Quand attaquer au Mans ? Les pilotes Porsche partagés

B.V., Le Mans - Alors que Mark Webber a déclaré à Motorsport.com son intention d'attaquer à outrance lors des 18 premières heures de course, nous nous sommes enquis de l'approche préconisée par les autres pilotes Porsche à l'aube des 24h.

Quand attaquer au Mans ? Les pilotes Porsche partagés
#1 Porsche Team Porsche 919 Hybrid: Mark Webber
#1 Porsche Team Porsche 919 Hybrid: Timo Bernhard, Mark Webber, Brendon Hartley
#1 Porsche Team Porsche 919 Hybrid : Brendon Hartley
#1 Porsche Team Porsche 919 Hybrid: Timo Bernhard, Mark Webber, Brendon Hartley
#2 Porsche Team Porsche 919 Hybrid: Romain Dumas, Neel Jani, Marc Lieb
#2 Porsche Team Porsche 919 Hybrid: Romain Dumas
#2 Porsche Team Porsche 919 Hybrid: Romain Dumas, Neel Jani, Marc Lieb
#2 Porsche Team Porsche 919 Hybrid: Romain Dumas, Neel Jani, Marc Lieb
#2 Porsche Team Porsche 919 Hybrid: Romain Dumas, Neel Jani, Marc Lieb
#2 Porsche Team Porsche 919 Hybrid: Romain Dumas
#2 Porsche Team Porsche 919 Hybrid: Romain Dumas, Neel Jani, Marc Lieb
#2 Porsche Team Porsche 919 Hybrid: Romain Dumas, Neel Jani, Marc Lieb
#2 Porsche Team Porsche 919 Hybrid: Romain Dumas, Neel Jani, Marc Lieb
#2 Porsche Team Porsche 919 Hybrid: Romain Dumas, Neel Jani, Marc Lieb
#2 Porsche Team Porsche 919 Hybrid: Romain Dumas, Neel Jani, Marc Lieb
#1 Porsche Team Porsche 919 Hybrid : Timo Bernhard, Mark Webber, Brendon Hartley
#1 Porsche Team Porsche 919 Hybrid: Timo Bernhard
#41 Greaves Motorsport Ligier JSP2 Nissan : Memo Rojas, Julien Canal, Nathanaël Berthon, et #1 Porsche Team Porsche 919 Hybrid : Timo Bernhard, Mark Webber, Brendon Hartley

Brendon Hartley, également Champion en titre, est en phase avec son coéquipier. Le Néo-Zélandais estime qu'il va falloir tout donner pour avoir une chance de remporter la course.

"Je pense que personne ne peut se permettre de se ménager au début, parce que c'est la voiture qui attaquera au maximum en permanence et qui fera tout comme il faut qui gagnera la course", affirme Hartley. "Je pense qu'on ne peut pas se permettre de se ménager en partant du principe que les autres vont rencontrer des problèmes."

Dumas - Laisser rouler pendant 12 heures

Alors que la Porsche n°1 de Webber et Hartley pointe au 14e rang du championnat après un début de saison mouvementé, la n°2 est largement en tête du classement général.

Loin de toute considération liée à cette statistique, son pilote Romain Dumas estime qu'il vaut mieux ne pas prendre trop de risques en début de course.

"Faire sa propre course sans devoir se préoccuper des autres, c'est facile à dire", déclare Dumas. "Mon rêve, c'est qu'on soit un peu décramponnés. Les douze premières heures, on laisse rouler, on fait ce qu'on peut. Un peu comme ce qu'il se passait avec les années Audi contre Peugeot."

"Parce que de toute manière, la course ne va jamais se faire dans les quatorze premières heures. Tu ne peux que tout perdre. On n'est pas à Daytona où on sait qu'un safety car va nous remettre en course à chaque heure. Il ne faut pas non plus trop perdre."

"Ça ne servira à rien de mener les quatorze premières heures, à moins qu'on ait un tour d'avance, que tout le monde tombe en panne et qu'après, tu n'as plus qu'à fumer la pipe pendant dix heures ! Ça, ça n'existe plus. La dernière fois que c'est arrivé, c'est quand il y avait Audi contre Pescarolo, l'année où Capello avait perdu sa roue. Ils n'avaient même pas gagné."

Lorsque nous avons mentionné à Dumas les propos de Mark Webber, souhaitant attaquer lors des 18 premières heures, le Français a réagi avec bonhomie.

"Moi, j'espère qu'eux, ils vont attaquer !" sourit-il. "Ce qui est sûr, c'est qu'eux, l'année dernière, avaient pris une technique où ils ne voulaient pas attaquer, et ils se sont fait avoir. Il faut trouver, je pense, le juste milieu."

"De toute manière, cette année, vu la météo qu'ils annoncent, les cinq ou six premières heures, ça va juste être celui qui va rentrer au bon moment dans les stands, qui met les bons pneus au bon moment, et qui va arriver à rentrer s'il se met à pleuvoir d'un coup, quand tu es en slicks et qu'il te reste les trois quarts du tour, qui va arriver à rentrer sans la mettre dans le mur ou dans le bac à graviers."

"Déjà, là, quand tu auras fait les six premières heures comme ça, tu auras déjà fait un petit bout. Par contre, ce sera mieux pour les mécaniques, c'est sûr, mais je pense que là, il y a déjà un gros bout qui sera passé."

Conscient de la situation au championnat, le pilote Porsche ne serait donc pas surpris que les pilotes de la n°1 prennent davantage de risques pour empocher les 50 points de la victoire, qui pourraient même leur permettre de prendre la tête du classement en cas de faux pas de la n°2 pilotée par Dumas et ses coéquipiers.

"Il y a aussi deux options pour le championnat, il ne faut pas l'oublier", rappelle l'Alésien. "C'est que nous, on a une bonne avance, et eux n'ont pas de points. Eux, il faut qu'ils gagnent, ça, c'est sûr. Nous, il faut qu'on gagne aussi pour moi-même (rires). Il y a aussi ça qu'il faut prendre en compte."

"Le seul truc que j'espère, c'est que dimanche soir, on aura aussi beaucoup d'avance sur eux. Comme ça, le reste de la saison, on pourra nous rendre la monnaie de ce qu'on a fait l'année dernière. C'est clair, ils ne sont pas cons non plus, ils le savent très bien !"

Bernhard – Attaquer pendant la nuit

Troisième pilote de la Porsche n°1 aux côtés de Webber et Hartley, Timo Bernhard nous a confié l'approche la plus nuancée, estimant que c'est en particulier la nuit qu'il va falloir accélérer.

"Nous verrons quel sera notre rythme", commente Bernhard. "Je pense que la majorité de la course, surtout la nuit, sera de l'attaque. Au crépuscule, il faudra sûrement voir quel est notre rythme, voir si nous ne sommes pas trop loin. C'est sûrement dans la nuit que la course va se décider en termes de position en piste. Il faut attaquer, et pour les dernières heures, il faut voir où on se situe."

"[En début de course, il faudra] avoir une vue d'ensemble de ce qui se passe précisément. N'oublions pas que les conditions météo vont changer et que ce sera une course différente quand ce sera sec. Il y a beaucoup de prévisions météo [différentes], cela pourrait même rester complètement sec, mais qui sait ?"

Rappelons que la Porsche n°2 de Neel Jani, Romain Dumas et Marc Lieb s'élancera de la pole position devant la n°1 pilotée par Mark Webber, Brendon Hartley et Timo Bernhard.

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