Pegasus Racing passe à la vitesse supérieure

L'écurie Pegasus Racing s'apprête à disputer ses troisièmes 24 Heures du Mans dans un peu plus d'une semaine. Mais l'écurie alsacienne s'est donnée cette année les moyens de ses ambitions, avec un trio de pilotes de tout premier plan avec Léo Roussel, David Cheng et Ho Pin Tung, et le soutien de Total Chine, qui l'emmènera également à effectuer sa toute première apparition en WEC, lors de la manche de Shanghai cet automne.

Après avoir mené son équipe Pegasus Racing au titre en challenge prototype V de V (en 2006 et 2008), puis en catégorie FLM de l'European Le Mans Series en 2011, Julien Schell a cette année lâché le volant pour mieux se concentrer sur son rôle de team manager, qu'il partage avec son père Claude. Aux côtés du jeune et talentueux Léo Roussel, déjà dans l'effectif depuis l'an passé, les Alsaciens jouent désormais la carte des pilotes professionnels afin de viser des objectifs plus élevés.

C’est de bon augure pour les 24 Heures, on a encore une bonne marge de progression

Julien Schell, team manager du Pegasus Racing.

Ainsi, alors que David Cheng a rejoint l'écurie en début de saison, où il épaulait Roussel et Jonathan Coleman, c'est un autre pilote chinois,  Ho Pin Tung, ancien pilote de réserve en Formule 1, qui complètera le trio du Pegasus Racing pour les troisième 24 Heures du Mans de la structure strasbourgeoise. 

Dimanche dernier, lors de la journée test sur le circuit de la Sarthe, Ho Pin Tung découvrait ainsi à la fois la Morgan-Judd et ses nouveaux équipiers. Une alchimie qui a déjà bien pris.

"Cela s’est plutôt bien passé", a confié Julien Schell à Motorsport.com. "C’est la première fois que nous faisions rouler nos pilotes ensemble. Le matin, nous nous sommes concentrés sur les réglages de la voiture, sans forcément chercher un chrono. L’après-midi, il a plu, et nous nous sommes montrés performants dans ces conditions, nous positionnant entre les 3e et 5e temps de la catégorie. C’est de bon augure pour les 24 Heures, on a encore une bonne marge de progression. Mais il va falloir peaufiner d’ici là car les autres équipes vont encore beaucoup travailler elles aussi avant la course".

"Il était également important pour nous d'afficher une image professionnelle déjà à l'occasion de cette journée, que ce soit au niveau de la voiture, des stands ou des camion, vis-à-vis de notre nouveau partenaire, Total Chine".

Débuts en WEC à Shanghai

Fondée il y a une quinzaine d'années, l'écurie Pegasus Racing a en effet franchi un nouveau palier en 2015. Outre un équipage désormais 100% professionnel, l'équipe bas-rhinoise vient en effet d'annoncer un accord avec un partenaire d'envergure, en l'occurrence la filiale asiatique du groupe pétrolier français. Un nouveau partenariat qui lui permettra ainsi d'effectuer ses grands débuts en WEC, programmés à l'occasion de la manche de Shanghai, le 1er novembre. Un nouveau chapitre pour Julien Schell et les siens.

"Le WEC constitue depuis longtemps l'objectif du Pegasus Racing", continue l'Alsacien. "Nous continuons à gravir les échelons au fur et à mesure. Ce programme est conséquent, et il s’agira d’un sacré challenge à relever, d’autant qu’il suivra d’une semaine la finale de l’ELMS à Estoril. Mais nous sommes heureux de pouvoir prendre part à ce championnat d’envergure, surtout avec un équipage comme celui dont nous disposons aujourd'hui".

En attendant, le Pegasus se prépare à son troisième double tour d'horloge sarthois. Après un abandon en 2010 (accrochage) avec la Norma-Judd P2, puis une 14e place en LMP2 l'an passé, avec la Morgan-Nissan déjà, "les bleus" se verraient bien jouer le podium de leur catégorie lors de l'édition 2015.

A propos de cet article
Séries 24 heures du Mans
Événement Journée Test
Circuit Le Mans
Pilotes Julien Schell , David Cheng , Léo Roussel
Type d'article Interview
Tags AJFFC, pegasus, wec