sur le sec, on sait que ce ne sera pas facile. On a besoin d'enregistrer le plus de données possibles, sans se focaliser sur le temps. Et à un moment donné on essaiera d'aller le plus vite possible avec ce que l'on a.

A contrario, la pluie hypothétique dimanche en course pourrait-elle vous aider?

Je pense que sous la pluie l'écart se réduit par rapport au déficit que l'on peut avoir sur le sec. Je n'ai jamais roulé sous la pluie avec cette voiture, donc il va falloir découvrir ça, mais apparemment il semblerait que ce ne soit pas trop mal

Sans parler d'objectif, quel est votre souhait pour cette course?

La première chose, c'est faire notre course avec le moins de problèmes possible et être à l'arrivée, et emmagasiner un maximum d'informations pour l'année prochaine.

A propos de cet article
Séries 24 heures du Mans
Événement 24 heures du Mans
Circuit Le Mans
Pilotes Olivier Pla
Équipes Nissan
Type d'article Interview
Tags endurance, le mans, lmp1