Toyota : "Si nous nous arrêtions, c'était game over"

Vainqueur des 24 Heures du Mans dimanche, Toyota a réussi à éviter un arrêt au stand de près d'une heure qui aurait tout remis en cause.

Toyota : "Si nous nous arrêtions, c'était game over"

Que s'est-il passé chez Toyota dimanche matin aux 24 Heures du Mans ? C'est la question que tout le monde se posait après le doublé réalisé par la marque au terme de cette 89e édition. L'émotion était palpable chez certains membres de l'équipe, décrochant pourtant là son quatrième succès consécutif dans la Sarthe. En grande partie en raison des obstacles finalement contournés par les techniciens du clan japonais, alors que tout aurait pu visiblement mal tourner.

Les relais de plus en plus courts de la Toyota #8 dans la matinée avaient éveillé les soupçons, et il en fut de même lorsque la Toyota #7 se mit, un temps, à faire de même. Après avoir dans un premier temps révélé l'existence d'un "problème de pression d'alimentation en essence", le directeur technique Pascal Vasselon a précisé l'ampleur de ce souci lié au réservoir, et qui aurait pu selon lui mettre fin à tous les espoirs de victoire.

On se souvient qu'aux 6 Heures de Monza le mois dernier, Toyota avait déjà connu des problèmes liés à l'alimentation en carburant. Des "contre-mesures" avaient été mis en place dès la Journée Test, rendant l'équipe plus confiante, mais elles n'ont donc pas suffi.

"C'était un problème similaire à celui de Monza, mais à Monza nous ne pouvions pas le résoudre", explique Pascal Vasselon. "Beaucoup de gens dans l'équipe ont été très créatifs pour régler le problème. La grosse différence cette fois-ci, c'est que nous avons trouvé un moyen de le contourner sans nous arrêter une heure dans le garage, ce qui aurait été un coup d'arrêt. Nous savions que si nous nous arrêtions, c'était game over pour la victoire, et c'est pour cela que nous avons tout fait pour ne pas en arriver là."

En piste, lorsque le problème s'est présenté, il empêchait les GR010 Hybrid d'exploiter la totalité du plein de carburant. À Monza, la Toyota #8 avait été rentrée dans son box et l'équipe avait changé le collecteur de carburant tout en incorporant un filtre dans le réservoir. Cela faisait suite à une contamination du carburant liée à la manière dont il était exploité, et non à son fournisseur, TotalEnergies.

Faire de même au Mans "aurait pris au moins 45 minutes" selon Pascal Vasselon. Et les deux Hypercars ne disposaient pas d'une telle marge sur la concurrence. "Nous devons examiner tout ça plus en détail pour en avoir une vision plus claire", conclut le Français, qui ne s'est pas épanché sur les solutions utilisées ce week-end et qui ont permis d'éviter de s'arrêter si longtemps au stand. Les pilotes ont confirmé qu'ils avaient eu beaucoup de manipulations à faire au volant, Pascal Vasselon admettant qu'ils devaient changer de mode entre les virages et les phases d'accélération pour économiser du carburant.

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